L’Astrologie du XXIe siècle

“Le but de l’Astrologie, c’est de spiritualiser la matière, de donner du sens. Voici l’astrologie telle que la concevait Dane Rudhyar :

“Je crois… dans une astrologie de la transformation. Mon approche est orientée sur la possibilité de développer en chaque personne un enthousiasme constant à se transformer soi-même et à s’affranchir des motifs socioculturels du passé. Sur la croyance qu’il existe de manière latente en chaque homme et femme le pouvoir d’être plus grand qu’il n’est, plus créatif, plus libre, et pourtant plus profondément engagé au processus de transformation du monde, je maintiens que chaque personne est un “être céleste” si seulement il acquiert la force et le courage de tenir par la vérité de son être, et parvient à tenir sa place et remplir sa fonction sur cette terre en suivant les “instructions”  que révèle le ciel…Dans l’approche psychologique et spirituelle particulièrement développée en astrologie humaniste, ce qui est mis au cœur de la recherche n’est pas l’événement et surtout pas la prédiction, mais plutôt la manière dont celui-ci est vécu, ce qui devient important n’est pas la nature de la chose vécue, mais les répercussions qu’elle engendre en nous”.

L’Astrologie Humaniste de Dane Rudhyar – Daniel Chenneviére, Français  qui immigra aux États-Unis en 1916 – est l’enseignement que la plupart des astrologues internationaux reçoivent actuellement. “Apprendre l’astrologie, c’est comprendre le sens des crises que nous traversons, afin de se soulager des conséquences qu’elles engendrent, c’est aussi optimiser nos bons moments. ” Elle est humaniste parce qu’elle est fondée sur l’homme, pas sur des dogmes religieux.

L’Astrologie est une Science Humaine (comme la sociologie, la psychologie), qui procède par observations, analogies et recoupements, classification, mais en même temps qui a une dimension aléatoire due au fait que le vivant peut toujours varier. L’Astrologie ne doit pas figer  une fois pour toute des données, qui seraient le reflet de comportements et de traits de caractère complètement formatés.

Pour pratiquer l’Astrologie, on a besoin d’une dose d’intuition et, d’ouverture d’esprit, mais celle-ci ne peut remplacer un savoir technique de la connaissance astronomique car nous ne sommes pas dans la voyance, mais dans l’interprétation de cycles, sur lesquels sont articulés des théories, ou plutôt des hypothèses de travail. Notre thème dit sur nous, des choses que nous ne savons pas, non pas sur notre avenir mais sur le sens de notre vie passé et futur (dans le cadre de l’axe nodale).

La psychologie de Jung, le groupe de chercheurs en psychologie transpersonnelle de Palo Alto des années soixante-dix a modifiée l’interprétation de l’astrologie. L’astrologie s’est enrichie des recherches des psycho-généalogistes, comme Anne Ancelin Schutzenberger. La trans généalogie étudie avec l’astrologie les tendances latentes    qui nous ont été transmises au moment  de notre naissance  par notre milieu afin de prendre  pleine conscience nous-même, et de ne pas être seulement le résultat de notre hérédité.

Ces chercheurs ont disparu mais leurs idées se sont diffusées, de nouveaux astrologues reprennent le flambeau en y apportant des changements, des améliorations,  aussi faut-il se tourner vers la richesse de ces études notamment dans le monde entier .  Zane Stein disait déjà en 1990 : “je suis un astrologue chironien, nous sommes des astrologues qui croient que découvrir la vérité est plus important que les théories personnelles et aussi que nous devons garder notre esprit ouvert aux idées des autres”.

L’astrologie peut servir de base au développement personnel. Nous ne disons plus “les planètes me font ceci ou cela”, MAIS nous savons que nous venons au monde au moment où quelque chose était déjà en marche. Nous montons dans “un tramway nommé Désir”. Nous apportons nos gènes, les histoires de notre lignée, et elle est longue. Ceux qui font de la généalogie savent bien qu’ils sont le résultat heureux (au moins un certain temps) de dizaines de couples qui ont survécu pour leur permettre d’être là.”

