la femme ou l’homme de “votre vie”

Beaucoup de personnes romantiques attendent toute leur vie,  “l’homme de ou la femme de leur vie” : disons-le tout de suite, ceci est un fantasme qui fait négliger une rencontre tout simple  d’un soir qui pourrait devenir autre chose avec un peu d’attention à l’autre !

La personne que vous désirez rencontrer n’existe que dans votre imaginaire : elle vous comprendrait, elle est intelligente si elle a une situation suffisamment bonne selon vos critères personnels, elle est surtout désirable parce qu’elle vous plait selon les schémas habituels (votre genre de beauté n’est pas toujours très personnel). Aussi le jour où une personne différente s’intéresse à vous, vous passez bêtement votre chemin parce que vous ne la juger pas conforme à l’élu(e) de votre vie !

Certains moins catégorique, ou plus indulgent, font un essai qui peut s’avérer concluant, ils ne fuient pas à la première déception (il ronfle, elle mange trop, plus grave elle veut un enfant et vous n’êtes pas prêt), bref, ils acceptent l’humanité de l’autre, là où d’autres passent leur vie en errance, en se disant “qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné” quand ils entendent se plaindre ceux qui ont un conjoint.

Pourquoi avons- nous des préjugés sur le sexe opposé ? Qui nous les a mis dans la tête ?

Il existe une ou plusieurs rencontres qui sont des tests pour nous jauger, il y a aussi des retrouvailles de personnes que nous sentons infiniment proches alors que nous ne les connaissons pas, mais ce n’est jamais pour une totale harmonie : en effet, où serait le défi, s’il fallait toujours être d’accord, et que la vie se passe sans anicroches d’aucunes sortes ?

Nous avons quelque chose à apprendre de l’autre, aussi cela demande un minimum d’efforts, en échange de quoi, nous progressons sur la voie humaine et spirituelle : l’autre n’est pas notre pourvoyeur de confort, de bonheur. Cette attitude, totalement égoïste, montre une immaturité, chez des personnes qui se croient infiniment supérieures aux autres, et qui demandent la perfection, alors qu’elles doivent elles-mêmes évoluer. Voici ce qu’il faudrait savoir de soi-même et de l’autre : 

K. G. Jung  a inventé l’animus et l’anima  (probablement en découvrant le yin et le yang au cours des ses voyages) :  l’animus et de l’anima, est une version du soleil et de la lune, une paire de termes complémentaires se référant à l’image archétypale du sexe opposé. Le terme anima fait référence à l’image de la femme idéal pour un homme et l‘animus, l’image idéal qu’un homme à de la femme. Ces images ont souvent peu de relation avec les relations réelles qu’une personne peut vivre. Elles sont influencés par des images issues de l’inconscient, de la petite enfance notamment, tel qu’il est défini par les parents. Pour se développer, une personne doit prendre conscience de ces concepts et les intégrer consciemment à toute relation.

En astrologie, les planètes féminines (lune, Vénus) et masculine (Soleil, Mars) indiquent les caractéristiques de l’anima et de l’animus.

Dans l’horoscope d’un homme hétérosexuel, la maison et le signe zodiacal de Vénus et de la lune, ainsi que leurs aspects, reflètent son anima.

Par exemple, s’ils sont de nature scorpionique, un  homme cherchera inconsciemment une femme profondément passionnée qui ne craint pas les aspects les plus sombres de la vie. Si, au contraire, le Gémeaux est la qualité dominante, il sera inconsciemment attiré par des femmes claires et plus intellectuelles, qui ne sont pas à court de mots et qui sont disposées à partager de nouvelles expériences.

Dans l’horoscope d’une femme hétérosexuelle, la maison et le signe zodiacal de Mars et du Soleil, ainsi que leurs aspects, donnent un aperçu de l’animus (le Soleil, en astrologie traditionnelle, représentait souvent le père ou le mari de la femme, plutôt que sa propre identité pour une femme).

