Les planètes rétrogrades dans un thème

L’évaluation des planètes rétrogrades (marquées d’un R) est intéressante pour essayer de connaitre le potentiel et le futur d’un individu, sans préjuger des capacités de ses réactions car il a son libre arbitre, même s’il les vit, sans forcément s’en rendre compte comme une sorte de fatalité, puisqu’il ne connait que cela.

Quand il y en a plusieurs planètes en rétrogradation à la naissance, les astrologues karmiques pensent que ce serait une affaire mal terminée dans le domaine de la planète, lors  d’une vie antérieure (mais on hérite aussi des aspects de ses ancêtres (qu’on a choisi dans la théorie de la réincarnation). Selon la logique que l’on accepte d’adopter comme hypothèse de travail, de toutes façons, on arrive à des résultats semblables.

Quel est l’effet des rétrogradations sur une planète ?

Cela donne des personnes contestaires (indépendamment de la situation d’Uranus dans le théme) malgré l’apparence de réserve, souvent adoptée par celles-ci. La personne bout intérieurement, elle s’ennuie, elle refuse le statu quo, elle a du mal à s’intégrer dans la société, elle passe par des périodes d’isolement, elle cherche à comprendre plus qu’une autre, le Pourquoi et le Comment.

Dans un thème, les planètes rétrogrades sont des défis : c’est le mot qu’on emploie pour dire que c’est plus difficile que si elles étaient directes. Leur énergie est stoppée, on lutte contre une vague qui reflue. Les planètes rétrogrades vous font prendre dans la jeunesse des automatismes que vous aurez du mal à abandonner si le retour au direct se passe dans la seconde partie de la vie.

On vit déjà une opposition d’Uranus à elle-même à 42 ans qui est très dérangeante, ajoutées au cycle de Saturne, mais celui qui est chargé de planètes rétrogrades à du travail à faire sur lui-même, plutôt que de penser que le monde entier est contre lui.

La personne  fait plus d’efforts pour les utiliser : un Mercure rétrograde peut donner des difficultés durant la prime jeunesse, à cause d’un bégaiement ou d’une  dyslexie. C’est un fait maintes fois constaté, même si on peut éviter de généraliser. Mais le probléme est que la “société” s’empare du fait, pour classer ces enfants comme étant sujets à du retard en les stigmatisant (d’où une certaine paranïa, puis une révolte de leur part). C’est donc dés le départ un défi pour eux de prouver qu’ils sont intelligents à leur manière. Comme Mercure est une planète qui finit toujours par revenir directe parce que son cycle est court et bien particulier, on a toujours et, relativement vite, une nette amélioration (un jour dans les éphémérides égal un an).

Je vais prendre comme exemple notre président parce qu’il intrigue beaucoup de monde et qu’il possède plusieurs planètes rétrogrades.

Notre dynamique président est né avec un Mercure rétrograde au moment de la conjonction inférieure (moment particulièrement troublant pour le mental, car Mercure est noyé dans le soleil)*. Dès dix ans il a vu un changement, lorsque Mercure est redevenu direct – Prométhée (innovant) – en général dans la jeunesse cela concerne des déménagements, et/ou divorces des parents, ce qui fait que quelquefois l’enfant va chez les grands parents et se sent perdu, mais plus libre. L’influence n’est pas direct,  cela se passe par ricochet. Une Vénus accouplée à un Mercure retro avec opposition à la lune noire en face – en maison V des enfants-  est aussi le symptôme possible de la disparition d’une sœur possible, or on sait maintenant que ses parents ont perdu une enfant avant sa naissance.

 Vénus  est comme Mercure, son cycle est court mais  quand elle est rétrograde, elle procure des choses compliquées dans le thème d’un monsieur et, des difficultés inhérentes à son ressenti pour vivre en couple dans le thème d’une femme (Brigitte Macron a une Vénus rétrograde, on note qu’elle est conjointe à une nouvelle lune, donc noyée dans le Soleil-thème ci-dessus). Le président a une Vénus directe conjointe à une planète Neptune directe : nul ne contredira que son mariage est un mariage d’amour romantique, avec beaucoup d’idéalisation.

Puis on arrive à Mars, planète extérieure avec un cycle plus long et, on peut passer sa vie avec un Mars rétrograde. Au niveau affectif, au niveau de la libido, au niveau de l’action, c’est difficile, pour une femme c’est même dangereux,  pour un monsieur cela ne veut pas dire qu’il n’a pas femme et enfants, mais c’est un tantinet castrateur, il ne porte pas la culotte. Notre président verra Mars revenir direct pour ses 71 ans, ce qui est bien tard ! Sa maison V est habitée par une lune noire…

Nous voici arrivé à Jupiter, la première planète lente  qui ne revient que tous les douze ans dans le même signe, et qui donne son essor social à un individu.

Chez le président, elle est conjointe à la lune noire, ce qui est déjà une dualité – la lune noire n’a pas d’enfants –  et Jupiter veut des enfants et, elle ne redeviendra directe que pour ses 62 ans. Jupiter sera partie en arrière dans les Gémeaux, sous la maitrise de Mercure redevenu directe en Verseau, mais auparavant Uranus direct, le maitre de son second signe en maison I maitre de la maison II,  sera devenu rétrograde pour ses 60 ans, ce qui fait que son Mercure sera encore sous la dépendance d’une planète rétrograde.*

On se tourne vers Saturne et il faut étudier la relation Jupiter-Saturne dans un thème pour apprécier la capacité à agir pour les autres, avec responsabilité :

Saturne rétrograde donne envie de liberté, fait le refus de l’autorité des autres, rendant un tantinet difficile à vivre. Dans la vie du président, la planète Saturne est tout le temps rétrograde et, c’est dommage parce que c’est le maitre de son ascendant Capricorne.