Ce qu’on voit ci-contre, est l’amphithéâtre d’Anatomie de l’Université de Padoue en Italie, le premier du genre. Il fut créé en 1574  alors que la vivisection était interdite par l’inquisition : les cadavres étaient dissimulés grâce à une trappe secrète en cas d’ interruption de la séance par  un homme d’église :  j‘ose ici une comparaison avec l’Astrologie : cet amphithéâtre symbolise notre quête, tant par son architecture que par sa destination, puisqu’il ne faut pas avoir peur de gravir l’escalier en spirale de nos vies, afin d’observer les cadavres que notre inconscient dissimule.

Karl Gustave Jung disait “Ce n’est pas en contemplant la lumière que l’on devient lumineux, mais en portant son regard sur sa propre obscurité.” Et, c’est en établissant l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, que l’on accède à la connaissance de soi… “

L’Astrologie n’est pas, ne doit pas être un moyen de contrôle sur les autres, ce n’est pas un système de manipulation. L’astrologue n’est pas une augure qui prédit leur avenir à ses consultants comme au temps de la Pythie de Delphes*, au pied du mont Parnasse, ce qui est du domaine de la voyance. Et c’est ce projet que l’astrologie karmique peut vous aider à découvrir,  pour que vous soyez “aligné.”

Les astres, selon les termes anciens, les planètes maintenant, ne sont ni maléfiques, ni bénéfiques, mais on peut penser lorsqu’on observe les vies humaines, qu’il existe un projet pour nous de toute éternité, marqué du sceau d’un certain déterminisme, même lorsqu’on tente de le fuir en partant à l’autre bout du monde.

Personne ne détient toute la vérité sur un autre, il y a trop de marge entre le réel et le supposé et surtout , on ne sait jamais comment fera la personne pour se débrouiller avec sa réalité, parce qu’on ne connait pas son degré de résilience, son courage, et son éveil spirituel : on reste donc dans la généralité tant qu’elle ne nous a pas tout dit sur elle dans un dialogue. Il est inutile de chercher à deviner si elle vous cache quelque chose, vous tomberez peut-être à côté. Mieux vaut lui poser la question, si l’on voit un indice qui interroge !

Les astrologues grecs ont projeté sur les planètes des symboles qui  arrivent parfaitement à coller avec un certaine réalité,  parce qu’il y a un symbolisme subtil pour la description du caractère, les situations et les événements de la vie dans un  contexte vaste. Mais justement, ce contexte est tellement vaste qu’on ne doit en aucun cas affubler les personnes qui sont porteuses de telle ou telle planète dominante ou signifiante de défauts, pire de psychoses culpabilisantes ! On peut définir un caractère, un tempérament potentiel.

Christian Drouaillet disait que ce qu’il y avait dans un thème était ce que nous avions de mieux pour vivre cette vie, et qu’il fallait s’en servir dans une perspective verticale. Il suivait les pas de Rudyar, de Ruperti, ou d’Arroyo.

Par exemple, avec la planète Neptune, on a toute une gamme de nuances qui va de l’intuition , à l’art et à la création musicale, à de la tendance au relâchement avec l’alcool, la drogue  entrainant le vol et le mensonge, tandis que pour Mars, on va de l’action juste, à l’agressivité la plus dure toujours selon la situation en signe et aspect. Les aspects sont des palettes pleines de nuances, et il en va ainsi avec toutes les planètes et  les signes qui sont le reflet d’une vision archétypale des mois de l’année, à l’image des douze travaux d’Hercule.

L’astrologie karmique n’est pas une histoire de sorcellerie avec des vies antérieures merveilleuses de prêtres en Égypte et, de sadiques tortionnaires de l’inquisition. Pourquoi ?

Parce qu’on se rend bien compte que dans toute l’histoire de l’humanité, il y a eu plus de victimes que de tortionnaires ! En effet, pour un Hitler ou un Staline combien de millions de morts innocents ,  combien de noyés dans la mer par des passeurs avides, et il faut bien garder en mémoire que parmi les oppresseurs il y a le même nombre de personnes nées le même jour et à la même heure que parmi les oppressés. 

