Technique astro : Crises des signes

Dans son livre  “Le chant de la Résonance” Jean François Berry analyse les signes et leur ombre. Je fais une transcription partielle et un peu libre, pour des raisons de simplification, je vous conseille de le lire : on est dérouté par son approche humoristique, imagée, facile à lire et, si pointue en même temps.  

C’est en abordant les signes avec une analyse de leur problèmes qu’on parle de crises. 

Les signes sont des symboles, non des personnes, un thème est un ensemble de douze signes, et nous avons douze secteurs qui possèdent au moins deux signes mais on prend en considération celui qui ouvre la porte de la maison-secteur qui devient sa propriété. Nous  vivons tous les signes d’une manière ou d’une autre dans un secteur ou plusieurs secteurs de vie.

Bélier : “Il voit venir, il a besoin d’être leader, c’est un éclaireur, et cela demande du courage. Il doit démarrer quelque chose en quittant ses sécurités, c’est là que la crise arrive, il se prend la tête pour quitter une vie qui devient sclérosante. La rupture est violente.

Son niveau transcendant est d’ arriver à passer presque inaperçu, en devenant une nouvelle voie pour les autres. 

Taureau : Chez lui la survie est dans le cou. Il faut faire passer par le col, manger boire, incorporer, et en plus, ce quelque chose au niveau du bas-ventre qui perpétue l’espèce produisant quelques bouches à nourrir. Le Taureau maintient tout cela dans son territoire « c’est à moi ». Ici le leader laisse sa place au producteur. Il faut rendre stable toutes les idées qui traversent la tête pour assurer sa sécurité. Il aime la paix mais pour se protéger bâtit des murailles autour de lui pour qu’on ne lui prenne ni ses idées, ni ses biens. Il a horreur des friches.

La crise vient de l’attachement matérialiste et sensuel que le Taureau entretient avec ce qu’il possède. Apprendre à quitter l’attachement aux liens du sang, au territoire, ne plus en dépendre, quitter la situation de pendu, ligoté au cou des ancêtres et des meubles, arriver au non-attachement. 

Gémeaux : C’est un coordinateur, un commerçant né, plus intéressé par le jeu de la communication que par le gain. C’est un touche-à-tout émerveillé. Pour lui tout  baigne. Taxé de superficialité et de joyeuse insouciance, d’intellectualisme, il se justifie nerveusement. Il nie ses contradictions évidentes par des pirouettes.

Sa plus grande crise est de comprendre qu’il a un caractère d’éternel ado, de se remettre en cause sur le plan des sentiments, de voir son attitude blessante. La deuxième  étape peut correspondre à une recherche de contact avec une parole perdue et un désir de pouvoir dire ce qui était tu, avoir une honnêteté intellectuelle, sans se croire supérieurAvec lui, il s’agit du “et, et”, la puissance du trait d’union, et pas du tout du “ou”; 

Cancer : La survie de ce signe est symbolisée par la grotte primitive, elle-même représentative du ventre maternel… Nous sommes au niveau de l’intégration. Sa survie personnelle à ce stade dépend de celle du clan, ce qui suscite un mouvement de repli sur soi formateur. Le repli devient une défense des valeurs familiales.

Le signe du Cancer est la porte de l’inconscient ( dans son texte JFB a mis l’âme), il signe l’appartenance. La notion de patrie, de nation, de milieu familial va remplacer la grotte, mais le processus est le même, identification totale au cercle familial protecteur et à tous les cercles. Fonder un foyer est essentiel pour lui. (Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, et sa santé en est affecté grandement).

Lion : Le leader Bélier est devenu le roi Lion.  La guerre du feu est devenue l’expression du feu, être ce feu. Le problème majeur est de conserver son rôle car il est le totem du clan. Le Lion exprime le désir de devenir une personnalité forte et admirée, quelqu’un qui se distingue par son charisme, son aura, tout cela dans les limites du royaume. Pour le Lion social,   assumer (et assurer) sa descendance et la conservation de sa couronne sont des occupations importantes. Le besoin d’être reconnu est primordial. Dans ses crispations, le Lion peut devenir autocrate, dictateur, animé par la soif de pouvoir.  Il ne veut pas finir comme le vieux cerf, lorsqu’il doit céder sa place. Le problème est de conserver sa force comme dans la vie sauvage, être le centre procréateur.

