Variations sur Jupiter : exemple E. Macron

Je vous donne ici les interprétations de plusieurs astrologues. Je ne mettrais pas en avant une analyse de Jupiter, qui est une planète dont la réputation favorable est quelquefois controversée, depuis qu’on a réhabilité Saturne.

Jupiter est un monstre, une grosse planète gazeuse, sa mythologie est capitale (voir article précédent), mais  ici je vais essayer de mettre en valeur des idées plus originales, moins diffusées dans une astrologie qui aime les contes de fées.

Patrick Gianni, astrologue écrit,  Jupiter représente notre potentiel d’expansion, de croissance. Là où est situé Jupiter dans notre thème (en signe mais surtout en maison) réside nos plus grandes chances de réussite. C’est pourquoi cette planète est en rapport avec notre enthousiasme, notre propension à voir les choses de façon positive. Utilisée de façon négative, son énergie prédispose aux esclandres, aux débordements, à la démesure. En effet, la plus basse expression de cette fonction planétaire est l’excès… il est important de tenir compte de cette fonction négative de Jupiter, lequel a trop souvent eu auprès du grand public une réputation de « Grand Bénéfique ». Jupiter est synonyme de joie, de jovialité… Alors que Saturne limite, Jupiter déploie, alors que Saturne interdit, Jupiter permet, alors que Saturne rétrécit, Jupiter propage. Alors que Saturne attriste, Jupiter égaie, alors que Saturne pèse, Jupiter allège. La plus haute expression de Jupiter en nous-mêmes, est l’enthousiasme et la générosité… Une fois le transit passé, (sur nos planètes et dans la maison) il est bon de se rappeler ce que l’on a vécu, et surtout l’état d’esprit dans lequel nous étions. Car nous pouvons conserver cet enthousiasme en nous, c’est une question de volonté…et de générosité (Dans “Les trois dimensions de votre thème astral”). Voyez comment la conjonction de Soleil Jupiter propage les mouvements de contestation (voir thème).

P. Granger, psychanalyste et astrologue écrit. “Rappelons que Jupiter est l’ambassadeur de l’ailleurs, tout ce qui est d’ordre jupitérien concerne cet “ailleurs”; le déplacement, mécanisme de défense bien utile qui nous permet d’aller porter ailleurs certains conflits qui sont invivables, là où ils se produisent.

Jupiter est essentiel dans la problématique œdipienne, parce qu’il est cette fonction, par laquelle tout natif va pouvoir porter ailleurs les fantasmes incestueux, qu’il destine à son parent de sexe opposé. C’est là une fonction très importante dans la structure psychique du sujet qui, à l’époque œdipienne, se dit “je suis amoureux de maman, je vais faire le deuil de cet amour pour apprendre à aimer d’autres femmes…C’est à travers ce processus de déplacement que le sujet va pouvoir atteindre, la loi fondatrice, son surmoi, représenté par Saturne.

Jupiter représente cette position de passage, d’élaboration qui permet de faire passer de la problématique œdipienne à “l’ailleurs structurant, différenciateur, qui concerne la loi et de ce fait le surmoi, d’où la notion d’assimilation, d’intégration (qui se fait dans la maison IV).”

Sur le plan de la symbolique médicale, l’assimilation fait penser que Jupiter est le gérant du foie…et de la foi.”

Irène Andrieu , astrologue, psychothérapeute, écrit dans “Planètes d’ombre et de lumière” :

Justice et injustice ce sont les maitres mots des jupitériens qui fixent leur propre codes et règles sociales, et les imposent aux autres.

Or rien n’est plus contesté, contestable que ce mot de justice dans son contexte humain :

Qu’est-ce que ce dieu qui donne argent, conjoints fidèles, prospérité dans le foyer, pouvoir terrestre à ceux qui le révèrent, et, qui massacre, foudroie, renvoie au néant ceux qui le contestent et veulent s’égaler à lui ?

Lorsqu’un escroc ou un arriviste, négligeant tout respect des autres et de leur bien, cède à sa mégalomanie, il est victime de la loi de Jupiter, lorsqu’une personne habitée par des idées de grandeur, méprise totalement le monde dans lequel elle est née et, refuse d’y tenir sa place et de jouer son rôle, son échec social est la sanction jupitérienne.

Jupiter ne peut être détrôné, mais il passe des contrats, des alliances avec les mortels. Il gère le pouvoir et l’argent. A nous de savoir le gérer justement … A chacun de ne pas trahir sa foi, sa droiture, sa vérité, même si l’autre doit trahir et dénoncer tous ses engagements…

Un contrat est toujours jupitérien. Rien ne justifie de manquer à sa parole.

La justice jupitérienne va plus loin puisqu’elle sanctionne non seulement les faits (chocs en retour du karma) mais surtout les intentions cachées derrière les choix… Chacun doit connaitre les buts qu’il recherche…

Un jupitérien harmonique dominant se fait, le plus souvent, une vocation de former de jeunes âmes, à devenir des hommes.

Dans la constellation familiale, Jupiter répond à plusieurs images de collatéraux : le parrain, l’oncle (et par extension le beau-père, ou le parent adoptif), et l’instructeur.

Jupiter est significatif de la position sociale qu’occupera la personne selon son dharma : la position en maison indiquera où sera son meilleur territoire d’expression et, sa plus haute dimension possible, selon le principe d’expansion.

La sagesse de Jupiter revient à nous interroger sur le sens de la justice intrinsèque du dharma. Le jupitérien conscient du dharma développe la sérénité face à l’acceptation de ce qui est. Nul désir de pouvoir, puisqu’il sait qu’il n’en a aucun, sinon éventuellement sur lui-même…

La sagesse de Jupiter fait éclater les cadres étroits de l’espace personnel, au profit d’une vision de plus en plus large, des destinées de l’homme sur la terre.

Là où je suis, se demande le jupitérien en voie d’évolution, qu’ai-je à apprendre du sens de la vie, du rôle de chacun, des raisons pour lesquels j’ai été attiré par telle ou telle personne ?

Qu-a-t-il à m’apporter dans l’expérience du moi ?

Le chemin passe obligatoirement par Mercure. Aussi longtemps que nous prêterons un pouvoir d’action à qui que ce soit dans notre vie, ou sur notre destin nous ferons le jeu du mental, qui cherche des boucs émissaires pour s’activer encore et encore, et nous ne laisserons pas la place à l’attribut de Jupiter  “l’œil qui sait”, qui ne juge pas et reconnait la loi en tout…Nous ne cherchons plus de rôle de représentation. Nous cessons de jouer les apprentis sorciers du pouvoir…

Le jupitérien rétrograde présente une facette complétement différente: il a tendance à s’adresser aux asociaux, ses ex-semblables. Les effets karmiques apparaissent dans les répercussions sociales et sur le terrain relationnel : nulle contrat, nulle alliance n’est passée par hasard.

Aucune planète, plus que Jupiter nous renvoie de façon implacable, l’image de ce que nous étions, des relations que nous avons établies avec les autres : “Dis-moi qui tu fréquentes, avec qui tu t’engages, je pourrais te dire qui tu étais, donc qui tu es”, semble dire Jupiter rétrograde.

Le jupitérien rétrograde a une mentalité de coucou. Il vit de promesses et d’engagements moraux et se garde bien de demander et de proposer un contrat … Une place n’est jamais bonne, il la laisse, la quitte sans bruit ou indigné. Il attire les plutoniens qui savent tirer parti de cette indétermination des situations. Ce sont les meilleurs partenaires /adversaires, pour entretenir, la répétition des conflits d’intérêts non fixés, et les situations larvées, dans lesquelles les rapports dominant à l’argent ne doivent jamais apparaître comme le moteur des situations. Il y a incapacité à tenir ses promesses, une ignorance totale des besoins réels des autres, du sens de l’échange juste, dans une juste distance relationnelle.

Il vit dans une bonne foi totale la dissonance accentuée du sens de son signe dominant, le Sagittaire.

La leçon de la planète rétrograde est si répétitive, qu’elle en est claire : il n’y aura pas d’argent facilement gagné, il n’y aura pas d’études prestigieuses ou elles ne serviront à rien, il faudra prouver son mérite et sa probité pour chaque sou gagné et, c’est le plus souvent l’environnement qui le dépensera. La destinée n’est guère favorable à ce Jupiter dissonant, elle lui fait payer cher, le plus souvent à travers ses enfants…Quand Jupiter direct devient rétrograde en cours de vie, la roue tourne nettement. C’est parfois spectaculaire. Vous étiez riche, vous voilà pauvre. Il semble que cette rétrogradation en cours de vie soit une bon moyen d’apprendre à vivre en équilibre, à trouver sa place en soi-même plutôt que dans le monde extérieur,   favoriser le développement intérieur, définir sa position en termes d’action juste plutôt qu’en termes de sécurité matérielle ou psychologique. Trouver sa juste place, est un pari vital.”

