L’Astrologie du XXIe siècle

“Holisme (du grec ancien ὅλος / hólos signifiant « entier ») .Selon son auteur, l’holisme est « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l’évolution créatrice ».

L’holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à expliquer un phénomène comme étant un ensemble indivisible, la simple somme de ses parties ne suffisant pas à le définir. De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée réductionniste qui tend à expliquer un phénomène en le divisant en parties.” (wikipedia)

Dire qu’on fait une astrologie holistique signifie qu’on globalise, qu’on synthétise une lecture de la personnalité de quelqu’un en comprenant, qu’il n’est pas la somme de parties, mais que ces parties forment une cohérence qui le définit, et en fait un être unique.

“Le but de l’Astrologie, est de spiritualiser la matière, de donner du sens. Voici l’astrologie telle que la concevait Dane Rudhyar :

“Je crois… dans une astrologie de la transformation. Mon approche est orientée sur la possibilité de développer en chaque personne un enthousiasme constant à se transformer soi-même et à s’affranchir des motifs socioculturels du passé. Sur la croyance qu’il existe de manière latente en chaque homme et femme le pouvoir d’être plus grand qu’il n’est, plus créatif, plus libre, et pourtant plus profondément engagé au processus de transformation du monde, je maintiens que chaque personne est un “être céleste” si seulement il acquiert la force et le courage de tenir par la vérité de son être, et parvient à tenir sa place et remplir sa fonction sur cette terre en suivant les “instructions”  que révèle le ciel…L’Astrologie Humaniste de Dane Rudhyar – Daniel Chenneviére, Français  qui immigra aux États-Unis en 1916 – est l’enseignement que la plupart des astrologues internationaux reçoivent actuellement.

“Apprendre l’astrologie, c’est comprendre le sens des crises que nous traversons, afin de se soulager des conséquences qu’elles engendrent, c’est aussi optimiser nos bons moments. ” Elle est humaniste parce qu’elle est fondée sur l’homme, pas sur des dogmes religieux. L’Astrologie est une Science Humaine (comme la sociologie, la psychologie), qui procède par observations, analogies et recoupements, classification, mais en même temps qui a une dimension aléatoire due au fait que le vivant peut toujours varier. L’Astrologie ne doit pas figer  une fois pour toute des données, qui seraient le reflet de comportements et de traits de caractère complètement formatés.”

“Dans l’approche psychologique et spirituelle particulièrement développée en astrologie humaniste, ce qui est mis au cœur de la recherche n’est pas l’événement et surtout pas la prédiction, mais plutôt la manière dont celui-ci est vécu, ce qui devient important n’est pas la nature de la chose vécue, mais les répercussions qu’elle engendre en nous”.

L’astrologie sert de base au développement personnel. Nous ne disons plus “les planètes me font ceci ou cela”, Mais nous savons que nous venons au monde au moment où quelque chose était déjà en marche. Nous montons dans “un tramway nommé Désir“. Nous apportons nos gènes, les histoires de notre lignée, et elle est longue. Ceux qui font de la généalogie savent bien qu’ils sont le résultat heureux (au moins un certain temps) de dizaines de couples qui ont survécu pour leur permettre d’être là.”

Pour pratiquer l’Astrologie, on a besoin d’une dose d’intuition et, d’ouverture d’esprit, mais celle-ci ne peut remplacer un savoir technique de la connaissance astronomique car nous ne sommes pas dans la voyance, mais dans l’interprétation de cycles, sur lesquels sont articulés des théories, ou plutôt des hypothèses de travail. Notre thème dit sur nous, des choses que nous ne savons pas, non pas sur notre avenir mais sur le sens de notre vie passé et futur (dans le cadre de l’axe nodal). C’est ce projet que l’astrologie karmique peut vous aider à découvrir,  pour que vous soyez “aligné”, unifié. L’astrologie karmique est une intention de l’âme d’aller vers une progression spirituelle, à partir des données du ciel natal rencontrées au moment de la naissance.