Pour les deux sexes, le type de personne vers laquelle l’individu est attiré peut être vu par le signe situé sur la cuspide de la septième maison et son dirigeant planétaire, ainsi que par toutes les planètes pouvant se trouver dans la septième maison.

Bien sûr, les visions négatives ou trop idéalistes de ses anima et animus peuvent causer de sérieuses difficultés aux  hommes et femmes dans leurs relations : par exemple, si un homme croit que toutes les femmes sont infidèles (Scorpion) ou si une femme immature (type Gémeaux, Cancer) cherche sans cesse son prince charmant.

Les hommes acceptant leur propre «féminin intérieur» et les femmes acceptant leur propre «masculin intérieur» , plutôt que de rechercher individuellement quelque chose d’ extérieur à eux-mêmes sont bien mieux dans leur peau et peuvent plus facilement vivre en couple.

Les hommes peuvent développer leur propre côté bienveillant et nourricier avec la Lune, Vénus, tandis que les femmes peuvent développer leur courage et leur autonomie  avec Mars, et le Soleil en utilisant leurs horoscopes comme outils de prise de conscience de soi .

La relation de couple  s’opère avec cet handicap qui surgit dès lors qu’on accepte l’idée qu’on vit avec une femme idéale dans la tête de son mari , et un homme idéal dans la tête de sa femme en plus des êtres réels. Dans le couple, on est quatre.

Cet homme ou cette femme sont souvent fabriqués à partir de films vus dans l’enfance : les modèles américains où on ne cesse de se dire “je t’aime” sans aucun sentiment, les  femmes immenses des magazines (alors que la moyenne est à peine d’un mètre soixante-cinq) et les hommes avec des muscles à la “Rambo”, mais aussi la tarte que faisait maman et le bricolage de papa à qui rien ne résistait !  La réalité est différente, même si on a essayé de se rapprocher du modèle. Il y a donc beaucoup de monde à satisfaire dans un couple.

D’après un cours de Ch Drouaillet

Somatique : colére, fidelité familiale, enfant de remplacement, point de vie

En somatologie, on essaie de guérir des personnes en souffrance physique ou morale parce que l’on pense que le rapport entre les deux est étroit même lorsqu’il s’agit de maladies ayant prétenduement une cause virale, accidentelle.

Je vais parler ici d’un phénomène qui se maintient au travers des générations dans l’inconscient familial et qui peut remonter à des dizaines de générations (révolution française, guerre de 14/18), même si on ne peut chercher dans le souvenir que jusqu’à quatre, cinq générations.

Quand un parent ne s’est pas autorisé, n’a pas pu faire le deuil de quelqu’un de cher, il n’autorise pas ses propres enfants à le commencer et à le terminer. Ceux-ci sont pris dans une sorte de fidélité familiale inconsciente qui ne leur permet pas d’avancer sur le chemin, sans l’aval de leurs ascendants. C’est d’autant plus vrai que le culte du souvenir par respect pour le défunt, est implanté dans nos cultures de façon mélodramatique, ce qui n’est pas le cas dans toutes les cultures. L’astrologie peut aider à décrypter les blocages comme le ferait par exemple l’hypnose.

Si le deuil est bloqué au niveau d’une étape précise, la personne en sera inhibée et présentera des signes de cette même étape. Si une personne est plus ou moins constamment dans des états de colère, nous devons aller chercher un deuil bloqué en phase de colère.

OAXACA , MEXICO . The Day of the Dead is one of the most popular holidays

Il faut différencier trois composantes essentielles  liées souvent indissociables et qui s’entrechoquent au moment ou après la disparition d’un être cher : le corps biologique du disparu, l’émotion obligatoirement associée et, le souvenir présent dans la pensée.

Le deuil de chair représente celui qui concerne le corps physique, biologique, cellulaire du défunt. C’est le principe de réalité qui aide au deuil du corps, l’ancre dans notre réalité : quand on ne fait pas le deuil du corps, on est poussé à perpétuer sa mémoire (cas de la personne disparue).