Une des sources de renseignements pour potentialiser l’avenir est la Lune progressée, car elle fait un degré par mois. Actuellement, le président a la Lune progressée en Balance, entre le 10 février et le 21 juin 2018, elle sera en carré avec Mercure direct Prométhée en Capricorne et, avec Mars rétrograde en Cancer, le Soleil étant en Verseau conjoint à Vénus.

La lune normale et la lune progressée ne disent pas la même chose. L’une dans le natal,indique les besoins, les habitudes, la femme-mère,  en transit  elle signe des instants t qui peuvent être importants ou non dans notre vie. La lune progressée superposée dans le théme natal indique le secteur de vie qui va être sous le feu des projecteurs, durant une période assez longue, puisqu’elle parcourt la maison à raison d’un degré par mois, les signes étant un facteur d’ambiance. Les habitudes ne changeront pas vraiment parce que la lune progressée change de signe, sauf si elle va en Cancer dans son domicile (ou en exaltation dans le Taureau), car cela accentuera les affaires concernant le domaine lunaire.

On peut voir ,ci-contre, le thème natal du président sur lequel on trouve , en rouge , les planètes progressées. Sa lune progressée se situe en ce moment sur Pluton, dans sa maison VIII en domicile de maison, mais elle va avancer d’un degré par mois, elle peut parler ici de la puissance que lui a donné son “contrat” avec la France. Il a également perdu sa grand-mère, durant le passage de la lune en début de secteur VIII, au début de sa campagne.

*”le prométhéé retrograde cherche à se libérer de la nature instinctuelle en s’y opposant avec plus ou moins de violence, il prophétise alors qu’il est encore aveuglé par ce qu’il a découvert. De ce conflit peut naitre une grande réalisation personnelle, il peut s’identifier à un grand symbole ou a une image forte pour laquelle il se battra malgré les pressions extérieures” Rudhyar

J’ai étudié les rétrogradations avec Ch. Drouaillet et le livre de Bill Tierney qui est le meilleur sur le sujet, et  Rudhyar, mais c’est avec Sophia Mason qui a écrit tout ce qu’on peut tirer des progressions que j’ai évolué sur le sujet.

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Entrée du Soleil dans le signe du Scorpion

Le Soleil arrive dans le signe du Scorpion le 23 octobre 17, il y sera tout de suite en compagnie de Jupiter soit environ quatorze jours (puisqu’on peut compter une orbe de 12 à 13 degrés  – le Soleil faisant 56′ par jour). Je fais des thèmes pour Paris, mais comme je ne m’occupe pas des secteurs, suivez seulement les aspects des planètes considérant que la lune qui change de signe tous les deux jours et demi.

Comme je le répète,  tout est symbolique, tout le monde a un Scorpion dans un secteur du thème, tout le monde est  plus ou moins concerné. Je fais une analyse avec des orbes larges, afin d’indiquer des tendances. D’ailleurs selon les thèmes, les effets sont avancés ou reculés, car personne ne reçoit les choses de la même façon, puisque les thèmes sont différents, les milieux différents, les éducations différentes (ça c’est du bon sens).

Quels sont les grands mouvements du mois ?

On débute le mois par les oppositions d’Uranus à Soleil- Jupiter,  ce qui fournit du grain à moudre à nos Scorpions et ascendant Scorpions : changements brusques, envies de dépenses, désir d’organisation (thème 1)

On a ensuite avec des aspects avec Pluton maitre du Scorpion en Capricorne, ce qui nous ramène toujours à la transformation, à la refonte, aux affaires d’argent et de sexe, de politique, de gestion  car le Scorpion symbolise dans le niveau bas la manipulation et le Capricorne, le pouvoir ! Ce n’est pas étonnant, qu’en ce moment éclate le scandale du harcèlement dans les milieux de pouvoir !

Mars arrive en Balance le 23 octobre en même temps que le Soleil arrive en Scorpion,  avec  une opposition Mars-Uranus qui se profile à l’horizon :  à partir de mi novembre ce sera l‘opposition Mars-Uranus -si l’on compte une orbe d’environ 12° – Mars  étant en carré à Pluton (carré finissant le 26 novembre). Comme Uranus en Bélier est maitrisée par Mars (dans un signe de Vénus), cela annonce une demande au niveau d’une justice sociale pour le féminin, pouvant  également produire  des changements au niveau affectif et d’affaires, contrats, argent (l’opposition vraiment exacte, se faisant un mois plus tard le 27 novembre à 25°). Ces aspects qui semblent explosifs peuvent amener des changements positifs, en brisant des maillons trop affaiblis qui seront remplacés par de plus solides.

Dès le 29 octobre, Vénus en Balance se mettra aussi en opposition avec Uranus (voir thème 2) et avec un carré à Pluton en Capricorne ramenant la question financière et affective, qui peut devenir explosive, si rien ne suit.

Mercure à l’arrivée du Soleil en Scorpion le 23 octobre est à 10° du Scorpion (Mercure Epiméthée) en trigone à Neptune rétrograde, idéalisant les relations affectives qui peuvent être soumises à désillusions. Puis le trigone passera, Mercure sera sextile à Pluton les 28 et 29 octobre, donnant une bonne impulsion aux négociations d’argent, et libérant la parole.

A ce moment, Saturne en Sagittaire sera en trigone avec Uranus en Bélier, les trois formant un triangle mineur avec la lune à 25° en Verseau proche du nœud sud, pouvant signer des changements intéressants (thème 2).

Mercure de son côté quittera le Scorpion pour entrer en Sagittaire le 5 novembre en commençant par une opposition avec la Lune en Gémeaux, ce qui ne favorisera pas les négociations, et le commerce. Il vaudra mieux attendre  le 8 novembre où Vénus entrera en Scorpion, lâchant l’opposition et le carré : une période d’une bonne semaine peut-être difficile sera suivie d’une période dont le Scorpion bénificiera.