Le besoin d’affirmation doit laisser la place à un rayonnement personnel et à une estime de soi nouvelle. Il doit se reconnaître, avec le danger d’une profonde dévalorisation ou une surestime passagère, telle est la crise du Lion. Exposer ses œuvres est toujours d’actualité mais il faut faire parler son talent, son style, son unicité, laisser les fausses modesties, et rester connecté à son enfant intérieur sinon l’infantilisme est grand (se plaindre, tout ramener à soi). Le niveau transcendant est la simplicité.

Vierge : La domestication et le contrôle de la nature. On est dans la transition fondamentale, après le Bélier. La Vierge symbolise une crise de transition difficile, le doute et l’autocritique, le stress, la peur de mal faire, un zeste de culpabilité, une lutte entre une dévalorisation personnelle et la revalorisation, et pour finir, les complexes. Crise de séparation, de rupture avec un milieu sécurisant, nous devons nous séparer des valeurs du clan.

C’est le premier cri d’une crise d’amélioration de soi (la coupure du cordon c’est le signe du Cancer, le cri primal). Accepter ce que nous sommes grâce quelquefois à une technique, répétition de «gammes » (PNL, sophrologie, yoga, etc) qui permettent d’accéder à un autre plan. La Vierge devient guérisseuse : sa repolarisation personnelle est sa récolte, issue d’un travail personnel.

Son tao : être juste envers soi et le monde, être tolérante, cette justice n’est pas une justice à rendre, ne pas faire porter aux autres ce qui ne leur revient pas, l’art aussi de dire non. 

Balance : ici la culture commence, la vie relationnelle aussi, le besoin de satisfaire les besoins élémentaires à été satisfait par la technique de la Vierge. Elle a besoin de se sentir à sa place, avec une place définie dans le clan. Les liens se tissent par la culture. Vivre ensemble va exiger un certain nombre de règles. Le lien se constitue sur la bienséance, les standards. La Balance est une harmonisatrice. Le nom devient porteur de valeurs.

La crise de la Balance : surtout pas de conflits ! Elle dit oui alors que le cœur dit non, mais le respect de l’autre va de paire avec le respect de soi. 

Au niveau transpersonnel, un don de partage qui se donne sans partage, la sérénité dans l’amour.

Scorpion : Sa survie dépend essentiellement de sa capacité à se régénérer «tel le serpent dans sa mue annuelle». Les alliances engendrent des rituels qui cimentent des liens puissants et dynamisent le pouvoir des groupes : naissances, mariages sont des temps forts. Le groupe a besoin à ce stade d’expériences vécues en commun : la société moderne n’a rien changé, la sexualité, la mort et le pouvoir sont toujours numéro un des rituels sociaux qui appartient au manager.  La volonté de réussite est intense. L’expérience de la fusion émotionnelle est chez ce signe similaire à la fusion de l’acier, liquide de feu avant de devenir dur comme le fer : possession maladive à l’égard de l’autre, des autres, obsessions. 

Sortir de l’identification est primordial, le changement par rapport à l’expérience de la mort, ne pas se laisser emporter par les émotions, pour arriver à la non-identification-émotionnelle. La mue psychologique est une mutation où il faut apprendre à mourir pour renaître… sur le plan spirituel.”

A ce niveau je donne un peu plus d’explications, car certains ne voient pas l’aspect clan du Scorpion, obnubilés par le sens de la maison VIII attribué à l’argent, le sexe, la mort. En fait, dans l’axe II/VIII, Taureau-Scorpion, il y a les mêmes préoccupations, à savoir que le lieu des fruits du couple se faisant en VIII, les rituels importants s’y trouvent aussi, il y a les mêmes enjeux de jouissance, de possession, de procréation, mais de ce côté du zodiaque ils sont avec les autres, mais pas tous les autres, ceux du  clan (le clan dépasse la notion de famille, notion d’appartenir à). Il y a en plus dans le Scorpion une notion de sacré, même si c’est dans la fornication (l’enfer), si l’on pousse le paradoxe.