Le deuil émotionnel est celui qui s’avère le plus difficile à faire. Les sentiments de manque, d’injustice, demeurent installés dans notre esprit et il est difficile des les dissocier des autres constantes : il est souvent l’élément verrouillant dans un tel processus. Il faut distinguer la mauvaise émotion (la mauvaise est celle qui nous replonge dans la souffrance) et la bonne, attachée aux moments agréables, celle que l’on peut garder.

Le deuil du souvenir est comme le précédent, plus long à faire, voire impossible car le défunt est toujours présent dans la pensée.

Pour le cerveau, il est plus rentable, économiquement parlant, de transférer une douleur morale insupportable, sur le corps,  que de la laisser envahir complètement la psychologie du sujet, afin qu’il puisse vivre avec un maximum de vigilance dans son environnement.

C’est au niveau des décès inadmissibles, injustifiés, injustifiables que se positionne le  “syndrome du gisant”  . La plupart du temps cela concerne un enfant mort à sa naissance, en bas âge ou un adulte encore jeune mort prématurément.

Le “gisant”, c’est la représentation de quelqu’un qui est mort (d’où le nom) chez un  individu possédant à son insu une mémoire transgénérationnelle concernant un décès injustifié/injustifiable.

Ainsi en est-t-il de certains d’entre nous venant au monde chargé du passé d’une autre personne ayant vécue dans notre lignée généalogique. Ceux-ci sont pris dans une sorte de fidélité familiale inconsciente qui ne leur permet pas d’avancer sur leur chemin, sans l’aval de leurs ascendants. Les drames dans l’histoire familiale sont rattachées aux drames familiaux, aux guerres, aux migrations pour des causes diverses , aux disparitions d’enfants qui ont fugué pour éviter le pire (viol, coups).

Nous verrons que le clan retient en priorité le nom du défunt, sa date de naissance et celle de son décès (présentes dans la généalogie, visible dans les cimetières). Les personnes consciemment impliquées dans ce drame sont les membres vivants au moment du drame : les parents, les grands parents, les enfants et les proches. Les personnes inconsciemment impliquées dans ce drame sont représentées par les descendants suivants ou les enfants en bas âge au moment des faits : ici nous trouvons le classique « enfant de remplacement » quand celui-ci naît juste après le drame.

Mais généralement ce n’est qu’à la génération suivante et après plusieurs générations que le futur Gisant est inconsciemment  programmé . C’est à ce niveau que l’étude des dates inscrites sur l’arbre généalogique est très surprenante.

Pour les défunts, on utilise les dates  :  de Naissance défunt : ND, de Conception défunt: CD, de Décès : DD. Il faut chercher la correspondance entre la date de conception du gisant et la date de naissance du défunt, Quand la date de conception du Gisant correspond à celle de conception du défunt, cela entraîne  automatiquement, une même date de naissance pour les deux protagonistes (phénomène courant dans les familles entre cousins), si le terme est le même parce que la date de conception est la même mais que l’un des deux protagonistes a eu une période de gestation inférieure parce qu’il est prématuré (cas que j’ai rencontré), c’est considéré comme valable, mais si les termes sont différents pour les deux,le gisant ne veut pas être relié au défunt (cas d’un prématuré) . Puis, on a comme autres possibilités :

Correspondance entre la date de conception du gisant et la date de décès du défunt (courant car c’est comme une revanche de la vie, même si cela peut paraitre choquant, la libido est un moyen que le corps a pour vivre les drames),

Correspondance entre la date de naissance du gisant et la date de conception du défunt, Correspondance entre la date de naissance du gisant et la date de décès du défunt.

Quelle explication a-t-on trouvé ? Une mémoire familiale se constitue et va être « gérée inconsciemment » par l’un des membres du clan, né après le drame. Elle est enfermée dans son inconscient dans une sorte de “crypte” dans laquelle vivrait le « Fantôme » (n’ayez pas peur de ce terme, on pourrait dire “aïeul en souffrance”) en relation avec le drame. Le “fantôme” est un phénomène psychologique : ce ne sont pas les trépassés qui viennent hanter mais les lacunes laissées en nous par les secrets des autres. Ceci se situe dans notre inconscient familial, et est transmis dans notre mémoire cellulaire (lire Deepak Chopra, de médecin indo-américain, qui a étudié aussi la médecine occidentale et la medecine ayurvédique).

On parle des conséquences des drames à type de décès injustifiables  et des mémoires et des deuils impossibles à faire (condamnés à mort sans preuve, victimes de guerres sans sépulture, victimes d’assassinats, de terrorisme, enfant disparu sans laisser de trace). Le Gisant intègre cette notion de fantôme transgénérationnel pour l’étendre et la hisser à un rôle fondamental dans la genèse généalogique des troubles du comportement. On parle aussi d’enfant de remplacement.

La thématique de « l’enfant de remplacement » est la suivante: Une mère  aurait pensé « je souffre de la disparition prématurée de mon fils à la guerre de 14/18  aussi “je demande à tous les membres de la famille de me le rendre, afin que ma peine en soit diminuée “, et plus tard ,  à une génération donnée, un enfant va naître avec cette mémoire et il sera chargé par le clan de faire « revivre »  ce jeune homme qu’il n’a jamais connu. Quelquefois, cet enfant pourra présenter à sa naissance ou plus tard, une problématique psychologique , une allergie. Si une de ces dates de vos ancêtres se rapprochent à 15 jours prés de votre date de naissance, vous avez toutes les chances d’être le gisant de celui-ci (une grand mère morte prématurément dans des circonstances violentes un 6 août) a sa fille qui met au monde une petite fille le 18 août) qui viendra au secours de sa propre mère dans sa vie future, puisque c’est le rôle voulu par sa mère.

On tentera de mettre en évidence l’existence de ce syndrome : ainsi cette âme en souffrance pourra-t-elle être libérée et laisser “l’enfant-hôte”, non présent au moment des faits.

Ceci est en lien avec l’idée du projet-sens, projet inconscient des parents : Salomon Sellam pense que lors de la préparation de notre venue au monde, il existe d’une manière inconsciente des projets de nos parents pour leurs enfants. Ces projets sont d’une grande précision, même si toutes les tractations et négociations se mettent en place à leur insu, au cours de notre gestation et pendant la naissance. Le projet-sens décrit le contexte et le climat familial de l’ environnement pendant les premiers mois de la vie, la petite enfance,  en racontant les événements et les ressentis positifs ou négatifs associés durant cette période.

Une date vient pour libérer l’être de ce fardeau s’appelle la date du point V comme vie. Elle se situe 6 mois avant ou après la date de naissance (ce qui revient au même). Cela peut se produire avec une autre personne qui vient pour vous aider : en astrologie c’est quelqu’un qui va avoir son Soleil, ou toute planète importante (comme une dominante) en opposition avec le votre et qui vous montrera un point de vue opposé au votre, pour vous éveiller à plus de compréhension (un professeur, un conjoint, un ami) : pour une personne née en août ce serait en février.

L’enfant du soulagement : cet enfant est peut-être « la porte de sortie de l’arbre » généalogique. Il se passe des événements positifs m’aidant à sortir de cette histoire : le plus souvent un enfant qui nait 9 mois après la naissance du père ou de la mère, donc à la date dite de “Gisant” du père ou de la mère et qui aurait pour mission d’aider à résoudre les problématiques transgénérationnelles ; c’est un enfant qui aura son Soleil  en carré croissant ou décroissant avec le votre (pour un parent né en août ce serait un enfant né en mai).

Le choix du prénom ainsi que des autres prénoms usuel n’est pas simplement le fruit d’une volonté consciente de la part des parents ; ils peuvent être considérés comme un témoin de la dynamique transgénérationnelle inconsciente qui s’instaure, au sein des clans. Il ne faut pas se focaliser sur le prénom usuel, il a pu être donné par quelqu’un d’autre que les parents (histoire du clan), par la secrétaire de mairie par exemple (cas du père sans imagination, cas des enfants trouvés, ou des enfants changeant de prénom lors d’une adoption).