Cependant  pendant tous le mois , Jupiter en Scorpion est en trigone avec Neptune en Poissons, dictant une conduite de protection par rapport aux sujets déjà cités, 

de même que Saturne à 23° en Sagittaire est en trigone avec Uranus à 26° en Bélier,pouvant pousser des lois qui indiqueront une limitation à certaines dérives, le 11 novembre,

il se formera un grand trigone avec la Lune en Lion conjointe au nœud nord (voir thème 3)

On constate que de très bons aspects se formeront chaque fois que la Lune est au voisinage des nœuds lunaires, ce qui indique des changements karmiques.

Verrons-nous se produire, enfin ces changements ?

Pour plus de détail sur le signe lire :

La belle face cachée du signe du Scorpion

 

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Jupiter et Saturne dans le théme

Jupiter et Saturne sont étudiés ensemble dans le théme car il a été remarqué par les astropsychologues humanistes qu’il vaut mieux avoir un aspect entre les deux. L’énergie de l’une pousse tandis que l’autre retient : il s’établit un équilibre qui est sain. Saturne et Jupiter parle de notre capacité à nous relier avec le monde donc le rôle qu’on a envie d’y jouer, notre vocation, et là on s’intéresse aux planètes Jupiter et Saturne  qui entre en jeu dans la vocation.  C’est un grand mot pour le petit rôle qui nous est parfois dévolu mais quand il s’agit de nous, tout est important.

Lorsqu’on entend vocation, cela ne veut pas forcément dire un métier, une profession, une mission en particulier, mais quelle attitude une personne aura dans tous les jobs, métiers, professions qu’elle sera amener à faire et, quel sera son potentiel personnel par rapport à quelqu’un d’autre, ce qu’elle donnera en plus ou différemment, sa spécificité.

C’est justement ce que tout le monde se demande au sujet du président de la république qui a Saturne rétrograde en VII sextil à Jupiter rétrograde (conjoint lune noire) qui montre qu’il assume ses choix contractuels (en VII), ne se mettant pas de limites. Saturne rétrograde en Vierge à 0° peut faire penser que son Jupiter est plus fort, puisqu’il est en exaltation à 1° en Cancer (amour des enfants), mais comme Jupiter est aussi rétrograde  il y a pour lui obligation de servir, après avoir profiter de ce bel aspect.

 Un Jupiter en eau et un Saturne en terre font une alliance concrète et ces deux planètes sont maitresses de son Soleil Sagittaire.

Comme dans chaque thème, c’est souvent le maitre de l’ascendant et, sa situation en maison et en signe, qui décide, cela renforce Jupiter, maitre du Sagittaire son Soleil. D’autre part, Saturne est à 0° et rétrograde dans le signe précédent, il n’est donc pas stabilisé dans le sextil. C’est une question de progressions, il faut voir si Jupiter ou Saturne sont devenus directs et à quel moment, leur jeu avec la rétrogradation au cours de la vie. Ceci nous montrerait ce qui prend le pas, mais ici ce n’est pas le sujet.

Le 18/19/20 octobre 2017, nous avons l’arrivée de Jupiter en Scorpion. Cela peut libérer des forces souterraines, des envies jamais exprimées, permettre de vivre son ombre, enfin en plein jour (qui n’est pas forcément ni noire ni néfaste, mais juste dérangeante pour nous, dans notre milieu). 

Mais, il faut voir aussi où se trouve Saturne , parce que Saturne, est l’autre facette des forces qui agissent sur notre pouvoir de vivre en bon équilibre. Saturne limite l’exagération de Jupiter qui en fait toujours trop (rétrograde, il passe d’une extrême à l’autre, dans l’hésitation). Actuellement, Jupiter en Scorpion est le maitre de Saturne en Sagittaire ; les planètes sont en sextile dissocié parce que l’une est au début du signe et l’autre à la fin, et les éléments ne sont pas en bonne relation, eau et air s’épuisant, alors que le sextil est une force pour agir concrètement.

“Jupiter, sa fonction c’est  développer, remettre de la confiance, il  met de “l’engrais , mais sans capacité de discrimination, il arrose tout le monde”, il peut devenir un grand maléfique (circulation sanguine accentuée, en cas d’hémorragie), alors que Saturne a pour fonction de structurer, de donner une colonne vertébrale à nos actes, et de limiter les dégâts, donnant la constance dans l’action, la régularité, l’opiniâtreté (il rétrécie les artères, en les durcissant).

“Si Jupiter est croissant par rapport à Saturne, la planète la plus lente : cette personne aura à “porter sa loi” dans ses activités sociales, Qui elle est, son moi,  passant par la peur au début de sa vie. Jupiter, c’est la planète qui nous relie à la société, qui nous permet d’utiliser les expériences sociales pour construire notre identité, notre individualité :” je porte, qui je suis dans le monde, dans la société” Dans le thème natal, on travaille la vocation avec Saturne-Jupiter : ” voila qui je suis, voila ce que je fais ensuite, où je suis appelée à faire quelque chose “.

Au contraire, si l’aspect est décroissant, (ce qui est ici le cas et séparant parce que l’aspect exact est dépassé) “la personne utilise son expérience sociale pour structurer son identité, elle se forme au contact des événements, donc après”.

Si les planètes sont en conjonction (soit toute fin de cycle ou un peu après), la personne est porteuse d’une dynamique sociale novatrice (personnes nées durant la conjonction tous les vingt-ans, et tous les soixante en Balance, notamment de novembre 1980 à novembre 1981, et pour la période contemporaine, elles seront en conjonction large en Capricorne, durant les quatre premiers mois de 2020.

Quand il y a une opposition exacte, on risque de se perdre en atermoiements parce que Jupiter incite à aller de l’avant en toute confiance, tandis que Saturne nourrit les peurs. C’est la pleine lune de l’aspect, Jupiter doit vaincre la bête “immonde” qui se cache dans Saturne. Elle sera amenée à vivre des expériences, à rencontrer des gens qui la forceront à choisir, qui  testeront sa capacité relationnelle, elle peut subir des revers, parce qu’elle n’a pas compris le sens de ce qu’elle vit.