Sur le plan biologique/spirituel Jupiter est le : “Gouverneur du corps éthérique, qui gère les échanges avec l’espace, son siège est l’épiphyse ou glande pinéale, c’est le rayonnement violet.

Au niveau de la santé, un transit de Jupiter n’est pas toujours  favorable. on va voir que Jupiter n’est pas toujours rangée dans les planètes protectrices :

Jupiter régit les artères, de ce fait, on voit lorsqu’on fait un thème de disparition, la planète se trouve  souvent en transit angulaire  (la circulation du sang accentuée se trouve bloquée), au même titre que Saturne, tandis que Pluton – maitre de la maison VIII – qui avance bien plus lentement n’est  pas significatif, au contraire, il peut être angulaire dans les thèmes de naissance.

“Le foie étant l’organe le plus volumineux il est régit par Jupiter, qui régit la cirrhose , dont l’origine n’est pas toujours alcoolique”. On a souvent aussi des aspects de Neptune, dans une configuration difficile.

“Les accidents concernant le squelette sont liées à la présence de Saturne en signe, avec présence en transit d’Uranus, Jupiter ou Mars. On voit ici que Jupiter est mis sur le même pied que Mars et Uranus. D’autre part, le soleil régissant le cœur, Jupiter les artères,  un transit d’Uranus à Jupiter ou au Soleil dans un ensemble difficile et, selon l’âge, peut entrainer un infarctus du myocarde.”

“Sur le plan psychologique, la planète Jupiter est clairement signifiée dans les comportements de paranoïa. On la découvre dans les indices d’incapacité sociale congénitale. Associée à des aspects dissonants de Pluton et de Saturne, elle est omniprésente dans les cas ce maniaco dépression. “ d’après l’ Astrologie médicale d’Irène Andrieu.”

Enfin, autre image de Jupiter,  celle de Marduk dieu de Babylone : Marduk était associé à la planète Jupiter, qui était l’objet  de représentations géométriques afin de pouvoir calculer sa trajectoire. Il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor Ier, souverain de Babylone de 1125 environ à 1104 av.J.-C (Macédoine).

Au terme d’une longue guerre, le jeune dieu Marduk décapite la mère des dieux Tiamat, incarnation de la Déesse du Chaos primordial et des mers : de son torse et sa tête, il crée les cieux, de ses jambes et membres inférieurs il créa la terre. De Tiamat naît l’eau venue en nuages et ses larmes deviennent la source du Tigre et l’Euphrate. Kingu, fils de Tiamat ainsi que son mari, périt lui aussi, et de son sang, Marduk crée les premiers hommes. Marduk siégeait à Babylone dans son sanctuaire l’Esagil « le temple au pinacle surélevé », auquel était adjoint la ziggourat Etemenanki, passée à la postérité comme la Tour de Babel. 

* On nomme manie, en psychiatrie , un état d’excitation intellectuelle et physique avec exaltation de l’humeur et euphorie anormale. L’alternance chronique de ces phases d’excitation et de dépression est une forme exacerbée de la cyclothymie nommée psychose maniacodépressive.

 

Pour guérir il faut être acteur de sa guérison

homme de vitruve 2Bien des personnes n’acceptent pas la somatisation comme une manifestation sérieuse d’une crise existentielle.  La maladie est, ce que l’organisme a trouvé de mieux pour exprimer ce qu’il ne sait pas dire par des mots, on en a donc fait un jeu de mots : la maladie, c’est le mal qui parle dans notre corps pour nous signaler ce qui ne va pas, on a dit qu’il fallait soigner les maux par les mots. Une fois qu’on a fait rire les sceptiques, voilà ce qui se passe, nous dit Eric Tognoni – psychanalyste, Site : “Au cœur du sens”

La somatisation est le moyen mis en œuvre par l’organisme pour se protéger de trop grandes tensions psychiques.

Déchiffrer le mécanisme de la somatisation oblige à cesser de vouloir compartimenter l’individu, de le diviser en tranches comme si l’on soignait que des éléments indépendants, séparés de la considération de l’ensemble. Et malgré les progrès d’une médecine toujours plus performante dans ses applications techniques, la somatisation et son cortège de symptômes reste un des aspects les plus fréquents concernant les plaintes observées en consultations de médecine générale.