Sagittaire : C’est le feu de la découverte et de l’extension, l’aventure. Les besoins changent constamment. Entraîneur né, rassembleur d’hommes, âme de missionnaire, veut montrer la voie. Il supportera mal qu’on le raille ou qu’on lui donne mauvaise conscience, il a un besoin d’épanouissement social de bon bourgeois : « il n’a de leçons à recevoir de personne ».

La crise survient lorsqu’il y a une perte de sens, il découvre la puissance du dogmatisme douteux qui pouvait l’habiter : les paroles fanatiques tapies dans son cerveau. La crise du Sagittaire est comme un chemin de croix qui le conduit sur le chemin du compagnonnage où retrouver de nouveaux camarades . Il retrouve sa visualisation créatrice qui le protège.  

Capricorne : Sa survie dépend d’une stratégie de défense, basée sur une économie de moyen. On cherche le meilleur abri, la meilleure position pour contrer les aléas du temps, prouver sa résistance physique. La tribu est organisée, elle peut traverser le temps, comme une ruche. C’est un architecte, un maître d’œuvre, un administrateur. 

La crise de confiance en soi l’attend  au détour de son chemin d’individuation, s’il écoute la petite voix intérieure qui lui demande de se structurer avant de structurer le monde, de  découvrir l’ordre à l’intérieur de lui-même, gravir les montagnes de l’inconscient avec à sa droite Jules César et à sa gauche Jésus Christ, comprendre qu’il faut rendre à César ce qui est à César et, que le royaume des cieux est en lui, ne plus s’abriter derrière des titres et des compétences sociales. Les gens le suivent parce que derrière son activité humaine, à travers elle, ils rencontrent un pilier solide. Il est le maître spirituel qui connecte ciel et terre, sans discours, sans disciples. 

Verseau : Sa survie dépend de sa capacité à trouver les clés (la clé c’est Chiron là où elle se trouve) des chaines qui lui entravent les chevilles, toutes formes d’incarcération que la vie lui impose. (mémoires de bagnes, d’esclavagisme). Il est  tourné vers l’univers, les espaces sans frontières, aime le ciel, et la communauté des hommes, solidarité et fraternité. Son corps est une ligne de haute tension. La crise touche une trop grande identification à ses idéaux qui peuvent le rendre fanatique. Se réformer demande un arrêt sur image : refaire le monde, mais refaire son monde en même temps, s’impliquer dans sa vie personnelle. 

Au niveau transpersonnel, c’est un serviteur de l’humanité qui déplace des montagnes de foi, en paraissant immatériel. Réformateur, il veut réécrire la société en humaniste. C’est un libérateur.

Poissons : La survie de ce signe passe par sa capacité à savoir négocier toutes les formes de désintégration. Le clan peut se retrouver dans les pires difficultés. Tout comme la Vierge, le Poissons ne perd pas pied. Son signe est le lieu d’une transition, mais c’est la fin de l’épopée. Exils, migrations, ou obligation à quitter de vieux habits, un pont qui se construit entre un ancien et un nouveau monde.

Sa force est d’avoir la capacité à marcher sur les ruines du passé, pour atteindre l’autre rive. Il se laisse porter ou se noie dans la masse, ou il cherche à colmater les brèches en devenant médecin, sauveur, accoucheur, psychanalyste, prêtre sans chapelle.La crise, c’est qu’il peut rester toute sa vie sous le pont de la transition, il faut quitter l’état d’éponge qui l’absorbe pour être dans l’amour-sagesse. A travers son activité, il peut accepter de porter quelque fardeau de l’humanité sans jouer au sauveur”.

 

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