L’Astrologie que je pratique

“Le but de l’Astrologie, c’est de spiritualiser la matière, de donner du sens.

“Voici l’astrologie telle que la concevais Dane  Rudhyar : “Je crois… dans une astrologie de la transformation. Mon approche est orientée sur la possibilité de développer en chaque personne un enthousiasme constant à se transformer soi-même et à s’affranchir des motifs socioculturels du passé. Sur la croyance qu’il existe de manière latente en chaque homme et femme le pouvoir d’être plus grand qu’il n’est, plus créatif, plus libre, et pourtant plus profondément engagé au processus de transformation du monde, je maintiens que chaque personne est un “être céleste” si seulement il acquiert la force et le courage de tenir par la vérité de son être, et parvient à tenir sa place et remplir sa fonction sur cette terre en suivant les “instructions”  que révèle le ciel.”

Notre thème dit sur nous, des choses que nous ne savons pas, non pas sur notre avenir mais sur le sens de notre vie. L’Astrologie ne fige pas une fois pour toute des données, qui seraient le reflet de comportements et de traits de caractère complètement formatés. Dans l’approche psychologique et spirituelle particulièrement développée en astrologie humaniste, ce qui est mis au cœur de la recherche n’est pas l’événement et surtout pas la prédiction, mais plutôt la manière dont celui-ci est vécu, ce qui devient important n’est pas la nature de la chose vécue, mais les répercussions qu’elle engendre en nous.

Apprendre l’astrologie, c’est comprendre le sens des crises que nous
traversons, afin de se soulager des conséquences qu’elles engendrent,
c’est aussi optimiser nos bons moments. “L’astrologie est une science du karma. Dans un thème tout peut être considéré comme karmique”. Stephen Arroyo

L’Astrologie est  une Science Humaine, qui procède par analogies et recoupements, déductions, classification, mais en même temps qui peut avoir une dimension aléatoire due au fait que le vivant peut toujours varier.

Pour pratiquer l’Astrologie, on a besoin d’une dose d’intuition et, d’ouverture d’esprit, mais celle-ci ne peut remplacer un savoir technique de la connaissance astronomique car nous ne sommes pas dans la voyance, mais dans l’interprétation de cycles, sur lesquels sont articulés des théories.

La psychologie de Jung, et du groupe de chercheurs en psychologie de Palo Alto a profondément modifiée l’interprétation de l’astrologie et, permet d’expliquer que deux thèmes “identiques” puissent nous montrer deux individus assez différents avec l’apport de la psychologie transpersonnelle et cognitive, et toutes les recherches de cette période.

L’astrologie humaniste de Dane Rudhyar – Daniel Chenneviére, Français  qui immigra aux États-Unis en 1916 – est l’enseignement que la plupart des astrologues internationaux reçoivent actuellement.  L’Astrologie s’est également enrichie des recherches  des psycho-généalogistes chercheurs en transgénérationnel, comme Anne Ancelin Schutzenberger, Sellam, Athias, etc.

L’astrologie peut donc servir de base au développement personnel. Nous ne disons plus “les planètes me font ceci ou cela”, MAIS nous savons que nous venons au monde au moment où quelque chose était déjà en marche, et que nous arrivons, comme un cheveu dans une soupe qui bout depuis longtemps. Nous montons dans “un tramway nommé Désir”.

Nous apportons nos gènes, les histoires de notre lignée, et elle est longue. Ceux qui font de la généalogie savent bien qu’ils sont le résultat heureux (au moins un certain temps) de dizaines de couples qui ont survécu pour leur permettre d’être là.

Ce qu’on voit ci-dessous, est l’amphithéâtre d’Anatomie de l’Université de Padoue en Italie, le premier du genre. Il fut créé en 1574  alors que la vivisection était interdite par l’inquisition : les cadavres étaient dissimulés grâce à une trappe secrète en cas d’ interruption de la séance par  un homme d’église :  j‘ose ici une comparaison avec l’Astrologie : cet amphithéâtre symbolise notre quête, tant par son architecture que par sa destination, puisqu’il ne faut pas avoir peur de gravir l’escalier en spirale de nos vies, afin d’observer les cadavres que notre inconscient dissimule.  Karl Gustave Jung disait “Ce n’est pas en contemplant la lumière que l’on devient lumineux, mais en portant son regard sur sa propre obscurité.” Et, c’est en établissant l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, que l’on accède à la connaissance de soi…

En psychologie on prétend tout résoudre par la notion de complexe, mais en fait on ne se libère pas de soi, de sa part innée, de ses tendances latentes, sans faire un gros travail sur soi.

Tout ce que nous sommes est un composé de ce que nous avons été, chacun de nous ne fait que se rencontrer lui-même, tout ce qui a été construit est contenu dans les opportunités de cette vie, chacun de nous est dirigé vers ses vibrations, les aspects astrologiques correspondant au mieux de notre développement personnel. Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous.

 

 

(extrait de l’introduction du livre, Les vilains petits canards, de Boris Cyrulnik) ;