Que dire alors des manifestations corporelles (comme des crises de panique) qui accompagnent le vécu des patients au cours des séances de psychothérapie ?

Par conséquent, l’absolue nécessité d’envisager une approche globale montre une passerelle entre les différents niveaux de fonctionnement d’une personne, lorsque les maux du corps retentissent sur les blessures de l’âme.

Comment ça marche ? Le mécanisme est subtil et reflète la complexité de l’Être.

En principe, l’état d’équilibre de notre corps obéit aux lois de la physique et de la chimie, tout comme notre psychisme est sous l’emprise de forces conscientes et inconscientes. La régulation harmonieuse de ses forces génère des sensations de bien-être et un sentiment de faire face aux événements de la vie. Pour nombre d’entre nous, cette perception est le fruit d’une adaptation permanente des tensions courantes qui sont ressenties entre notre vie intérieure et les fluctuations de la vie extérieure.

En cas de perturbations trop importantes les angoisses et les tensions deviennent trop fortes et dérèglent la stabilité mentale qui se trouve alors en danger. La conscience, prise en défaut d’acceptation refuse et, refoule l’énergie de la menace dans l’inconscient. Les forces internes se bouleversent et, l’équilibre du fonctionnement de l’appareil psychique est rompu. Comme de toute façon l’énergie de la tension doit forcément s’exprimer, elle produit un symptôme qui apparaît sous la forme d’une manifestation corporelle. C’est le processus de somatisation*.

Enummèrer toutes les formes de somatisation serait fastidieux tant chaque individu réagit aux événements de la vie d’une façon qui lui est spécifique. Cependant, les troubles somatiques concernent habituellement la physiologie des systèmes cutané, articulaire, gastrique, neurologique et sexuel.

Par exemple : l’association de douleurs atypiques localisées aux niveaux du dos, des articulations, de la tête…, l’existence de nausées, de vomissements, de diarrhées, tous les troubles  sur le plan sexuel.

D’autres manifestations apparemment neurologiques peuvent signifier une somatisation  la « boule dans la gorge » ou « le nœud » à l’estomac, la perte de la sensibilité tactile, des hallucinations, une amnésie. Le psoriasis et l’eczéma sont aussi le reflet somatique de troubles anxieux qui se dévoilent au niveau de la peau.

Dans le meilleur des cas, la somatisation se manifeste sous des aspects bénins et réversibles, les symptômes revenant souvent avec la même forme : crises d’asthme, hypertension, coliques et, douleurs…

Par la suite, l’évolution vers une chronicité se fait conjointement avec l’affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme. C’est la porte ouverte à l’installation de maladies psychosomatiques souvent graves de part leur irréversibilité, comme les maladies auto-immunes et les maladies cancéreuses dont l’évolution peut conduire jusqu’à la mort. Comment repérer la somatisation ?

Cette sinistre progression peut s’éviter dès que l’on s’applique à porter une attention aiguë aux symptômes. Pour cela, il faut dans un premier temps savoir s’écouter et s’arrêter. Il n’est pas question ici d’encourager quelconque forme de nombrilisme ou de légitimer l’hypocondrie, mais plutôt de développer une conscience corporelle qui aura pour but de se laisser guider vers la présence d’un conflit qui se joue en arrière plan dans la profondeur de l’inconscient.

L’objectif ambitionne le rétablissement de l’équilibre entre le mental et le ressenti corporel. Mais le chemin est long et sinueux. En effet, énormément de personnes se sentent « coupées » de leurs sensations, révélant leurs présences que lors de l’apparition de la douleur. Il est bien souvent trop tard. Le processus de somatisation est déjà en route. Faire attention à ses sensations est accessible et, le message spécifique qu’elles nous adressent vaut largement le fait d’être entendu. Il faut donc commencer par nous mettre sur « pause », sentir et ressentir

C’est établi, le corps a la capacité d’exprimer à grands « cris » la souffrance psychique. Les symptômes signent alors un langage symbolique bien spécifique qui conduit inexorablement à la rencontre des émotions et des sentiments refoulés. Son décryptage mène vers une conscience claire et lucide des conflits inconscients. A charge pour chacun, avec l’aide d’un thérapeute si nécessaire, de déterminer le sens et d’y remédier.

Aussi, comprendre la somatisation est d’un intérêt majeur : libérer l’énergie du conflit comme le ferait une soupape pour permettre à nouveau l’équilibre. L’enjeu d’un retour à la stabilité du fonctionnement du psychisme est à ce prix.

Voici quelques exemples significatifs relevés lors de psychothérapies que j’ai pu menées. Viviane me consulte pour une sensation d’étouffement associée à une boule permanente dans la gorge (symptôme corporel)…Chez cette femme de 32 ans, les symptômes manifestent la souffrance d’une naissance difficile avec étranglement par le cordon ombilical, (conflit psychique inconscient). Pascale 41 ans, souffre d’une maladie rhumatismale généralisée associée à une dépression existentielle (symptôme corporel). Un lourd secret de famille concernant les circonstances dramatiques du décès d’un enfant, traduisait une énergie destructrice contre elle-même et exprimée par le processus inflammatoire (conflit psychique inconscient). Les psychothérapies menées ont permis d’améliorer considérablement l’état des ces patients.

S’occuper de guérir uniquement le symptôme sans s’attacher à la cause diffère la souffrance. Par conséquent, le traitement de la somatisation impose une démarche profonde et globale. L’association d’une psychothérapie analytique à la dimension psycho-corporelle est souvent très efficace.

Le thérapeute considère l’histoire du patient tout en travaillant les lieux du corps où se manifestent les douleurs et les tensions. Ici, le « toucher » prend toute sa place et permet l’éveil des émotions et des sensations. Le but étant de donner au patient la possibilité de dire son ressenti afin de conscientiser les résistances internes.

Une autre approche thérapeutique concerne la pratique de séances de sophrologie et la relaxation : ces méthodes corporelles restaurent l’équilibre psychosomatique. Enfin la mise en situation lors de jeux de rôle favorise la prise de conscience des conflits refoulés.”

 

*”Le trouble de somatisation entre dans la catégorie des troubles somatoformes, c’est-à-dire caractérisés par des symptômes physiques dont l’origine est mentale. Également appelé syndrome de Briquet, le trouble de somatisation correspond généralement à des atteintes physiques provoquant des plaintes douloureuses d’ordre sexuel, neurologique ou intestinal.

Généralement, les individus atteints par ce type de troubles consultent régulièrement le corps médical afin de trouver un traitement. Ils peuvent également présenter des difficultés sociales voire professionnelles. La pratique d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) reste le traitement le plus adapté pour enrayer un trouble de somatisation.

Il arrive que les patients entraînent l’institution médicale dans leur pathologie, et pour certains, qu’ils y réussissent et amènent l’institution à fonctionner en retour dans le passage à l’acte : Nous prendrons comme exemple de passage à l’acte médical la création récente de deux syndromes : la fibromyalgie et le S F C (syndrome de fatigue chronique). Ils se recoupent de telle manière qu’il est parfois difficile de les distinguer.

Ils sont ainsi décrits : des douleurs diffuses, sans cause trouvée, la fatigue,  des troubles du sommeil, la tristesse, l’anxiété. Dans le cas de la fibromyalgie, l’accent est mis sur les douleurs, tandis que pour le Syndrome de la Fatigue Chronique, c’est la fatigue qui est au premier plan.

« La dépression peut souvent provoquer des douleurs et de la fatigue. Ainsi, la fibromyalgie a-t-elle été souvent diagnostiquée, à tort, comme dépression. Pendant des années il n’y avait aucune évidence d’anomalie physique dans les cas de fibromyalgie et, certains médecins en avaient conclu que les symptômes avaient une cause psychologique. De plus, certains tests psychologiques ont interprété les douleurs et la fatigue propres à la fibromyalgie comme signes de dépression plutôt que signes d’une maladie physique.»

Les éléments, mettent en évidence les causes d’un refus de la dépression  :que la demande se situe dans le champ du somatique, nous en avons l’habitude, mais ici ces défenses sont encouragées et renforcées par ce que j’appellerais le passage à l’acte médical, à savoir le déni du psychisme et, le recours au corps réel comme mécanisme de défense contre la peur…

D’autre part, il s’agit d’une méconnaissance du rôle du symptôme dans l’économie psychique et d’un déni de l’ambivalence par rapport à la « guérison ». Dans ce contexte le patient n’est pas considéré comme sujet dans son histoire et dans une relation thérapeutique, mais objet passif de la médecine.”

En un mot, pour guérir il doit être acteur de sa guérison.