Autre question : quel serait le rythme d’une réincarnation ? C’est une question que pose l’ astrologie karmique  ? Personne ne peut vraiment le dire , et pour cause (sauf le voyant Edgar Cayce, en état “d’hypnose” –  voir dans le blog). Pour savoir combien d’années se sont écoulés en moyenne entre deux vies , en aucun cas on ne peut se servir d’une moyenne en comptant  vingt ans par génération, car pour la durée des vies antérieures, on ne peut pas se fier à des statistiques.

Pourquoi ? Sur un panel de 10.000 personnes recensées dans une généalogie familiale, on dira qu’on vivait  trente ans à quarante cinq ans en moyenne à une certaine époque, mais c’est seulement une moyenne puisque  les enfants qui sont décomptés mourraient souvent avant l’âge de deux ans, de même que leurs mères, Cependant , dans les registres , on peut constater qu’on trouvait de longues vie d’hommes qui font remonter les statistiques (Victor Hugo est le plus connu)  mariés plusieurs fois, qui ont eu une belle descendance, mais  chez les hommes, c’était les guerres qui produisaient des hécatombes.

Par contre, avec l’étude de la (trans) généalogie, nous avons une suite de personnes qui ont des dates de naissances connues, un ADN commun et des thèmes astrologiques portant des aspects communs. On peut donc estimer qu’on se réincarne dans une famille parce que celle-ci réunie des traits de caractère communs sur lesquels nous allons devoir travailler pour polir notre âme :  une âme s’incarne, pour accomplir quelque chose de grand, même dans une petite vie banale et ceci de génération en génération, par l’incarnation d’une âme  dans une lignée.

Pas d’assassins, parce que vous avez un Mars , un Uranus ou une Lune noire trop importante, simplement une vigilance à avoir sur votre comportement , car un astrologue honnête sait que les assassins ont de jolis thèmes de saints tandis que les gens particulièrement actifs pour la communauté, ou pour leur famille  ont des aspects difficiles : il faut seulement admettre que ce sont leurs expériences difficiles qui les ont rendus courageux et pugnaces.

Il est dommageable de  culpabiliser quelqu’un qui cherche à se connaitre, donc à progresser, en l’accablant d’un passé sulfureux. Certains astrologues semblent avoir un malin plaisir à croire que la majorité des gens vivait dans la turpitude, alors qu’ils ont juste passé leur temps à essayer de survivre dans des temps toujours difficiles . Certains s’attaquent aux religions en voulant les remplacer par une vision d’une astrologie sacrée de type bouddhiste, mais bouddha se défendait d’être religieux et le Dalaï Lama lui même , n’encourage nullement à quitter la religion de ses ancêtres.

Ce sont toujours les mêmes vérités qui sont à l’œuvre depuis des millénaires. Certains astrologues karmiques  remplacent par de la sorcellerie les vieilles religions traditionnelles,  et agissent comme si le karmique était un règlement de compte avec le consultant : ce n’est pas cela l’astrologie karmique, or l’astrologie karmique est une intention de l’âme d’aller vers une progression spirituelle, à partir des données du ciel natal rencontrées au moment de la naissance et l’humanité  a besoin de valeurs, pas de dénigrement. Ce ne sont pas les hommes qui changent, ce sont  les techniques qui évoluent , mais il s’agira toujours de lutter contre ses  fameux “démons”  qui sont à l’ intérieur et non à l’extérieur,  en s’appliquant à soi-même ce qu’on a appelé  les lois non écrites. 

 

* l’astrologie bouddhiste explique tout ceci, et le médium Edgar Cayce en a également fournit sans ses lectures, contrôlées par des docteurs

*La Pythie, également appelée Pythonisse,  tire son nom de “Python”, le serpent monstrueux qui vivait dans une grotte à l’emplacement du site actuel aux pieds du Mont Parnasse avant d’être tué par Apollon, “Pytho”, est le nom archaïque de la ville de Delphes.

 

Edgar Cayce, le prophète dormant