Le groupe de chercheurs en psychologie transpersonnelle de Palo Alto des années soixante-dix a modifié l’interprétation de l’astrologie, très influencé par les écrits du psychiatre C G Jung. et des des psycho-généalogistes, comme la française Anne Ancelin Schutzenberger ont enrichie les recherches par l’apport de la trans généalogie qui étudie avec l’astrologie les tendances latentes    qui nous ont été transmises au moment , et avant notre naissance  par notre milieu. Ces chercheurs ont disparu mais leurs idées se sont diffusées, de nouveaux astrologues reprennent le flambeau en y apportant des changements, des améliorations,  aussi faut-il se tourner vers la richesse de ces études notamment dans le monde entier.  Zane Stein qui découvrit la planète Chiron disait déjà en 1990 : “je suis un astrologue chironien, nous sommes des astrologues qui croient que découvrir la vérité est plus important que les théories personnelles et aussi que nous devons garder notre esprit ouvert aux idées des autres”.

Ce qu’on voit ci-contre, est l’amphithéâtre d’Anatomie de l’Université de Padoue en Italie, le premier du genre. Il fut créé en 1574  alors que la vivisection était interdite par l’inquisition : les cadavres étaient dissimulés grâce à une trappe secrète en cas d’ interruption de la séance par  un homme d’église :   cet amphithéâtre symbolise notre quête, tant par son architecture que par sa destination, puisqu’il ne faut pas avoir peur de descendre l’escalier en spirale de nos vies afin d’observer les cadavres que notre inconscient dissimule :  “Ce n’est pas en contemplant la lumière que l’on devient lumineux, mais en portant son regard sur sa propre obscurité… c’est en établissant l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, que l’on accède à la connaissance de soi… “(Karl G Jung)

L’Astrologie n’est pas, ne doit pas être un moyen de contrôle sur les autres, ce n’est pas un système de manipulation. L’astrologue n’est pas une augure qui prédit leur avenir à ses consultants comme au temps de la Pythie de Delphes*, au pied du mont Parnasse, ce qui est du domaine de la voyance. L’astrologie karmique n’est pas une histoire de sorcellerie avec des vies antérieures merveilleuses de prêtres en Égypte et, de sadiques tortionnaires de l’inquisition.

Pourquoi ? Personne ne détient toute la vérité sur un autre, il y a trop de marge entre le réel et le supposé et surtout , on ne sait jamais comment fera la personne pour se débrouiller avec sa réalité, parce qu’on ne connait pas son degré de résilience, son courage, et son éveil spirituel : on reste donc dans la généralité tant qu’elle ne nous a pas tout dit sur elle dans un dialogue. Les astres, selon les termes anciens, les planètes maintenant, ne sont ni maléfiques, ni bénéfiques, malgré qu’ on puisse penser , qu’il existe un projet pour nous de toute éternité, marqué du sceau d’un certain déterminisme, même lorsqu’on tente de le fuir en partant à l’autre bout du monde.  

Les astrologues grecs ont projeté sur les planètes des symboles qui  arrivent parfaitement à coller avec un certaine réalité,  parce qu’il y a un symbolisme subtil pour la description du caractère, les situations et les événements de la vie dans un  contexte vaste. Mais justement, ce contexte est tellement vaste qu’on ne doit en aucun cas stigmatiser les personnes qui sont porteuses de telle ou telle planète  signifiante de défauts, pire de psychoses culpabilisantes. On peut définir un caractère, un tempérament potentiel.

Christian Drouaillet, astrologue et psychologue, trop tôt disparu, disait que ce qu’il y avait dans un thème natal était ce que nous avions de mieux pour vivre cette vie, et qu’il fallait s’en servir dans une perspective d’élévation, suivant les pas d’Alexandre Ruperti.

Les aspects ont des palettes de couleur pleines de nuances, et il en va ainsi avec toutes les planètes et  les signes qui sont le reflet d’une vision archétypale des mois de l’année, à l’image des douze travaux d’Hercule.Il est dommageable de  culpabiliser quelqu’un qui cherche à se connaitre, donc à progresser, en l’accablant d’un passé sulfureux. Ce sont toujours les mêmes vérités qui sont à l’œuvre depuis des millénaires. Ce ne sont pas les hommes qui changent, ce sont les techniques qui évoluent , mais il s’agira toujours de lutter contre soi-même  qui sont à l’ intérieur et non à l’extérieur,  en s’appliquant à soi-même  des lois non écrites.    

*La Pythie, également appelée Pythonisse,  tire son nom de “Python”, le serpent monstrueux qui vivait dans une grotte à l’emplacement du site actuel aux pieds du Mont Parnasse avant d’être tué par Apollon,

 

 

 

 

 

Partager avec: