Les soixante ans en question

Je repasse cet article qui est manifestement encore plus d’actualité.

Si je prends soixante-ans comme point de départ,  c’est parce qu’on assiste à la mise à la casse de plusieurs classes d’âge, toutes résumées par le mot ainés, anciens ou pire vieux, sous prétexte de les protéger, en les écartant des décisions et des visions du futur de la période (excepté ceux qui ont des responsabilités). Je vais un peu provoquer ici, et cela n’a pas à voir avec le confinement, mais avec une mentalité qui ferait bien d’évoluer ;

Ce fourre-tout dans lequel on met les ainés est actuellement désuet étant donné qu’il couvre deux tranches d’âge de vingt ans et plus : de 60 ans à  84/85 ans (tranche dans laquelle la plupart des gens sont valides) , de 84/85* à 100 et  (et là tout dépend vraiment de la santé) . On assimile les personnes fragiles à la tranche d’âge,  si l’on veut bien comparer avec à l’autre versant, les jeunes entre un et 25 ans et, 25 et soixante ans (que faire de ceux  qui commencent à avoir des pathologies dès leur jeunesse). Ces tranches d’âge n’ont rien  à voir l’une avec l’autre ; même si on sait bien que celle de 1 à 25 n’est pas comparable aux autres mais la sociologie a un coup dans l’aile, car les choses évoluent très vite, la société évolue, la médecine fait des progrès, on ne se soigne  pas tous de la même façon, (et ça fait du bruit) on ne mange pas de la même façon, et on ne vit pas tous au même endroit donc on n’a pas les mêmes résultats, et je dirais surtout certains sont plus raisonnables que d’autres.

Il se trouve donc des personnes à risque, dans toutes les tranches d’âge,  même si quand même, les facteurs de vieillissement sont un constat évident de fragilité. On a vu disparaitre énormément de personnes qui avaient dépassé les quatre vingt-ans sans avoir le virus, ce qui prouve qu’elles se portaient relativement bien somme toute :  la dessinatrice Claire Bretecher 80 ans, Guy Bedos 85 ans, Michael Lonsdale 89 ans, Juliette Gréco 93 ans, Mady Mesplé 89 ans, Jeanine Reiss la maitresse de chant des divas, 99 ans, Annie Cordy, 94 ans, Pierre Viot, Président du Centre national du cinéma , Président du festival de Cannes, Président de l’Opéra Bastille, 95 ans, Pierre Troisgros à 92 ans, Christian Poncelet à 92 ans, Roger Carel à 93 ans, et diana Rigg à 82 ans…

La fragilité qui a provoqué la mort dans les maisons de retraite ne venait peut-être  pas toujours de l’âge, elle venait peut-être de la vie en vase clos, sans mouvements, sans promenade, encourageant la diffusion du virus (tous dans la même pièce devant la télé !).

Mais la grande question, c’est la population active , même si elle est handicapée par une maladie chronique  (quid des caissières, des infirmières) qui doit aller travailler, et a besoin  de faire garder ses enfants par les grands parents (les fameux “fragiles”) qui les ont reçu durant  les sacro-saintes vacances  d’été,  dans un pays exsangue,  alors qu’il aurait mieux valu travailler pour rattraper le temps perdu.  Mais comme si de rien n’était après le télé-travail, le chômage partiel, le chômage tout court, il fallait alimenter le tourisme durant un congé annuel (mérité pour ceux qui ont continué à temps plein pour s’occuper des autres).

C’est la guerre au virus ! En guerre on prend des vacances ? Et voilà que cela recommence  déjà, avec les petits congés (Toussaint et Noël dans ce pays laïque) alors  que certains enfants n’ont pas eu d’écoles du tout depuis le début de l’année, que les bars-restaurants seront fermés, de même que les salles de spectacles. Ne marche-t-on pas sur la tête ?

Tout cela pour en venir à la réflexion que dans cette affaire d’âge , les astrologues ne fontpas mieux ;  l’astrologie dans la plupart des livres  n’analyse pas  au-delà de cinquante neuf ans,  second retour de Saturne,  et je rends hommage à Astrid Fallon qui dans son livre Cycles et calculs astrologiques (paru en 1998) donne les cycles planétaires des transits génériques jusqu’à 88 ans. Ces repérages des transits difficiles sont intéressants pour comprendre nos moments importants et il est bon de les connaître.

De quoi s’agit-il ?

Il faut savoir  comme je le dis par ailleurs, que nous naissons tous à un instant T,  moment où les planètes tournent dans leur cycle habituel et incessant , la différence entre nous tenant au fait que  nous ne soyons pas nés au même moment, ni dans le même lieu, et que même si cela se produit nous ne naissons  ni dans les mêmes circonstances socio-économiques, ni avec la même hérédité, ce qui fait que même si nous avons le même  ascendant , cela ne fait pas de nous des êtres identiques.

Que se passe-t-il dans la manifestation de la vie ?  Les planètes extérieures bougent et font des transits sur les planètes de notre thème.

Remontant en sens inverse, les axes des noeuds  en transit (qui sont communs à tout ceux qui sont nés au  même moment) rencontrent nos planètes natales, et faisant des aspects éveillent en nous des alternatives, qui paraissent des fatalités : à ces moments-là, nous faisons face à des moments tests, que nous proposait déjà notre naissance, puisque ces moments sont inscrits dans le déplacement des planètes.

Astrid Fallon, dans son livre Cycles et calculs astrologiques part donne les rendez-vous des planètes lentes transpersonnelles avec les planètes lentes de notre théme à partir d’un an et s’arrête à 88 ans, ce qui est un gros travail ; les analyses rapides sont les miennes que vous trouverez. Il va sans dire que les effets seront différents , n’ayant pas le même impact, selon vos dominantes de tempérament, de santé. Par exemple, un Saturnien est plus affecté par le retour de Saturne d’un Uranien et n’a pas les mêmes problémes de santé.

Comme certaines personnes sont encore valides après cette période, je m’emploierai à donner les suivantes sur demande. Mais il faut aussi savoir que toute interprétation de thème , dépend des gérants des planètes, de leur importance dans le thème, même si Saturne est un limitateur , Jupiter un bénéfique,  Pluton  le grand transformateur, Neptune le grand rêveur (le rêve à son importance), et que d’autres transits peuvent soutenir.

Voici les moments après 60 ans que nous avons en communs. Se produisent à :

61  ans : Saturne semi-sextil Saturne, Jupiter sextil Jupiter ; on agit avec discernement, structuration et responsabilité,  avec optimisme, c’est un moment agréable comme après toutes les dizaines qui nous font un peu déprimer.

62 ans : Jupiter carré Jupiter, attention à ne pas avoir trop de confiance en soi avant d’agir car ici on peut avoir un grand moment de doute

63 ans : Jupiter trigone Jupiter , Uranus carré Uranus, Jupiter donne des ailes, et l’on veut faire des changements, on est très agité, pressé, nerveux à cause d’Uranus qui se met en travers

64 ans : Saturne sextil Saturne , action avec discernement, structuration et responsabilité

65 ans : Jupiter opposé Jupiter : attention à ne pas avoir trop de confiance en soi, on risque l’explosion comme la grenouille

66 ans : Saturne carré Saturne  ; on refuse les limites,  les lois, les responsabilités

67 ans : Jupiter trigone Jupiter ; Jupiter donne des ailes, et l’on veut faire des changements,

68 ans : Jupiter carré Jupiter ; attention à ne pas avoir trop de confiance en soi avant d’agir, si l’on peut attendre, attendre le sextil

69 ans : Jupiter sextil Jupiter : optimisme et action ; Saturne trigone Saturne : prises de responsabilités   Neptune quinconce Neptune : on se pose beaucoup de questions sur les idées, on se sent mal, on est fragilisé par le doute à l’aube du changement de dizaine

70 ans : Uranus sextil Uranus ; tout va bien, on peut faire les changements

71 ans : Jupiter conjoint Jupiter ; on retrouve son Jupiter natal,  optimiste mais pas trop, et finalement on est toujours là, rien n’a changé

72 ans : Saturne quinconce Saturne ; les limites me gênent,  ça me dérange, mais je les respecte, ou pas, après tout si on ne fait pas ce qu’on veut à cet âge…

73 ans : Jupiter sextil Jupiter : ici on peut agir, les choses peuvent être faciles

74 ans : Jupiter carré Jupiter, Saturne opposé Saturne ; ici ne pas forcer les choses, ça ne passe pas

75 ans : Jupiter trigone Jupiter ; on se sent bien (sauf autres aspects), bien que ce soit la tranche

76 ans : Saturne quinconce Saturne ; les limites me gênent mais je les respecte et ça me dérange, j’ai déjà connu ça

77 ans : Jupiter opposé Jupiter : attention à ne pas avoir trop de confiance en soi, on risque l’explosion ; Uranus semi-sextil Uranus : un peu de remue-ménage pour rien

78 ans : Saturne trigone Saturne ; total accord avec soi au niveau de la responsabilité, de l’ordre

79 ans : Jupiter trigone Jupiter : on se sent bien (sauf autres aspects)

80 ans : Jupiter carré Jupiter, Saturne carré Saturne : Moment difficile qui dépend de la place des deux planètes dans le natal, et du ciel à l’extérieur, ici il ne faut pas tomber dans la déprime, l’avenir peut paraitre difficile, c’est la dizaine de la décade qui souvent fait venir ou accentue des fragilités physiques.

81 ans : Jupiter sextil Jupiter ; optimisme et action , on a passer le cap des 80 et on est encore là, plus de peur que de mal !

82 ans : Neptune opposé Neptune :  peut donner de l’inspiration, peut donner de la déprime, désillusion,

83 ans : Jupiter conjoint Jupiter ; on retrouve son Jupiter natal donc  optimisme ; avec Saturne sextil Saturne : peut aider à la réalisation de projets

*84 ans : Uranus conjoint Uranus : la violence d’Uranus fait que beaucoup de gens disparaissent à cet âge, c’est un difficile retour sur soi, selon le placement d’Uranus dans le thème, si fort qu’il peut déclencher une révolte que la santé peut ne pas supporter , il faut se raisonner et attendre l’an prochain !

85 ans : Jupiter sextil Jupiter ; ici on peut agir, les choses peuvent être faciles

86 ans : Jupiter carré Jupiter , ici ne pas forcer les choses, ça ne se passe pas comme on voudrait ;  Saturne semi-sextil Saturne : on peut être raisonnable , tout dépend du lieu de Saturne

87 ans : Jupiter trigone Jupiter ; attention à ne pas avoir trop de confiance en soi , avant d’agir

88 ans : Saturne conjoint Saturne : en paix avec ses idées, ses lois, ses principe.

Nota  :  disparus cette année.

https://information.tv5monde.com/terriennes/claire-bretecher-une-feministe-incarnee-84443

 

 

 

 

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L’axe VI/XII, l’axe Vierge-Poissons , la polarité

On ne pense pas assez à la polarité lorsqu’on analyse un thème, le balancement entre le signe où se situe une planète et le signe en face est naturel de l’autre côté de l’axe,  et encore plus, lorsqu’ il y a des planètes des deux côtés de l’axe de signes.

La Vierge se situe face au signe des Poissons, et ceci leur confère  pas seulement des différences, des oppositions mais aussi des ressemblances, des interactions dues à la projection , à l’effet miroir dont on parle en psychologie

La polarité, représentée par le signe opposé, critique, concret et efficace de la Vierge, influe sur les Poissons qui sautent dans les traits les plus matériels de ce signe tout en étant  fondamentalement différent, puisque les Poissons sont distraits, laxistes et rêveurs, tandis que la Vierge est efficace, concentrée, sérieuse et intègre. Aussi les Poissons comme les Vierges s’intéressent à la santé, et particulièrement à la médecine naturelle. C’est la raison pour laquelle, on voit tant de ces signes, dans les professions de service et de soins,  propres à l’axe VI/XII.

On constate donc qu’il y a de l’un dans l’autre. Ce qui fait que lorsqu’on rejette quelque chose violemment, il faut se demander pourquoi, car on y projette une ombre qui se situe en nous. Je ne parle pas de traits de caractère excessifs, mais d’aspects subtils, il n’est pas nécessaire de tomber dans l’exagération : comme la propreté de la Vierge versus le prétendu négligé des Poissons, qui devient une tendance à la maniaquerie voyant la saleté, la négligence dans tous les domaines dès que les choses ne sont pas comme elle le voudrait, s’étendant ensuite  au besoin d’un ordre parfait qui à un niveau immatériel, devient croisade contre un prétendu laxisme.

La Vierge dans ce cas ne respire pas, alors qu’on lui suggère  en face, de lâcher prise sur sa nécessité de vouloir un monde organisé jusque dans les moindres détails. Aussi cette détestation, n’est que le reflet d’une permission que ne se donne jamais, la Vierge, pensant qu’elle seule est capable de faire, d’organiser, et qui finalement ne compte que sur elle parce qu’il n’y a qu’elle qui sait ce  qui est bon dans telle ou telle situation, et si elle a un fort Saturne, elle sera complètement confinée dans son rôle, de martyr de la société.

Ainsi , heureusement que le signe des Poissons, régit par Neptune se trouvent en face, cela va faire l’artiste, le réalisateur de cinéma, la diva, le musicien.

Cédric Klapisch, est né le 4 septembre 1961 à 6 h 55 à Neuilly-sur-Marne. Ce cinéaste  a fait des films qui pourraient être des films de femmes (on note une majorité de planètes en signes féminins) tant ils sont marqués de sensibilité et de finesse , parmi lesquels ” L’auberge espagnole”, “Le péril jeune”,  “Les poupées russes”, “L’arnaqueur”, “Casse tête Chinois”, “Ce qui me meut “, “Chacun cherche son chat” et son dernier film “Ce qui nous lie”. La caméra est un deuxième œil qui perçoit des nuances que ne voient pas nos yeux, car elle cadre un champ restreint, précis,  pouvant montrer des choses imperceptibles.

Il possède le Soleil dans le signe de la Vierge, l’ascendant, un amas et le MC en Gémeaux : Mercure  est bien représenté.

Sa Vénus en Lion (l’art, la création) est en opposition (dissociée) à partir du signe du Lion (le jeu),  avec Jupiter-Saturne en Capricorne . 

Sa Lune en Cancer en X (inspiration, popularité) est trigone à Neptune.

Uranus qui est  conjointe au  nœud nord en XII dans la maison équivalente aux Poissons, indique une originalité qui s’exprime  au niveau des sentiments intimes ;  la question de l’amitié et de la famille, de la fratrie, du mal-être, du passage à l’âge adulte est constamment abordée dans son cinéma, qui d’autre part, est plutôt gai et optimiste. 

L’amas dans la maison XII,  équivalente aux Poissons, se compose du nœud nord, Uranus, la Lune noire et le Soleil conjoint Pluton, tout ceci semble bien karmique (un côté fatal).

On peut en avoir une idée en jetant un coup d’œil à sa biographie : il est le fils du physicien Robert Klapisch* disparu le 21 mars 2020 et de Françoise Meyer, psychanalyste* : Ayant souffert du divorce de ses parents et ayant peu vu son père , le cinéaste en a tiré de belles histoires de famille comme “Ce qui nous lie”.

Qu’y a-t-il de karmique dans un amas en XII, notamment avec le nœud nord  conjoint Uranus, qui indique avec Uranus,  plutôt la réussite dans un lieu clos comme  médecin,  chercheur comme son père , avec Pluton comme archéologue, un généalogiste, psy, analyste.

Or, déterminé par un milieu scientifique, il a échoué à la première année des études de médecine.

La conjonction Soleil-Pluton en XII devait trouver la surcompensation  dans l’art de décrire des sentiments subtils , à l’écran, le poussant à rechercher un peu de légèreté dans un monde de gens trop sérieux (Saturne rétrograde en domicile en Capricorne, conjoint Jupiter rétrograde, pousse à se poser beaucoup de questions).

Le Soleil en XII   fait un heureux sextil à Neptune qui au niveau du caractère fait l’artiste prolifique inspiré. Neptune  en Scorpion, est ce que porte les gens qui ont eu 20/25  ans au moment de l’explosion du SIDA, avec les conséquences dramatiques que l’on sait, dans le milieu du spectacle et de la danse. C’est Cédric Klapisch qui a eu l’idée de filmer séparément les danseurs de l’Opéra de Paris durant le confinement, pour en faire un court  ballet diffusé sur internet.

Son thème est en forme de Bol (selon  les dessins d’E. Jones) fermé par l’opposition large entre la Lune et Saturne retro, indiquant la mère sévère, mais protectrice avec Jupiter retro : toutes les planètes sont relativement Nord – Est, ce qui détermine une personne qui fait ses choix et qui est plutôt introvertie . Le nœud sud en Verseau a tendance à indiquer l’échec en médecine (Verseau) qui devait le porter vers la réussite personnelle au cinéma (nœud nord en Lion), mais Uranus en conjonction indique la continuité entre le passé et le présent puisqu’ Uranus est le régent karmique sud : il se sert du terreau de son enfance et de ses ascendants.

Un cinéaste a beaucoup a  apporter, il est à la fois  amuseur, mais peut aussi être informateur et éducateur  ce n’est pas pour rien que le cinéma est muselé par les dictateurs*.

C’est un homme Chironien d’après le choix des sujets qu’il traite (failles, souffrances, manques, mais aussi espoir, indépendance d’esprit) , or Chiron à 4° Verseau est conjoint au nœud sud en Verseau en secteur VI : échec en médecine, mais réussite au cinéma.

Actuellement, il voit le retour de Jupiter et de Saturne en conjonction sur sa conjonction natale (il a perdu son père en mars 2020, au retour de Saturne). Il s’était rapproché de lui lors du tournage du film “Ce qui nous lie”.

 

*Robert Klapisch : docteur ès sciences en 1966 à la faculté des sciences de Paris. Ses premiers travaux au CNRS en spectrométrie de masse contribuent à des résultats majeurs en astrophysique et en physique nucléaire. Il dirige des recherches d’avant-garde sur l’implantation ionique puis, en tant que Directeur de la Recherche du CERN, il se consacre à la physique des particules. Il dirige le programme de recherche du collisionneur proton/antiproton qui vaut au CERN en 1984 le prix Nobel de physique attribué à Carlo Rubbia et Simon van der Meer… Ses grands-parents maternels sont Robert et Raymonde Meyer,  déportés à Auschwitz, ainsi que d’autres membres de la famille.  

source Wikipédia

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Lilith ou les droits des femmes

Il circule beaucoup de livres sur la lune noire , ou Lilith, et la plupart sont surtout en rapport avec la sexualité, parce que l’histoire de la Lune noire c’est la femme qui se révolte contre sa condition d’épouse et de  mère parfaite, celle qui abandonne Adam à son sort  et qui est remplacée par Eve.

Car la Lune noire est la  première Eve selon la tradition, celle qui refuse le sort de la parfaite moitié. Selon une traduction, Eve naquit de la côte d’Adam, mais selon une autre, cette traduction arrange trop bien le côté machiste des auteurs de la Bible, ce livre sur lequel fut bâti la civilisation occidentale et qui donna naissance au Coran qui est aussi une religion du Livre, donc cela dépasse largement l’Occident.

Bref le problème commence ici. La lune étant Eve, la femme, la lune noire étant Lilith , la femme qui refuse la destinée qu’on lui propose, par choix, par révolte. “Tu enfanteras dans la douleur”, lit-on, dans la bible ;  “dieu compte les larmes des femmes, comme perles d’amour”, dans la Thora ; “on doit remercier d’être né homme”, dans le Coran : il est vrai qu’on meurt en couche car une femme ne peut être touché par un médecin masculin , au cours d’un accouchement difficile (Kouchner l’a vécu en Afghanistan.) On comprend que la révolte gronde chez Lilith…

Actuellement, il y a beaucoup de Liliths

Nous sommes dans un changement de paradigme, la tendance Verseau pointe son nez  en 2021, mais le patriarcat résiste, et est prêt à tout pour gagner la partie : complémentarité oui, égalité non, on vous renvoie à vos hormones  ! Notez l’avancement très lent des questions sur les femmes à tous les niveaux.

Débrouillez-vous , vous verrez que vous êtes obligés de faire avec, la civilisation qui se tourne en ce moment vers une tendance orwellienne type  « on va vous dire comment vous devez penser » , du coup tout le monde se ligue contre les Liliths pour leur dire ce qu’elles doivent faire, accepter et penser (Amérique du nord et du sud, Afrique, Union soviétique, Inde, etc, et maintenant Europe).

Les femmes sortent dans la rue, on a tué leurs enfants, on les a embarqué dans des révoltes dont tout le monde se serait passé, drogues, religion, famines, migrations, affaires d’adultes, mais on va les renvoyer chez elles par la force des tasers, des réglementations, et en plus on trouvera des femmes pour faire le boulot.

A la niche femmes de toutes confessions et de toutes couleurs, seule compte la lune féminine, soumise.  Seule la philosophie bouddhiste, tibétaine, qui certes n’épargne pas le poids du travail chez les femmes, offre une vision moins machiste.

Partout l’athéisme prospère à grand pas en orientant non pas vers une égalité, mais vers un matérialisme qui cache une soif encore plus grande de pouvoir  , un écrasement des valeurs, une totale absence de spiritualité.

Les dictateurs de tous bords l’ont compris qui autorise une religion pour calmer la souffrance due à l’inégalité et la pauvreté.

Lilith fut chassée du paradis par Dieu et on l’a chargea des enfants morts nés, des fausses couches, et même certains disent que c’est Lilith qui réclame leur mort : on ne peut que constater.  Observez, et voyez si l’astrologie n’est pas une bonne interprète des faits : camp de Lesbos, traversées des migrants, guerres, explosions, attentats car actuellement, Mars en Bélier est conjointe à Lilith , carrée à Saturne- Chronos, le maitre du temps – conjoint Pluton (la grande transformation qui souvent passe par la mort).

Je sais ce n’est pas drôle : mais trouvez-vous que l’actualité soit drôle, lorsque  les femmes sortent dans la rue pour protester !

Deux videos : une sur la réalité de certaines et une autre sur une femme Lilith !

https://www.arte.tv/fr/videos/094279-058-A/camp-de-moria-les-femmes-particulierement-vulnerables/

https://www.arte.tv/fr/videos/095164-000-A/beth-hart-a-l-olympia/

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La manipulation de l’humanité passe par l’esclavage

Je repasse cet extrait du livre Être esclave. Afrique-Amériques (XVe-XIXe siècles), de Catherine Coquery-Vidrovitch et Éric Mesnard,  décape les cerveaux qui sont toujours figés sur des données inexactes et montre à quel point la manipulation fabrique la la différence qui perdure encore dans nos sociétés inégalitaires basées sur l’exploitation (sinon le rejet total) du différent, mais surtout une source d’exploitation d’hommes volontairement fragilisés par des hommes indignes, profiteurs et paresseux. Ce temps là dure depuis trop longtemps malgré les personnalités nombreuses qui se sont hissées au rang des parlementaires en capacité de faire changer les choses. (photo de Danielle Obono qui siège au parlement dans le groupe de la France Insoumise).

“L’esclavage est un phénomène très ancien, avec une grande majorité d’esclaves blancs. En effet, dans le monde méditerranéen ancien, avant que les Arabes n’organisent la traite à travers le Sahara, la plupart des esclaves venaient plutôt des grands espaces nordiques. Kiev était un grand centre de commerce des esclaves qui venaient du Nord – des grandes plaines sibériennes, par exemple –, pour être vendus vers l’Empire Ottoman. Avant la systématisation de l’esclavage noir, la quasi totalité des esclaves étaient des esclaves blancs.

Les histoires de vie – surtout de la traite atlantique – peuvent être exhumées via la recherche d’archives, notamment les archives de l’Inquisition au Brésil et en Angola, mais d’anciens esclaves ont eux-mêmes raconté et parfois écrit leur histoire. Les historiens en ont collecté aujourd’hui plusieurs milliers depuis la fin du XVIIe siècle, la plupart en langue anglaise.

Le statut « d’esclave » n’est pas  le même dans toutes les sociétés : il est très variable d’une société à une autre. Le mot esclave est lui-même relativement tardif. Il a été adopté vers le IIIe siècle de notre ère par les Romains. Cela vient de “Slave”, “Slavonie”, c’est-à-dire les pays du Nord.

Mais ce qui est intéressant, c’est de voir comment on dit « esclave » dans les langues locales. Dans les langues africaines, cela signifie :” Quelqu’un qui ne vaut rien, qui n’existe pas, qui n’a pas d’ancêtre”. L’esclave est “esclavisé”  en Afrique, il ou elle découvre sa nouvelle condition durant la traversée de l’océan, puis aux Amériques.

En Occident, le mot esclave est généralisé pour décrire des situations où l’autre est considéré comme une chose : possédé, échangeable, méprisable. Cette pensée repose sur une justification : l’esclave ne possède pas la culture du dominant.

Aristote dit par exemple que “tout barbare, c’est-à-dire tout non-Grec, n’est bon qu’à être esclave”. En d’autres termes, l’esclave est un étranger qui ne vaut rien. Il vient toujours d’ailleurs, ce qui neutralise le risque de fuite : il lui est très difficile de retourner à son endroit d’origine. Il va transmettre cette absence d’ancêtres à sa descendance.

Ce sont les Berbères qui vont chercher des esclaves plus au sud, pour les Arabes d’Afrique du Nord. À la fin du VIIe siècle, après une période de conflits, un accord aurait été signé entre les Arabes du Caire et la Nubie. Selon cet accord , les Arabes du Caire s’engagent à ne plus de conquérir la Nubie à condition que ceux-ci leur transmettent chaque année 300  “esclaves de bonne qualité”. Le Caire devient alors un centre d’échange d’esclaves du sud, c’est-à-dire ceux qu’on appelle à l’époque les Éthiopiens, du grec “peau brûlée”, c’est-à-dire, les Noirs. Ce commerce est réalisé majoritairement par les Arabes et les Juifs de Méditerranée au Xe siècle, où l’on possède d’excellentes sources sur ce trafic au Caire.

Les esclaves avaient été présents dans les grandes plantations, en particulier au IXe siècle en Mésopotamie. Ils étaient utilisés massivement pour détruire la carapace de sel qui empêchait de cultiver les terres – et ils en mourraient très souvent. C’est là qu’éclate une révolte qui aurait duré une vingtaine d’années et, selon les sources, aurait conduit à l’exécution de 500 000 à un million d’esclaves.

L’esclavage arabo-musulman a surtout été un esclavage urbain. En parallèle, il existait de grandes maisonnées avec des princes qui possédaient des esclaves noirs. C’est à ce moment-là, aux IXe, Xe et XIe siècles, que les auteurs arabes d’Afrique du Nord et d’Égypte commencent à formuler des réflexions négatives sur la couleur noire : la traite transsaharienne combine le facteur religieux : l’ esclave n’est pas musulman , la couleur de peau est noire..

L’identification entre couleur et esclavage va se systématiser avec la traite atlantique : progressivement, avec l’échec de l’utilisation d’esclaves indo-américains dans le courant du XVIe et au début du XVIIe siècle, les planteurs constatent que les Africains subsahariens sont une main-d’œuvre plutôt facile à obtenir, tandis que les climats entre pays d’origine et plantations sont analogues. Dès lors, il y a assimilation totale entre noir et esclave. Ainsi, au XVIIIe siècle le mot nègre signifie : esclave noir. Il s’agit d’une invention du commerce atlantique, c’est-à-dire des Européens.

Côté africain, ce sont d’abord les chefs côtiers qui vont faire affaire avec les premiers Portugais arrivés au XVe siècle. Le commerce se met en place, car il est rentable pour tous les partenaires :  les produits  importés n’existent pas sur place – les fusils, notamment, vont permettre d’approvisionner les guerres contre de potentiels ennemis (car il s’agit d’États indépendants les uns des autres : on ne vend pas ses propres sujets, on va les razzier ailleurs).

La suppression de l’esclavage par les Britanniques dans les îles (et dans la colonie du Cap) intervient seulement avec la loi de 1833. Ce sera 1848 pour les colonies françaises, 1863 aux États-Unis, et 1888, seulement au Brésil. Dans leurs possessions africaines, les colonisateurs n’interdiront l’esclavage interne au sein des sociétés coutumières qu’au début du XXe siècle (les récentes affaires en donnent la mesure). On se demande pourquoi Napoléon 1er est épargné lorsqu’on sait qu’il a de nouveau autorisé l’esclavage abolit par la révolution, à cause des amis de Joséphine de Beauharnais.

Dans le monde scientifique, ceux qui pensent alors que les races n’existent pas sont très minoritaires. C’est en 1976 qu’Albert Jacquard popularise, dans un ouvrage de vulgarisation scientifique, l’inexistence scientifique du concept de race, montrant qu’il s’agit d’une construction historique.”

La citation d’Albert Jacquard la plus  pertinente : “ L’autre est différent, certes. Il ne s’agit pas de nier cette différence, ou de prétendre l’oublier, mais d’en tirer parti. Car la vie se nourrit de différences ; l’uniformité mène à la mort.”

Malgré cela,  le concept de race, fondée sur l’esclavage des Noirs, reste très difficile à déraciner dans l’esprit des gens…

Pourquoi ?

Pour la majorité des gens , il s’agit de se sentir supérieur à quelqu’un quand on n’est pas sur de soi …et c’est l’aveu de sa propre médiocrité,  pour les puissants, c’est l’avidité, car on ne veut pas payer au juste prix le travail de l’autre, par l’intermédiaire des mafieux qui se font de l’argent  avec la misère humaine quelque soit la couleur de peau des malheureux.

Les esclaves modernes sont ceux qui travaillent dans les mines d’or, les sweat shops, ateliers de confections à bas prix, les enfants encore exploités dans les fabriques de toutes sortes, notamment ceux des camps de réfugiés à la frontière de la Syrie et de la Turquie, les non déclarés des chantiers  de construction en Europe, etc, qui n’ont aucun droit et qui peuvent disparaitre sans que personne ne les retrouve.                                                                          

Être esclave. Afrique-Amériques (XVe-XIXe siècles), de Catherine Coquery-Vidrovitch et Éric Mesnard, initialement paru aux éditions La Découverte en 2013, a été réédité en 2019.

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