“Avec le sextile croissant entre Saturne et Jupiter, c’est la facilité, l’efficacité pratique, une grande capacité à faire ses activités sociales d’une manière très personnelle.”

Chez le président Macron, il s’agit d’un sextile croissant Saturne 0° Vierge, Jupiter 1° Cancer, mais séparant, et comme les planètes sont rétrogrades, l’aspect exact s’est fait après la naissance, la facilité est moindre puisqu’on va à l’envers !  Il faut voir si Jupiter ou Saturne sont devenus directs et à quel moment, leur jeu avec la rétrogradation au cours de la vie, c’est une question de progression. Ceci nous montrerait ce qui prend le pas, mais ici ce n’est pas le sujet.

En trigone, c’est théoriquement facile de lancer une activité, une entreprise sociale (exemple : trigone croissant des personnes nées en 1948).

Avec le carré croissant ou décroissant Saturne-Jupiter : il y aura  plus de difficultés, elle aura besoin de plus d’énergie pour y arriver,  mais c’est pour sa propre évolution, elle a besoin de ça, une problématique plus difficile mais la personne doit la vivre pour se réaliser.

En transit, il faut regarder ce que le transit active dans le thème, par rapport au cycle de Saturne, quand Jupiter passe dans vos maisons, Mais il faut voir si ça fait résonance, si vous avez un aspect entre ces deux planètes, ça le réveille. 

Pour la vocation, on examine aussi les Maisons II – VI – X : en règle générale, ces maisons sont dans le même élément (feu, terre, air, ou eau), sauf interception (voir articles sur le blog). En maison X, maison de la vocation, en maison VI, le travail, c’est comment on va utiliser nos possessions,  en maison II, les talents, les qualités, tout ce que nous possédons pour être nous même. Si Jupiter est en :

Signes de feu : entreprendre, prendre la tête d’un mouvement d’un groupe, diriger, commander, évaluer, voir loin, autodidacte, individualiste, le théâtre, la mise en scène,

Signes de terre : seconder, assister, finir, accompagner, soigner, construire, l’artisanat, être un bon assistant , la sculpture, la peinture, la poterie, la construction, l’architecture,

Signes d’air : métier de communication, la voix, le relationnel, le commerce, la justice, l’art, le chant, la danse (le Verseau, c’est la médecine technique : radiologues, opérateurs, organisateurs)

signes d’eau : sentir, ressentir, parler, guérir, faire des travaux pénibles, durs, salissants, abnégation, le social, la musique.

Actuellement Jupiter en Scorpion, nous oriente vers des métiers dont l’action se fait sans se faire voir (il n’y a pas d’éclat),  en profondeur,  et avec une dose de froideur, d’apparente insensibilité comme tatoueur, chirurgien, dentiste, boucher, équarisseur, médecin légiste, militaire,  toréador, toute activité marsienne, plutonienne, où l’on se sert d’un couteau, d’un scalpel ou d’un outil qui évoque la violence mais la violence peut aussi être verbale (procureur), mais aussi spéléologue, vulcanologue, archéologue, technicien dans le traitement du minerais, du pétrole.

*voir sur blog : http://versusconformita.livehost.fr/2017/05/11/emmanuel-macron-president/

D’après un Cours de Christian Drouaillet en 2009

 

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Soleil en Scorpion opposé à Uranus entre le 18 et 20/10/17

Ceci n’est qu’un bref aperçu du ciel avec un aspect intéressant et rare.

Le Soleil à 25° est opposé à Uranus 26° appliquant le 18, en opposition exacte le 19 et séparant le 20 à 27° en Balance !

Naturellement, c’est signifiant pour ceux et celles qui ont leur anniversaire ce jour là, ou bien si c’est la place de leur ascendant en Balance, avec une opposition en Bélier ! L’alter ego, en face, risque de me faire grincer des dents.

On voudrait trouver en soi la force de dire “ça suffit”. Bien sur, les Béliers n’en peuvent mais, d’avoir cette planète Uranus qui les secoue.

Patience, jusqu’à l’année prochaine ! Le Soleil ne reste que trois jours, or c’est en s’appliquant le 18 octobre, maintenant qu’il est le plus puissant.

Quel effet ? Uranus, planète supérieure à Mars, dite de “l’éveil” pour les puristes, est pour le simple quidam, une source de changements, de bouleversements, qui peut faire advenir le bon comme le mauvais.

Quand nous sommes dans l’opposition, c’est la pleine lune de l’aspect (pour ceux qui connaissent), on est au sommet et ensuite ça “redescend” en décroissant, donc c’est ici qu’on agit … ou pas, après ce sera trop tard.

La personne sachant se dominer peut faire imposer sa volonté par le biais du Soleil, volonté qui sera plus ou moins bien acceptée, ce qui peut apporter des frictions. Un état de tension va en résulter. C’est la résolution du style : “à partir de maintenant je veux cela, je fais comme cela”. Si la personne en face accepte c’est positif, si la situation permet de choisir, c’est positif, mais ce n’est pas neutre, surtout pour les personnes qui sont fortement uraniennes.

Elles peuvent perdre leur calme, c’est ce qu’il faut éviter si on le peut. Uranus peut installer une nouvelle situation qui va perdurer, ou remettre sur le tapis une ancienne situation qui avait été mise de côté.

Or, actuellement Uranus est la gérante du nœud sud, ce qui fait qu’elle ramène des situations anciennes, des amis et des ennemis anciens, il ne faut donc pas faire les choses sur un coup de tête. Uranus est rétrograde, elle est moins virulente, moins claire aussi, ça fait penser à quelqu’un qui avait dit “le changement c’est maintenant ” mais qui ne l’a pas fait ! Dommage, parce qu’en ce moment on parle de la pauvreté !

Le Soleil en Balance quant à lui, est en conjonction avec Jupiter en Scorpion avec Mercure, ce qui lui donne une force surpuissante, pour imposer sa volonté de concertation, et de gestion des affaires soutteraines.

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L’histoire incroyable des cellules immortelles d’Henrietta

Cette histoire vraie est tellement incroyable que si vous lisez le livre de la journaliste Rebecca Skloot qui a été traduit en français, “La vie immortelle d’Henrietta Lacks”*, bien qu’étant un sujet  difficile, vous ne le lâcherez que quand vous l’aurez fini.

Loretta Pleasant est née à Roanoke en Virginie, le 1er août 1920, et fut orpheline de mére à 4 ans. Son père confia les enfants, comme c’était l’usage, à sa famille en les répartissant. Elle arriva donc chez son grand père, propriétaire de la cabane de bois des esclaves dont il avait hérité, dépourvue de tout confort, avec le cimetière familial derrière la maison.

Ce grand père se chargeait également d’un cousin de neuf ans, que lui avait laissé une de ses filles. Sa jeune vie fut très dure : lever à 4 h du matin, chargée avec son cousin David son ainé, des occupations de la ferme, puis du repiquage et du ramassage du tabac avec les autres enfants. Elle allait néanmoins à l’école et, ce fut elle qui y alla relativement le plus longtemps : elle parvint au cours préparatoire.

C’était une belle femme métissée, car son grand père était le fruit des relations d’un propriétaire d’esclaves blancs, nommé Lacks, avec son arrière grand-mère esclave, duquel il hérita son maigre bien. Mais les Lacks blancs ne parlaient pas aux Lacks noirs bien qu’ils vivent à peu de distance, néanmoins ils connaissaient leurs existence.

Ce qui devait arriver, arriva, comme ils ne se quittaient pas, et qu’ils dormaient sur la même paillasse à même le sol depuis leur enfance, ils s’aimèrent et eurent d’abord deux enfants, et  enfin se marièrent devant le pasteur le 10 avril 1941. Ils avaient respectivement 20 et 25 ans. Fin 1941, à cause de l’entrée en guerre des USA après Pearl Harbour, la demande en acier devint très forte, ce qui les poussa à quitter Clover, pour partir à Turner Station, un village ouvrier qui avait poussé prés de Baltimore, où se situaient les usines Bethlehem Steel de Sparrow Point qui embauchaient pour des salaires bas, mais néanmoins bien plus intéressants que ceux des ouvriers agricoles de Virginie.” Ceci se fit grâce  au cousin Fred, qui y avait été en éclaireur et, qui leur donna un coup de pouce financier pour démarrer. Une fois installés, les amis, et cousins venaient régulièrement lui demander  assistance, lorsqu’ils arrivaient les uns après les autres pour y travailler : cette usine devint rapidement la plus importante aciérie du monde !

Henrietta était appréciée pour sa gaieté, sa beauté parce qu’elle avait la peau claire, son courage et sa gentillesse. Cependant, conséquence probable de la consanguinité familiale, elle fut contrainte d’envoyer Elsie, sa première fille, une très jolie petite fille, dans une maison spécialisée pour les troubles mentaux parce qu’elle était sourde et muette (où elle mourut dans des conditions dramatiques).Les Lacks avaient tous des problémes auditifs. Elle devait s’occuper de ses deux autres garçons, et puis de Rebecca, qui précéda Jo.

Day qui avait des aventures extra conjuguales, ramena la syphilis, aussi  Henrietta, alla-t-elle consulter à l’hôpital de John Hopkins dans la partie réservée aux gens de couleur pour des soins gratuits, lorsque la nécessité s’en fit sentir (cet Hôpital, à 60 km de Washington, est considéré actuellement comme le meilleur des Etats-Unis).

Dix ans passèrent et deux enfants plus tard, on lui détecta un cancer du col de l’utérus. Elle avait suspectée une affaire grave, avant de consulter le docteur H.Jones, mais avait tenu à mener sa dernière grossesse à terme avant de se faire soigner : elle comprenait bien qu’elle allait perdre la possibilité d’être encore mère.

Les médecins pensaient à cette époque :

“Tous les cancers proviennent d’anomalies provenant d’une seule cellule, mais sont classées selon le type de cellule responsable. Dans les années cinquante, la plupart des chirurgiens ne traitaient pas le carcinomum in situ parce qu’ils pensaient – à tort -qu’il n’engageait pas le pronostic vital, à leur sens il ne pouvait pas s’étendre,  au contraire du carcinonum invasif (celui qui franchit les tissus du col de l’utérus). Ils traitaient donc ce dernier par les moyens agressifs (les plus modernes de l’époque) mais à John Hopkins essayaient de limiter les hysterectomies.

Le chirurgien Richard Wosley TeLinde, le plus grand chirurgien du cancer du col de l’utérus, engageait les chirurgiens à comparer les résultats des frottis avec les biopsis avant d’opérer (en 1941, Papanicolaou avait mis au point le test de dépistage, le frottis cervico vaginal)”.

“Le docteur TeLinde , pensait lui, que le cancer in situ était les prémices d’un cancer invasif et, les circonstances voulurent qu’il se trouve face du cas d’Henrietta au John Hopkins Hospital. A cet époque, on «utilisait» encore les patients de l’hôpital à leur insu, d’autant qu’ils étaient traitées gratuitement : il faut dire qu’on en était aux balbutiements des traitements et que, d’autre part, il n’existait aucune charte des droits des malades. Comme l’a dit un peu cyniquement, Howard Jones le médecin d’Henrietta « avec sa vaste population de noirs indigents, Hopkins ne manquaient pas de matériel clinique ».

Ils souhaitaient cultiver des échantillons vivants de tissus cervicaux normaux et des types de tissus cancéreux, pour les comparer : 61% des patientes avaient commencées par un carcinum in situ. Or, les cultures de cellules mourraient rapidement, seules les souris avaient donné des cellules immortelles, mais une cellule humaine se reproduit cinquante fois, puis meurt”*. C’est toute l’histoire…

Gey était celui qui faisait le travail, TeLinde prélevait des échantillons sur toutes les femmes venues le consulter pour un cancer invasif du col de l’utérus”, dont Henrietta, qui finalement, après la naissance de Jo – Zakarriyya –  accepta de se faire opérer le début 1951. A cette époque, on posait des plaques de Bracks (des tubes de radium, celles des Curie).” En fait dans les années soixante dix un médecin qui réexamina son dossier se rendit compte qu’il s’agissait d’un adenocarcinome de l’uterus très invasif qui provenait non pas du col de l’utérus mais des tissus glandulaires qui se répand plus vite. Ce fut à cette époque qu’on relia le nom HeLa à Henrietta Lacks et à toute sa famille.

“Le chirurgien préleva lors de l’intervention le 8 fevrier 1951, sans le lui dire, deux échantillons de tissus utérin de la taille de dix cents : un sain, un sur la tumeur qu’il mit en culture. Pourquoi lui aurait-il dit ? On était encore à l’époque de la ségrégation.” Deux jours après le départ d’Henrietta, les cellules prospéraient en se developpant à une vitesse prodigieuse. D’autres cellules l’avaient fait, mais pas comme cela : une génération nouvelle de cellules apparaissait toutes les 24 heures, contrairement aux cellules saines (schéma de division des cellules normales)

Le 10 avril 1951 quelques semaines après avoir obtenu ces résultats, (alors qu’Henrietta était toujours vivante) Gey fit une déclaration à la radio, en expliquant qu’ils allaient enfin pouvoir soigner le cancer,  montrant une bouteille pleine des cellules d’Henrietta, mais sans jamais en mentionner  la provenance car Gey n’avait jamais rencontrées Henrietta, mais ils finirent par  nommer leur culture “He La” d’après les deux premières lettres du nom et du prénom d’Henrietta Lacks, mais pas tout de suite. Henrietta demanda à entrer à l’hôpital le 8 août 1951 quelques jours après son 31ém anniversaire, car elle sentait qu’elle se dégradait. Finalement, sa mort survint à midi un quart,  le 4 octobre 1951, moins d’un an après son intervention. (voir thème de sa disparition avec un ascendant Sagittaire, tombant dans sa maison I, dans la zone de la lune noire).

Quel était l’intérêt de ses cellules qui devaient servir d’outils ?

Est-ce que toutes les cellules cancereuses sont immortelles ?

Non, les siennes avaient une constitution particulière*. Elles sont uniques.

Si ces cellules étaient si précieuses c’est qu’elles permettaient de faire des expériences “in vivo”. Aussitôt Gey s’empressa d’en procurer gratuitement à tous les laboratoires autour de lui, lors de ses déplacements, il se promenait toujours avec un tube dans ses poches, au cas où on lui en demanderait, puis ne pouvant plus fournir, ensuite il fabriqua des installations pour accélérer les cultures et mis au point un système d’envoi, dans tout le pays, puis finalement dans tous les laboratoires du monde entier, toujours gratuitement. On pouvait même se servir des cellules congelées sans les décongeler au préalable, ce qui est extraordinaire.

Dans la foulée face à la demande de cellules, des laboratoires se spécialisèrent dans la culture de cellules, dont la principale occupation devint de fournir d’autres labos, faisant payer leur expéditions entre 20 et 50 dollars.

Mais vingt ans après, en 1971, personne ne savait à qui avaient appartenu les cellules qui circulaient dans les laboratoires du monde entier.

Mais la famille d’Henrietta ne savait toujours rien et, naturellement, Henrietta ne sut rien de tout ça. Après les traitements (chimio et radiothérapies), elle était rentrée  chez elle chaque fois, sans parler à quiconque de sa maladie, excepté à son amie chez qui elle se réfugiait !  

Voir ci-contre le thème natal, pour lequel je n’ai pas d’heure de naissance, j’ai choisi de la faire naitre à 14 h 15,  car d’après l’avis de ses proches elle était très solaire donc son soleil doit être assez haut,  et sa lune se trouve plutôt en Poissons opposée à Saturne en Vierge, ce qui lui donne un ascendant Scorpion, ce qui montre dès le départ une lutte pour vivre, avec Mars qui tombe en secteur XII, sur le nœud nord, à cause de la disparition suite au mal, avec Pluton en secteur VIII, maitres tout deux de l’ascendant, (histoire d’argent des ancêtres blancs et de transmission de secrets). Saturne au MC signifie l’importance de son grand père qui remplaça sa mère, avec justement l’opposition Lune-Saturne (privation de celle-ci qui se perpétua chez ses enfants).

La Lune est conjointe à Uranus en Poissons, montrant un éveil spirituel, et une personne sur d’elle. Mais de toute façons, il a été rapporté dans le livre par toute sa famille que sa conduite était celle d’une personne sérieuse, pieuse, humaine et généreuse : vous pouvez voir un grand trigone d’eau, impliquant Mars nœud nord, Pluton, et la Lune-Uranus, acteurs du thème, le trigone Mars-Lune, le trigone Uranus-Pluton impliquant Lune-Pluton, montrant toute la dureté la passion et la violence de sa courte vie.

On trouve aussi les sextiles Lune noire-Lune, impliquant une dualité entre la mère et la jeune femme qui veut mener sa vie, et Saturne-Pluton qui montre que la dureté de l’époque s’effaçant  trop lentement, Pluton symbolisant la transformation de l’ ordre des lois de Saturne (ségrégation aux Etats-Unis).

Dans le thème de la disparition,  la lune est sur son ascendant natal, Uranus est en sesqui-carré, conjoint lune noire moyenne. La Lune apparait sur l’ascendant fréquemment au moment du DC. On trouve la même  conjonction Soleil-Neptune de sa naissance mais en Balance, Neptune étant en rapport avec les virus, des maladies microbiennes et l’extension de ceux-ci, la conjonction Soleil-Saturne avec Saturne en exaltation en Balance, indique que son cœur est usé mais indique peut-être aussi, son sacrifice involontaire, pour l’humanité (sur le plan de la réincarnation le “involontaire” peut se discuter), le nœud sud se trouve sur ses planètes natales Saturne, et Mars -le sang. 

Sa Lune natale en Poissons à la limite, (conjointe Uranus en Poissons : l’éveil) était  aussi opposée à Jupiter natal en Lion, symbole des artères (la circulation du sang qui part du cœur), le Lion étant le symbole du cœur. A cette époque en 1951, Pluton était en transit en Lion sur son Jupiter  : dans l’association de ses deux planètes Jupiter symbolise à la fois l’extension des cellules et en même temps le traitement, puisque Pluton symbolise le radium qui est le traitement du cancer. Mars était arrivé en Vierge où il allait appliquer son Saturne natal lui-même opposé à Uranus en Poissons, conjoint à sa Lune en Poissons. La Lune de transit était en Scorpion, en carré avec Mars et Pluton et, en sesqui-carré avec Uranus et la Lune noire.

Après la découverte, on lui fit une autopsie pour lui prélever un second échantillon, permission fut demandée à la famille mais sans donner la vraie raison.

Après sa disparition, les médecins décidèrent construire une usine He La, pour faire face à la polio (fléau des années cinquante).

A Tuskegee, des scientifiques et techniciens mirent au point une usine dans laquelle, on confectionnait des milliers de litres de milieu de culture, selon la formule de Gey (qui n’en tira jamais aucun bénéfice financier), à partir de sel de minéraux et de sérum, prélevés sur les étudiants, soldats et producteurs de coton volontaires, sans doute pour quelques cents.

Peu à peu, 35 scientifiques et techniciens, produisirent six mille milliards de cellules par semaine. La commercialisation du matériel biologique humain devint une industrie, pesant plusieurs milliards de dollars.

L’apport de ces cellules est incommensurable* : elles ont fait décoller la science de la virologie, permirent de mettre au point leur congélation, ceci afin d’être diffusées dans le monde entier amenant l’harmonisation des protocoles de culture.

En 1953, elles ouvrirent la voie du clonage, grâce à une erreur de manipulation !

Gey s’en servit pour soigner la fièvre hémorragique des soldats, en 1953. Dans les années soixante, elles étaient omniprésentes, le “scientific american” expliquait comment en cultiver à domicile, en suivant un article de bricolage. Elles furent embarquées dans le second sattelite russe lancé en soixante. Les premiers astronautes en emportérent dans leur poche : les savants américains en avaient envoyé dans l’espace à bord du satellite Discorverer XVIII, elles étaient plus fortes après chaque voyage.

Mais on fit des choses moins honnêtes avec ces cellules et, l’éthique finit par s’en mêler. En 1965, Harris et Watkins combinèrent des cellules HeLa avec des cellules de souris et, créèrent les premiers hybrides humains animaux, sans aucune visées « diaboliques », bien que les journaux s’empressèrent de le crier. Les laboratoires pharmaceutiques remplacèrent les animaux de laboratoires par des cellules HeLa.

Cependant, ceci mis d’autres chercheurs sur la piste de l’hybridation génétique, posant les bases de la carte du génome humain, identification de tous les gènes humains.Finalement, on dénombra le nombre de chromosomes dans une cellule, 46, alors qu’on pensait alors qu’il en existait 48.

Les labos produisirent le premiers anticorps monoclonaux, protéines qui interviendraient plus tard dans la thérapie du cancer comme l’Herceptin.

Ils démontrèrent que les ADN de deux individus, voir de différentes espèces, pouvaient cohabiter à l’intérieur d’une même cellule sans se rejeter, ce qui était une avancée pour les greffes.

Cependant, dans les années 1966, les scientifiques se rendirent compte que quelque chose n’allait pas et, il fallut revoir les stocks de cellules, car certains chercheurs ne savaient même pas qu’ils travaillaient sur des cellules cancéreuses ! Par exemple un chercheur voulant faire des greffes de peau sur des patients brulés, lui innocula le cancer, car il ignorait tout de la provenance de son matériel cellulaire.

On chercha la source et donc le nom de la donneuse, ce qui remonta le fil de l’histoire. et, le fait de savoir qu’elle était afro-américaine permis de mettre en valeur un marqueur génétique G6PD-A  qui ne concerne que les afro américains : dès lors des tests génétiques spéciaux furent conçus pour détecter la trace des cellules HeLa dans les cultures où l’on ne faisait pas de différence entre les cellules saines et, les cellules cancéreuses HeLa, ce qui bien sur  pouvait affecter certains résultats.

En 1976, la famille Lacks découvrit enfin, qu’on vendait et achetait des cellules d’Henrietta, alors qu’ils n’avaient pas les moyens de se faire soigner eux-mêmes !

En 1986, un certain Moore qui avait eu un cancer du pancréas se douta qu’il  y avait quelque chose de louche dans l’amabilité du docteur Golde qui le traitait : son avocat s’aperçut qu’il avait passer sept ans à commercialiser une lignée cellulaire baptisée “Mo”. Golde avait déposé une demande de brevet. La lignée cellulaire Mo était éstimèe à trois milliards de dollars. Or, il avait fallu attendre 1980 pour que puissent être brevetés des objets biologiques : les cellules de Moore produisaient des protéines rares que les compagnies pharmaceutiques pouvaient utiliser pour soigner le cancer et d’autres infections. Moore lança un procès qu’il perdit parce qu’il n’avait pas été informé à temps. Mais la cour  déclara enfin officiellement que « les médecins doivent faire part des intérêts financiers à leur patient, même si aucune loi ne l’exige ».

Par contre, un autre amèricain nommé Slavin qui avait été averti par son médecin de la valeur marchande de son sang d’hémophile, permit ensuite de fabriquer un vaccin contre l’hépatite B grâce à ses anticorps. Slavin vendit son sang, parce qu’il était dans la misère, mais par contre, en fit cadeau à Baruch Blumberg, virologiste, afin qu’il s’en serve pour ses recherches (il avait découvert le test pour identifier les anticorps de Slavin). Grâce à cela Blumberg finit par isoler le lien entre l’hépatite B et le cancer du foie et, créa le premier vaccin contre l’hépatite B pour lequel il reçut le prix Nobel en 2008.

Aujourd’hui, deux millions d’américains vendraient leur plasma sanguin de manière régulière.

La famille Lacks n’avait toujours alors, aucune idée de ce qui se passait, tandis que Déborrah, la dernière fille d’Henrietta faisait des recherches sur la vie de sa mère et sur ces fameuses cellules dans l’espoir d’avoir des informations sur sa mère dont elle n’avait qu’un vague souvenir et une seule photo !

Dans les années 1980/85, Jo le dernier fils d’Henrietta, celui qui avait été dans son ventre alors que la maladie la dévorait, s’était converti en prison et était devenu Zakarriyya : c’est sous ce nom qu’il entreprit de faire des tests rémunérés, à l’hôpital Hopkins mais l’hôpital J. Hopkins ne découvrit pas qu’il était le fils d’Henrietta : ceci explique qu’il se soit senti lésé.

Enfin sa  fille cadette Deborah, faisant des recherches sur les fameuses cellules de sa mère,  tomba sur le livre qu’un certain Golde qui contenait le dossier médical de sa mère , alors qu’elle même n’y avait jamais eu accès, avec les détails atroces de son autopsie et décrivant les souffrances intimes de sa fin de vie à l’hôpital ! Il s’agissait ici d’un cas de violation de la vie privée, mais Golde ni personne ne dirent jamais comment ce dossier était parvenu dans les mains d’un journaliste.

Devant ce qu’elle considéra à juste titre comme une humiliation et un scandale Déborah passa des jours et des nuits en pleurs, car elle avait été depuis des années à la recherche de détails sur la vie de sa mère, sans que personne ne puisse ou ne songe à lui en donner un seul.

Cependant les cellules continuaient de servir la science…

En 1984 trente ans après la mort d’Henrietta, Harald Zur Hausen (prix Nobel de physiologie ou médecine en 1976 pour la découverte concernant de nouveaux mécanismes expliquant l’origine et la dissémination des maladies infectieuses) découvrit une nouvelle souche d’un virus sexuellement transmissible, le papillomarvirus humain (18 HPV-18). Il réclama les cellules de la biopsie originelle d’ Henrietta et découvrit qu’ Henrietta avait été infectée par des copies multiples de HPV-18, les plus virulentes du virus.

Ensuite, Blumberg identifia le virus de l’hépatite B, et développa plus tard un test diagnostic et un vaccin !

Au début de l’épidémie de Sida, les chercheurs se servirent des cellules HeLa pour établir de quoi le HIV avait besoin pour infecter une cellule, étape importante pour la compréhension du virus, et la découverte d’un moyen potentiel de l’arrêter.

Tous les savants sont unanimes : aucune tumeur ne ressemble à celle d’Henrietta car les cellules d’Henrietta sont immortelles.

Cependant les chercheurs considèrent que du fait de leur multiplication (des tonnes) ces cellules n’ont plus rien d’humain, ce sont une espèce à part, car ce n’est plus l’ADN d’Henrietta, elles sont maintenant toutes différentes les unes des autres.

Les cellules normales sont programmées pour mourir : la différence entre des cellules normales et les cellules malades HeLa est constituée par les télomères, brin d’ADN à l’extrémité de chaque chromosome, se raccourcissant chaque fois qu’une cellule se divise, jusqu’à pratiquement disparaitre  lorsqu’elles cessent de se diviser, moment où finalement elles meurent. Plus nous vieillissons, plus nos télomères sont courts et moins les cellules ont de temps pour se diviser avant de s’éteindre.

Mais, au début des années 90 un chercheur découvrit en travaillant AVEC les cellules cancereuses d’HeLa, une substance «la télomèrase» qui reconstitue indéfiniment les télomères de cellules cancereuses. C’est ce qui se passe pour les cellules d’Henrietta qui se développent indéfiniment et plus vite, que toutes les autres cellules qu’elles rencontrent !

Les recherches continuent et c’est grâce à l’apport des cellules HeLa de la femme qui s’appelait Henrietta Lacks, un être qui vécu en entre 1920 et 1951 ! Qu’un hommage lui soit rendu était la moindre des choses !

Au début des années 2000, une fondation Henrietta Lacks finit par voir le jour. Trop tard pour les protagonistes de cette histoire, mais du moins les descendants d’Henrietta voient leur grand-mère reconnue pour sa participation involontaire au progrès de la médecine : actuellement plus de 125 universités enseignent cette affaire  qui est diffusée dans les bibliothèques, les écoles (un film est sorti en avril 2017 aux Etats-Unis).

* elles sont uniques, si je ne me trompe pas parce qu’elle avait eu la syphilis, dont elle avait guéri,  avant d’avoir ce cancer, ce qui leur aurait donné une plus grande résistance

 

*Limite de Hayflick et télomérase :
Au bout d’un certain nombre de divisions, et donc de réplications, les fibroblastes humains perdent leur potentiel de prolifération et rentrent en sénescence (ils ne peuvent plus se diviser). En fait, la sénescence cellulaire est corrélée avec le raccourcissement des télomères.
De plus, une réponse aux dommages de l’ADN est activée lorsque la taille des télomères devient critique. La télomérase contrecarre la sénescence cellulaire (voir article : http://www.chardonmarie.fr/chardon-marie-activateur-de-la-telomerase/).

 

 


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