La force de la bienveillance : S. O. S.

Matthieu Ricard, français, devenu moine bouddhiste qu’il n’est plus nécessaire de présenter (chercheur en génétique cellulaire), interprète français du Dalaïlama depuis plus de quarante ans, nous parle des vertus de l’altruisme au quotidien.

Dans son livre “Plaidoyer pour l’altruisme” (chapitre 25 : les champions de l’égoïsme) , Mathieu Ricard veut nous nous démontrer que l’altruisme est une nécessité, voir une urgence qui s’impose comme la solution à nos maux contemporains 

“La philosophe Ayn Rand a donné corps à l’individualisme extrême qui va croissant aux États-Unis. Quelles sont les erreurs morales et intellectuelles de sa doctrine. La clé de voute de son édifice est : le désir fondamental de l’homme étant de rester en vie et d’être heureux, il s’ensuit qu’il doit être égoïste.

C’est la faille logique.

“L’altruisme n’est ni sacrificiel, ni facteur de frustration, mais constitue l’une des principales sources de bonheur et d’épanouissement de l’être humain. Comme l’écrivent le père et le fils, l’un généticien, l’autre philosophe  Lucas et Francesco Cavalli-Sforza  : l’Éthique est née en tant que science du bonheur. Pour être heureux, vaut-il mieux s’occuper des autres ou penser exclusivement à soi ? Les recherches ont montré que la satisfaction engendrée par les activités égocentrées  était moindre que celle qui découle des activités altruistes.

Le philosophe James Rachels dit : En vertu de quelle différence puis-je me considérer si spécial par rapport à autrui ? Suis-je plus intelligent ? Ai-je accompli plus de choses ? Est-ce que je jouis plus de la vie que les autres ? Ai-je davantage le droit de vivre et d’être heureux que ceux qui m’entourent ? En conséquence, promouvoir l’égoïsme comme une vertu morale, est une doctrine aussi arbitraire que le racisme. En vérité nous devons nous préoccuper des intérêts et du bien-être  d’autrui pour exactement les mêmes raisons qui nous font nous préoccuper de nos droits et de nos aspirations, de nos joies et de nos souffrances.”

“Pour les fondateurs de la psychanalyse : l’altruisme serait une compensation malsaine de notre désir de nuire… l’agressivité serait un trait indestructible de la nature humaine.

Dans Freud, les sentiments prosociaux naitraient uniquement d’un sentiment de culpabilité et de mécanismes de l’ego, pour gérer les restrictions que la société impose aux pulsions agressives innées de l’individu, ainsi que les demandes du surmoi.

Darwin était au contraire persuadé que le sens moral était inné chez l’homme, et a été acquis au cours de l’évolution. Divers travaux ont montré que le sens moral se manifeste spontanément chez les jeunes enfants* (ici on parle de petits d’âge pré- scolaire qui ne marchent pas encore ou qui commencent à marcher) et n’est pas attribuable à l’influence des parents, aux exigences que la société imposent, comme l’avait dit Freud. Dès le plus jeune âge l’enfant à le sens de l’équité et considère que faire du mal à l’autre est répréhensible…”

“La psychanalyse se décrit souvent comme un moyen de connaissance de soi plutôt que comme une thérapie. Elle s’oppose à toute forme d’évaluation globale de l’efficacité de ses méthodes. Mais un rapport de l’Inserm prenant suffisamment de cas pour évaluer l’efficacité de la psychanalyse, montre que les bienfaits thérapeutiques ont été jugés quasi inexistants en comparaison avec les thérapies comportementales et cognitives, qui elles ont prouvé leur efficacité pour un nombre important de troubles…”

“Le fait de suivre une thérapie psychanalytique entraîne fréquemment une augmentation de l’égocentrisme et une diminution de l’empathie. Moscovici, psychanalyste social, a conclu que dans la plupart des cas, les psychanalystes arrogants, fermés, adonnés à l’introspection, se retirent toujours de la communication avec le groupe. Quant au psychiatre Baruck, il leur reproche de renforcer les conflits interpersonnels dans le mesure où le sujet psychanalysé « voit souvent avec acrimonie, ses proches, ses parents, son conjoint, qu’il rend responsable de ses maux ». Certains sujets deviennent extraordinairement agressifs, sont d’une extrême sévérité pour les autres qu’ils accusent sans cesse, ce qui fait d’eux des individus asociaux. La pratique psychanalytique semble donc atrophier nos dispositions à l’altruisme.”

“Les successeurs de Freud soutiennent que toutes les formes de restrictions et d’obligations dictées par le société ou par nos normes intérieures, entravent notre réalisation personnelle et nous éloignent de notre identité… mais dans ce cas il serait impossible de vivre en société… Une jeune américaine m’a dit : pour être véritablement moi-même, pour être libre, je dois être fidèle à mon ressenti et exprimer spontanément ce qui me correspond et me convient le mieux…”

Or, la véritable liberté ne consiste pas à faire tout ce qui nous passe par la tête, mais à être maitre de soi !

” Gandhi disait : la liberté extérieure que nous atteindrons dépend de la liberté intérieure que nous aurons acquis. Si telle est la juste compréhension de la liberté, notre effort principal doit être consacré à accomplir un changement en nous-mêmes . Cette transformation…consiste précisément à diminuer notre égocentrisme et à cultiver l’altruisme et la compassion.”

Ceci est le véritable programme pour vos bonnes résolutions de premier janvier !

 

*nota : Au départ il s’agit de mettre en présence un enfant qui commence à peine à marcher (moins de 18 mois) qui voit quelqu’un qui fait semblant de taper un autre enfant , au bout d’un petit moment il intervient contre la personne qui fait semblant de taper ; puis  on abaisse l’age des enfants en présence (bébés pas encore en âge de marcher) en montrant des poupées qui sont censées l’une être gentille, l’autre méchante (elle tape l’autre poupée) et,  le bébé comprend laquelle est la méchante poupée et  quand on lui demande d’en choisir une des deux,  il choisit la gentille.

Le jugement et la critique systématique de nos jeunes contemporains

Actuellement,  à cause du réchauffement climatique, que je ne remets pas en doute , les critiques fusent sur la gestion de la planète, comme si la population mondiale avaient eu toutes les clés, au moment où se produisit l’expansion économique.

Il est dangereux de juger et de reprendre des arguments de partis extrémistes qui ont fait des ravages. La mode du dénigrement des anciens fut utilisée, par exemple, par les régimes totalitaires maoïstes et communistes qui ont envoyés les générations des anciens, leurs parents,  bref tout ceux qui avaient vécus avant eux, dans des goulags et des camps de concentration. 

La révolution industrielle qui a transformé le paysage ne s’est pas faite en une génération, qui serait celle d’après guerre. La révolution industrielle  s’est produite à la fin du XIXe siècle, et deux guerres  durant le XXe en Europe , ont donné un arrêt sévère à celle-ci.

On est loin encore du gaspillage, durant cette période, tout est fabriqué en atelier en Europe, le travail à la chaîne en est à ses débuts, inventé aux États-Unis  par Ford en 1910, et déjà le film de Chaplin dénonce les cadences déshumanisantes. C’est peut-être là que va se nicher le plus grand danger du monde moderne, mais cela a fourni du travail à des milliers de gens qui crevaient de faim après la crise.

La première guerre  de 14/18 provoque un stop à l’expansion  en tuant des millions d’hommes en Europe,  puis c’est  la crise de 29, notamment agricole aux USA,  dans le monde occidental, bien qu’on ne parle la plupart du temps que des marchés financiers (film et livre “les raisins de la colère“).

Puis la guerre de 40/45 ravage l’Europe, ici encore pas d’excès :  pas de plastique,  pas de luxe:  du bois, du papier journal,  l’encrier et la plume,  beaucoup n’ont pas de WC à l’intérieur des maisons et peu de gens ont des salles de bains, même à Paris la capitale. Quand les américains débarquent, ils nous considèrent comme une nation d’arriérés qui boivent et ne se lavent pas, dont les femmes sont très légères. Après la guerre, c’est la reconstruction : les gens sont à la rue (appel de l’Abbé Pierre en 1954), il y a un  bidonville à l’entrée de Nice !

De quand date la fameuse évolution qui aurait été catastrophique pour la planète, facile pour la génération d’après guerre et pour leurs parents, qui avaient crevé de faim durant la guerre, en pleine adolescence ?

Tout le monde la situe au moment des années soixante, période à laquelle les femmes n’ont pas encore le droit d’avoir un carnet de chèque et un compte en banque, pourtant en soixante-huit explose une révolution faite par des gens qui n’ont pas de hauts salaires, qui manquent de logements : donc la génération qui a  vingt ans et plus,  vient juste de découvrir des HLM qui remplacent des taudis, et qui  pour beaucoup ont leur première salle de bain. La-dedans, il fallait loger les rapatriés d’Algérie, mais les Harkis eux, attendront encore plus dans des camps hâtivement bâtis  !

Ici encore les “baby boomers” ne sont pas des privilégiés dans leur grande majorité.  Le mouvement hippie réclamait déjà le retour à la terre,  en même temps que la fin de la guerre au Vietnam, preuve que déjà on se méfiait du progrès (or ce mouvement est vite réprimé par les bien pensants du politiquement correct, qui en parlent encore aujourd’hui dans les milieux politiques comme d’une catastrophe).  Beaucoup d’entre eux n’ont jamais changés, ils n’ont pas adoptés les habitudes de consommation, ce qui n’est pas le cas de leurs enfants et petits-enfants équipés de tous les derniers gadgets du monde actuels qui sont autant de déchets qu’il faudra recycler.

Aujourd’hui , tous les jours, je vois des millénials*, premiers concernés, utiliser des sacs  et des bouteilles plastiques.  Aujourd’hui, à la COP 25*, des responsables élus démocratiquement, font des promesses pour 2050, lorsqu’ils ne seront plus aux affaires et on ne voit aucune avancée significative, alors qu’il n’y a bientôt plus de banquise, le seul but des élus étant de pouvoir continuer à faire du commerce par de nouvelles voies enfin navigables ! Il est clair que ce n’est pas le zéro déchet  de “madame tout le monde”,  qui va pouvoir concurrencer l’augmentation du trafic maritime en Arctique à commencer par l’afflux de touristes qui ferait mieux de rester chez eux.

Mais qui aurait pu deviner que tout ce progrès , si pratique qui allait permettre d’avoir une vie plus facile, allait mettre notre monde en péril ?

La génération des années quarante et cinquante a travaillé pour la paix en Europe, elle a travaillé pour la prospérité, la croissance, qui a permis la survie et la santé de ces jeunes  qui les critiquent. La responsabilité est collective, l’intègrisme d’une pensée unique est toujours dangereux : faire la part de choses est le moins qu’on puisse faire.*jeunes qui ont eu 20 ans en 2000

 

*Article du Monde du 15 décembre: “La COP25 s’achève sur des avancées quasi insignifiantes dans la lutte contre le changement climatique”

 

 

L’Hiver 1709, il y a trois cents dix ans

En regardant un vieux film sur Louis XIV, j’ai appris que les froids extraordinaires ne dataient pas d’aujourd’hui ; en faisant des recherches rapides, j’ai trouvé cette documentation de  la météo ; pourquoi n’en parle-t-on  jamais ?

L’information est facilement accessible sur internet, et il s’agit d’une source fiable de la météo.

“L’hiver 1708-1709 est resté dans la mémoire collective comme « Le grand hiver » auquel il convient de se référer en cas d’hiver très froid.

Pourquoi cet hiver a-t-il marqué durablement les esprits ?

 

Quel était le contexte socio-économique et politique de l’époque ?  Questions à l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie.

Le Roy Ladurie : Il a en tout cas été marqué par des périodes de froid exceptionnelles, pour autant que les données de l’époque nous permettent d’en juger. Au cours du XVIIe siècle, les premiers appareils de mesure de la température, apparus vers 1567, se sont perfectionnés et leur usage s’est répandu progressivement.

Ainsi, pour 1709, on dispose de séries de mesures, notamment à Paris où le mathématicien et physicien Philippe de la Hire les consigne plusieurs fois par jour dans des « journaux » conservés à l’Observatoire de Paris. Le médecin et botaniste français Louis Morin établit pour sa part des relevés de températures, conservés à la bibliothèque de l’Institut, trois ou quatre fois par jour, du 1er février 1665 au 13 juillet 1716. Cependant, à l’époque, le point de référence pour le 0°C, la valeur intrinsèque du degré, le type de thermomètre, les conditions de mesure et d’étalonnage… sont loin d’être définis. Les données brutes dont nous disposons doivent donc être « retravaillées » pour pouvoir être comparées aux mesures actuelles.

Elles sont cependant cohérentes entre elles et avec les nombreux témoignages écrits dont on dispose. Elles confirment qu’un froid exceptionnel a régné certains jours, notamment le 6 janvier 1709. Mieux encore, elles mettent en évidence des alternances de périodes douces et de froid intense entre octobre 1708 et avril 1709.

Les travaux de Jean-Pierre Legrand et de Maxime Le Goff, chercheurs au CNRS, sur les mesures de Louis Morin, donnent une idée plus précise du froid qui a sévi. La vague de froid qui démarre le 6 janvier 1709 s’étend sur onze jours avec des valeurs minimales entre -15°C et -18°C à l’exception du 17 janvier où elle n’est que de -7,5°C.

Le dégel s’amorce le 24, avant une nouvelle vague de froid, du 4 au 10 février avec des températures minimales de l’ordre de -5°C. Les températures remontent ensuite de manière spectaculaire pour atteindre 12°C avant de rechuter entre le 21 février et le 3 mars avec un minimum de -13,5°C le 24 février. Les observations de Louis Morin sont extrêmement complètes, puisqu’il indiquait également la pression (alors mesurée en pouces et en lignes) ainsi que le vent. On identifie ainsi des périodes anticycloniques associées à un vent d’est ou d’est-nord-est soutenu, qui sont sensiblement en phase avec le début des périodes les plus froides.

L’historien Marcel Lachiver a, pour sa part, en confrontant les témoignages oraux et les mesures disponibles à Paris, Montpellier, Bordeaux et Marseille, identifié sept vagues de froid successives. Il insiste sur le caractère extrêmement délétère pour la végétation de ces alternances de périodes de douceur et de grand froid.

Météo-France : Que nous apprennent les récits de l’époque ? Le Roy Ladurie : Les témoignages écrits abondent dans les paroisses, les villes, les hôpitaux et à la Cour de Louis XIV. Le Duc de Saint-Simon qui, d’ordinaire s’attache plutôt à dépeindre la vie à Versailles, souligne, à plusieurs reprises, le caractère exceptionnel de l’hiver 1709 avec, par exemple, mention des rivières solides jusqu’à leur embouchure et [des] bords de mer capables de porter des charrettes. Pour donner une idée de l’intensité du froid, il précise que l’eau de la reine de Hongrie, les élixirs les plus forts et les liqueurs les plus spiritueuses cassèrent leurs bouteilles. Il insiste sur les pertes subies en matière d’arbres fruitiers y compris la vigne, sur la cherté du pain en accusant le contrôleur général des finances, Nicolas Desmarets, de couvrir les spéculateurs. Il raconte aussi comment la décision de semer de l’orge pour remplacer les blés d’hiver détruits permit d’éviter la famine. Les émeutes de subsistance sont commentées plusieurs fois dans ses écrits. Saint-Simon ne résiste pas au plaisir de nous conter la mésaventure de Monseigneur (le fils aîné de Louis XIV) dont le carrosse est assailli…par des femmes en grand nombre, criant du pain, alors qu’il se rendait à l’Opéra, et qui, du coup, n’osa plus se rendre à Paris. Le mémorialiste fait également état de la triste condition des Armées du roi : les officiers particuliers mouraient de faim avec leurs équipages. Dans La clef du cabinet de mars 1709, qui ne traite habituellement que de politique étrangère, on trouve, outre une chronologie précise de l’arrivée du froid sur le royaume, cette mention : il est mort partout une infinité de personnes de tout sexe & tout âge, principalement des enfants & des vieillards, parmi ceux qui n’avaient pas les commodités de se garantir contre un froid si extraordinaire, on a trouvé des familles entières mortes de froid…

Plus près du peuple, les registres paroissiaux abondent en descriptions apocalyptiques de la période. Ils insistent sur les difficultés à procéder aux enterrements mais ne manquent pas d’insister sur les œuvres de charité organisées pour subvenir à la détresse des plus pauvres, notamment les distributions des potages par les dames les plus aisées.

Météo-France : Quelles en ont été les conséquences démographiques ? Le Roy Ladurie : Le nombre de décès liés à la crise de 1709 avoisine 600 000. Selon M. Lachiver, environ 100 000 personnes seraient mortes du froid au premier trimestre 1709, 200 000 personnes seraient ensuite décédées suite à la malnutrition jusqu’à l’automne 1709. On enregistre 300 000 décès liés aux épidémies (dysenterie, typhoïde, typhus, scorbut …) particulièrement meurtrières sur des individus sous alimentés jusqu’en 1710. Toutes les tranches de la population ne sont pas également touchées : les plus pauvres, les enfants et les plus âgés sont les plus vulnérables.

Ces chiffres, bien que très élevés, ne sont cependant pas comparables à ceux observés en 1693-1694. Sur cette période, les historiens s’accordent pour évaluer à plus de 1.300 000, le bilan d’une hécatombe due à des récoltes catastrophiques en lien avec un printemps 1693 très pluvieux et un échaudage à l’été qui ruinent les moissons alors que celles de 1692 étaient déjà déficitaires.

Météo-France : Que fait Louis XIV face à cette situation exceptionnelle ? Le Roy Ladurie : En 1709, la France est en guerre depuis février 1701 pour la succession d’Espagne et la situation économique du pays est loin d’être florissante. Cependant, le pouvoir politique, qui avait été pratiquement sans réaction lors de la crise de 1693-1694, prend des mesures : interdiction d’exporter du blé (décembre 1708), autorisation de resemer de l’orge (avril 1709), recensement des stocks de céréales (avril 1709), contrôles visant à freiner la spéculation, châtiments exemplaires pour les contrevenants, expulsion des mendiants étrangers à la ville, contributions spéciales pour des bureaux de bienfaisance ou des comités de charité, distribution de soupes, ouverture d’ateliers publics…

Le pays va cependant connaître plusieurs émeutes de la faim à Paris et surtout en province, dès février 1709 et ce jusqu’à la fin de l’été. Jean Nicolas en dénombre 10 en février, 28 en mars, 57 en avril, 49 en mai, avant que leur nombre ne décroisse progressivement. Il insiste sur le fait qu’elles sont particulièrement violentes en province comme à Reims, Tours, Toulouse, Rouen, Caen, Saint-Flour. Les femmes, qui protestent contre le prix exhorbitant du pain, sont souvent en première ligne et la répression qui s’abat sur les manifestants ne les épargne pas. Une ouvrière en soie est ainsi pendue en représailles sur la place du grand marché à Tours. À Paris, les émeutes sont, paradoxalement, moins violentes, à l’exception de celle d’août 1709, où les autorités se retrouvent incapables de gérer l’affluence de volontaires pour effectuer des travaux de terrassement en échange de pain.

D’après Saint-Simon, le Roi semble avoir été affecté par les Placards affichés dans Paris et les pamphlets qui se multiplient. Pour autant, son principal souci semble avoir été d’arrêter une guerre qu’il n’a plus les moyens de continuer. Son « Appel au Peuple », lu, en juin 1709, dans les Églises, et par lequel il justifie sa décision de poursuivre la guerre et sollicite le soutien des Français, traduit les limites de la monarchie absolue qu’incarnait jusqu’alors Louis XIV. 

Météo-France : Pourquoi cet hiver a-t-il marqué la mémoire collective ?Le Roy Ladurie : Cela peut paraître étonnant, car, il y a eu des hivers tout aussi sévères, voire plus, avant et après, d’un strict point de vue climatologique (températures, nombre de jours de gelée…). Citons, par exemple, les grands hivers du bas Moyen-Âge (1315, 1420,…) mais aussi celui de1788-1789 où on enregistre le record historique du nombre de jours de gelée à Paris (86 jours de décembre 1788 à février 1789), les hivers 1829-1830, 1879-1880, 1916-1917, ou plus près de nous ceux de 1956.

Pour autant, l’hiver 1708-1709 est resté dans la mémoire collective. Il a été abondamment décrit et étudié. Il intervient dans un contexte de guerre qui a appauvri la France et les Français. Les grands hivers qui suivront lui sont toujours comparés. Peut-être parce qu’il signe la fin des grandes mortalités : après 1709, les décès se compteront en milliers ou en centaines, plutôt qu’en centaines de milliers.”

Actuellement il s’agit de bouleversements climatiques chauds, mais si la mer est refroidit par la fonte des glaces du pole, nous allons avoir la disparition du golf stream qui réchauffe les continents, aussi finiront -nous par avoir froid !

 

Bibliographie

Legrand JP., Le Goff M., 1992. Les observations météorologiques de Louis Morin entre 1670 et 1713, Monographie de la Direction de la météorologie nationale, n°6.

Lachiver M., 1991. Les années de misère- La famine au temps du Grand Roi. Paris, Fayard, 566 p.

Dupâquier J., 1991 Histoire de la population française – De la Renaissance à nos jours. Vendôme, Presses universitaires de France, 601 p.

Le Roy Ladurie E., 2005. Histoire humaine et comparée du climat – Canicules et glaciers XIII°-XVIII°. Paris, Fayard, p509-518.

http://www.meteofrance.fr/actualites/68588294-histoire-le-grand-hiver-1709

Le zéro déchet de l’écologie en question

Je vais vous parler “d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître”, pas si rose que les nostalgiques voudraient nous faire croire.

Qui va être en première ligne du zéro déchet en question ?

Qui sont les grands responsables des déchets ?

Qui montre-t­-on du doigt pendant que les autres s’en moquent ?

Les femmes et leurs protections hygiéniques, les femmes et les couches pour bébés, les pilules contraceptives qui nous ont protégé des avortements , les hormones qui ont soulagé notre ménopause !

Qui trie, porte, à la poubelle  dans des sacs non recyclables, parce que les autres sont trop chers ? Les femmes ! Qui met encore sur le marché, des sacs non recyclables : les fabricants !

Pourtant, il serait déjà simple, à la fabrication, de ne pas mettre du chlore, ni du parfum dans les produits pour l’hygiène corporelle : on s’en fiche, si on se change on ne sent pas, à moins que quelqu’un ne mette le nez dessus. La phobie des odeurs fait de nous, des animaux à sang froid.

Pour recycler les déchets , il faudrait qu’on fasse des collectes et des usines une fois que les déchets sont triés : où sont les usines ? Les déchetteries peuvent tout recycler mais il faut de l’argent pour les construire.

Avez-vous lavé des couches de bébé à la main, la machine à laver n’étant pas équipée d’égouts, avez- vous essayer d’enlever le sang à la main , et vu vos serviettes rougies qui trempent dans un seau, comme nous, lorsque nous étions jeunes (c’est pas si vieux) ?

Le kleenex, fut une invention merveilleuse ! Qui a eu un rhume et a été obligé de décoller les mouchoirs de la morve de son nez ? Comment se passer de tout ce progrès extraordinaire, pour notre bien-être !

Les torchons c’est bien, ça ressert, mais le Sopalin c’est mieux : avant on prenait du papier journal pour essuyer le gras des plats et on mangeait l’encre !

Enlevez les colorants, les parfums, les produits chimiques, et refaites nous les produits de base des années soixante-dix !

Ce sont  les femmes qui achètent les produits sous vide, scellés comme des coffres-forts, alors qu’un simple papier huilé suffit !

Et la voiture sans essence qui polluerait moins, alors qu’on se sert de batteries au lithium qui polluent plus ? Va-t-elle  transporter mes déchets de jardinage pour aller à la déchetterie, va-t-elle transporter les charges de bois de chauffage ? C’est une voiture de célibataire citadin.

Les femmes vont-elles être montrées du doigt parce qu’elles vont au super-marché  remplir les caddies de la semaine, qu’elles mettent dans le coffre  dune voiture usagée parce qu’elles sont les seules à être payé 20% de moins que les hommes ? Faut-il qu’elles fassent les courses d’une semaine en vélo (électrique), sous la pluie, dans des supermarchés à la périphérie des villes ?

Faut-il aller à pieds vers des services sociaux qui fuient les campagnes, où il n’y a pas de transports en commun ?

Faut-il que les grands- mères promènent leurs petits enfants, encore bébés  à trottinettes (électriques donc au lithium), un dans les bras, un sur le dos ! Au final , on remplace la pollution au pétrole par la pollution au lithium : à qui profite le deal ?

Et la défense des animaux pour sauvegarder la planète ? Les loups sont à Hyères,  plage du bord de mer, du Var et dans les villages des pré-Alpes (je l’ai vu) : comme c’est mignon, ils mangent les agneaux ! 

Cessez plutôt d’abandonner les chiens dans les refuges, au moment des vacances !

Greta Thunberg qui traverse l’ océan en toute simplicité,  dans un bateau qui a couté des millions d’euros, bateau qui a fait le retour avec des skippers qui sont venus en avion pour le ramener d’où il venait, nous donne des leçons !

De qui  se moque-t-on ? Un peu de réalisme et moins de culpabilisation. Les changements doivent venir des fabricants qui eux suivent le vent, mais le vent d’où qu’il souffle fait toujours des dégâts, la preuve.

Boris Johnson versus Donald Trump : étonnant !

Trump est né le 14 juin 1946 à New York, à 10H54, il est Soleil Gémeaux, ascendant Vierge à 1° (il lui reste tellement de beaux atouts du Lion amoureux du luxe, et de la gloire qu’on se pose des questions sur l’exactitude de l’heure de naissance).

Boris Johnson est né le 19 juin 1964 à New York à 14 h (voir biographie traduite de l’anglais,  à la fin qui montre qu’il n’est pas d’origine simple comme prétendent les journalistes !).  Johnson est Gémeaux, ascendant Balance, nous avons deux personnes qui sont Soleil en Gémeaux le maitre est Mercure.

Les Soleils sont conjoints et conjoints à leur nœud nord respectifs également conjoints : l’aspect soleil nœud nord  fait en général les gagnants ! Mercure, le maitre se situe en conjonction au Soleil pour Johnson, en maison IX, et en Cancer en X pour Trump. Dans les deux cas, les Soleils et les Mercures sont proches et entourent les MC ! (vous pouvez voir ceci sur le thème comparatif).

L’un pourrait être le père de l’autre : il est clair que Trump a un ascendant sur Johnson parce qu’ils ont des affinités :Trump encourage Johnson à quitter l’UE le plus rapidement possible pour récupérer des marchés pour se faire réélire, ce qui laissera tout loisir à Trump de pratiquer du commerce à sa main du fait du vide laissé par l’absence de négociations (deal) avec l’UE , ce qui va plonger la GB, tout de suite dans une suite de problèmes d’approvisionnement , dans un manque à gagner :  Johnson va dissoudre le parlement puisqu’il n’a plus la majorité (depuis hier) et convoque de nouvelles élections. Cette façon de passer outre, est totalement Gémeaux,  n’est ce pas ce qu’à fait Trump depuis qu’il est en poste ? Les gémeaux sont les rois du commerce.

Comme je l’ai dit, leurs axes nodales sont conjoints quoique dans des signes différents, et on peut voir que la lune noire de Johnson est conjointe à la lune noire de Trump (17°/4°), ce qui implique une attirance physique forte (vies antérieures ?). Trump a un Soleil conjoint Uranus qui se met sur le Soleil de Johnson et Johnson met sa planète Uranus (et Pluton) sur l’ascendant de Trump, leur besoin de changement se rencontre, mais leur idéal n’est pas aussi spirituel qu’Uranus pourrait le faire croire.

Leur Pluton font un semi-sextil , ils sont d’accord pour leur révolution commerciale, ils sont capables de faire sauter la banque, du moment que c’est pour eux. Leurs Jupiters,  l’un  en Taureau, l’autre en Balance sont dans les signes de Vénus : ils ont des désirs sinon semblables du moins assez proches : prendre de l’expansion, mais étonnamment, c’est Trump qui a Jupiter en Balance, signe du bien être social, tandis que les désirs de Johnson sont plus terre à terre, en Taureau. Trump en fin de vie qui a déjà réussi , il posséde Jupiter dans sa maison II, il veut sans doute apprendre à Johnson comment faire ,lui qui a Neptune en II en Scorpion, signe de tractations souterraines dissimulées, et de possibles déboires financiers ,  à moins que Trump ne profites de sa naïveté neptunienne. Johnson risque d’apprendre à ses dépends, on le verra dans les prochaines semaines quand il n’aura plus le choix

Le fait de récupérer des marchés via les EU masque les pertes qui seront dues au Brexit sans négociations ; Trump se frotte les mains à l’idée de s’épanouir dans les pays amis de l’ancien Commonwealth britannique avec lequel la GB a gardé des liens privilégiés.

Les valeurs d’humanité qui ont été véhiculées jusqu’ici sont piétinées par le repli identitaire, basé sur un référendum qui n’a pas attiré la majorité de la population aux urnes ; du coup la GB est divisée au moment où l’on a célébré les combats contre le nazisme à grands renforts de moyens, la division n’a jamais été aussi grande politiquement. Trump a d’ailleurs fait ressortir nos divisions plus que nos alliances, au moment où cela l’arrangeait, il s’apprête à recruter un voyageur de commerce.

Trump a Vénus conjointe à Saturne, maitre de Jupiter, ce qui montre qu’il n’a pas eu tout ce qu’il voulait en tout cas pas aussi facilement qu’il ne le prétend quoiqu’il en dise, (notamment au niveau sentimental) tandis que Johnson a une conjonction Soleil -Vénus maitre de Jupiter, qui a fait de lui un maire de Londres très apprécié, ce qui l’a aidé à prendre le pouvoir et la force de Vénus est grande  puisque Vénus est maitre de son ascendant (peu de gens savent qu’il était sourd dans sa jeunesse, d’où peut-être une tendance à ne pas vouloir entendre : Chiron est à 19° en Poissons, dans sa maison VI opposé à son maitre Neptune).

En parlant des négociations avec  l’Europe, il a employé l’expression “faire la mendicité” ce qui montre qu’il a clairement pris le partie de snober les européens, il est clair qu’il est résolument l’ami de Trump, ce populiste qui créé la désunion partout où il passe.

Le 3 septembre 19, au parlement, l’Ecosse et l’Irlande du nord ont mis un stop à son coup politique, des députés conservateurs ont votés avec les démocrates libéraux :  Boris Johnson Va-t-il réussir ?

biographie de Boris Johnson : BJ est l’aîné de quatre enfants de Stanley Johnson un membre conservateur du parlement européen et employé de la commission européenne et de la banque mondiale, et de Charlotte Fawcett, la fille de sir Fawcett, avocat et président de la commission européenne des droits de l’homme. Du côté paternel, il est l’arrière petit fils de Ali Kema Bey, un journaliste turc, ministre de l’intérieur du gouvernement de Damt Ferid Pasha, grand vizir de l’empire ottoman, qui a été tué durant la guerre d’indépendance turque en 1922.

“Johnson is the eldest of the four children of Stanley Johnson, a former Conservative Member of the European Parliament and employee of the European Commission and World Bank, and the painter Charlotte Johnson Wahl (née Fawcett), the daughter of Sir James Fawcett, a barrister and president of the European Commission of Human Rights. On his father’s side, Johnson is a great-grandson of Ali Kemal Bey, a liberal Turkish journalist and the Interior Minister in the government of Damat Ferid Pasha, Grand Vizier of the Ottoman Empire, who was killed during the Turkish War of Independence in 1922. ”

 

Vous pouvez voir l’analyse de D. Trump dans l’article  du 14/06/2018 dans les archives.