En astrologie on évalue, les passeurs Chiron, Lune noire, axe nodale, les planètes interceptées et les planètes retrogrades, la maison VIII et la maison XII, les rapports avec les planètes Saturne, Neptune, Uranus pour la soudaineté et son rapport à l’éveil vers le spirituel, Pluton qui peut nous priver de tout pour nous faire ouvrir les yeux et l’âme.

D’après le livre de Salomon Sellam “Le syndrome du gisant”,  lire aussi “aie mes aïeux” de Anne Ancelin Schutzenberger, et plus facile les deux livres de Juliette Allais : “Au coeur des secrets de famille”, et “Guérir de sa famille”. Deepack Chopra “le corps quantique”. Alain Braconnier, “mère et fils”

Illustration de la fête mexicaine de trois jours qui n’est pas Halloween, fête protestante

 

 

L’Ombre en psychanalyse jungienne.

Qu’est ce que l’ombre et qu’est ce que le mal et, quelle est la part du mal dans notre ombre ? 

Qu’est-ce que l’ombre ?

Elle est constituée par le refoulement d’interdits.

Pour Jung il s’agit de concepts vastes qui sont dans l’inconscient avec en plus le refoulé freudien.

Elle peut être positive ou négative. C’est souvent « la paille qu’on voit dans l’œil de son voisin, tandis qu’on ne voit pas la poutre dans le sien » et, lorsqu’on est exaspéré par quelqu’un c’est souvent parce que ça éveille une résonance, en nous.

Il est possible que cette résonance soit une culpabilité refoulée, sorte de “ma main droite ignore ce que fait ma main gauche”.

Au positif, on est pris dans le désir des autres, on ne fait pas ceci ou cela alors qu’on devrait le faire, ces choses nous inquiètent.

Le risque, c’est de croire qu’on est ce qu’on croît être, alors qu’on est un ensemble de personnalités

Peut-on parler de sous personnalités ? Oui, à cause du manque de conscience de soi.

Pour ne pas succomber, nous devons prendre conscience de ces parties de nous-mêmes : par  exemple, la réunion où quelqu’un vous énerve, et vous met en colère, c’est peut être dû au fait que vous projetez votre ombre, sur cette personne à laquelle vous attribuez des idées, qui en fait sont les vôtres quelque part au plus profond (ça le fait remonter au conscient). C’est comme une possession.

Nous devons également, nous positionner en face de nos projections sur les idéologies.

L’ombre peut s’insinuer dans les rêves (l’analyste soigne ainsi) où l’on peut découvrir que la personne du même sexe, en fait, c’est nous.

Il faut se méfier du masque, (la Persona) qu’on revêt en société. Peu de gens acceptent d’en faire état, car ils pensent que «tout ce qui est mal vient de l’extérieur».

Quelle est la part de “mal” tapie dans l’Ombre ?

Le mal est différent de l’Ombre, l’Ombre interroge notre responsabilité individuelle.  

Mon Ombre inconsciente peut conduire au mal, mais elle peut être positive. C’est moi qui pense que ce n’est pas bien d’être ceci ou cela parce que j’ai honte, des complexes, des principes qui m’ont été transmis, des interdits qui me bloquent : ce qui est en cause, c’est notre incapacité à ne pas le voir (nous sommes un tissu de paradoxes).

On s’identifie au (soi disant) positif, en ignorant le reste en nous (quelquefois c’est le contraire à cause de la culpabilité), mais l’ombre et le mal, ce n’est pas la même chose. Le mal vient de l’extérieur, mais les choses sont aimantées par nous,  car on peut dire, maintenant qu’on sait que l’homme n’est pas séparé de l’univers, qu’il fait partie intégrante d’un système.

Chacun a sa propre relation au mal, le mal est liée à la fonction moins développée  en nous. Nous pouvons être développés à certains niveaux et pas à d’autres, cette fonction se rattrapera : pour les uns, c’est la fonction pensée qui oublie la fonction sentiment, la personne est toujours entrain de juger les autres car pour elle,  le mal vient toujours de la relation aux autres.

La pensée occidentale, complètement imbibée de judéo-christianisme (même chez les athées) considère plusieurs styles de dieux, et ils sont au centre de la question du bien et du mal. Or, comment un dieu lumineux peut-il avoir crée le mal ?

Pourtant, l’homme se positionne en face de quelque chose qui est une puissance d’affirmation et, de destruction qu’il appelle le Soi ou Dieu et c’est un mélange de bien et de mal.

Les penseurs occidentaux sont tous restés dans la perfection du dieu des “lumières” (XVIIIe) or si dieu est Un, le mal vient aussi de dieu.

Nous simplifions trop,  la réponse vient de l’orient : On peut assimiler cela au karma.

Le mal est un esprit de négation : vous êtes dans le non, qui est un refus de la vie dès que vous êtes déçu, il vient comme une force de la nature vous submerger.

 Les solutions :

Les religions ont échoué à civiliser l’homme, ce sont des voies de passage qui peuvent nous aider à transcender. La prière, la méditation, les analyses sont des solutions mais en sachant que toute avancée crée une ombre. Tout cela aide à nous mettre en ordre, à être aligné.

Les traditions ont laissé dans l’ombre, la matière. Or nous sommes aussi des animaux, la matière se venge par les guerres, le matérialisme excessif.

L’excès, la démesure sont facteurs de mal (addictions, mépris d’autrui dominent). Il y a un désir qui passe l’infini, une société qui conduit à tous les excès. Il y a un déficit de la loi du père. La sociologie parle de rapports dominants-dominés.

C’est en se modérant qu’on y arrivera, car nous avons chacun notre part, nous ne sommes pas assez enracinés, nous avons un défaut d’intériorité. Cela ne se fera jamais par des moyens extérieurs. Les remèdes ne sont pas de nature politique, après des années, on voit que ça ne marche pas, malgré l’humanisme.  Il faut une transformation intérieure de la société, un travail d’identification de nos complexes, car il y a un lien entre les gens et la société, le clivage est quelque chose de désastreux, c’est un insuccès. Le clivage en nous, c’est le clivage de la société. Mettre de l’ordre en soi, met de l’ordre dans le monde

d’après l’interview de Bertrand de la Vaissiére, psychanalyste jungien, sur Baglis TV

 

Créer des liens

Bonjour,  dit le renard…Le petit prince : Créer des liens

Qui est tu ? dis le petit prince, Tu es bien joli..

Je suis un renard, dit le renard.

Viens jouer avec moi, dit le petit prince. 

Je suis tellement triste…

Je ne peux pas jouer avec toi dit le renard,  je ne suis pas apprivoisé.

Ah ! pardon, fit le petit prince.

Mais après réflexion, il ajouta : Que signifie apprivoiser ?…

C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie « créer des liens ».

Créer des liens ?

Bien sur, dit le renard : Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus.   Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serais pour toi unique au monde… S’il te plaît … apprivoises moi ! dit-il

Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps.  J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

On ne connait que les choses que l’on apprivoise,  dit le renard. Les hommes n’ont plus de temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.  Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami apprivoise-moi !

Chapitre 21 -Le petit Prince de Saint-Exupéry

 

L’état des moeurs de la société en 2018

Se soutenir, s’aimer, se réconforter devrait être la norme dans la famille, mais ce n’est pas toujours le cas. C’est souvent au sein de la famille que se produisent les “attentats à la pudeur”.

Diverses attitudes existent chez les animaux : certains chez les mammifères, comme chez les oiseaux, ne font que se reproduire et ne connaissent pas la notion de vie familiale, tandis que d’autres forment le même couple toute leur vie. Il en va de même chez les êtres humains qui sont des mammifères “dits” évolués.

Les spécialistes s’entendent pour dire que nous avons évolué à partir du moment où nous avons recueillis les corps de nos morts dans des sépultures et où ensuite, l’inceste fut interdit, ce qui vint beaucoup plus tard puisque les pharaons qui avaient construits des tombes magnifiques se mariaient avec leur sœur. La judaïcité fit de l’inceste un interdit en quittant l’Égypte.

Mais cela perdura à la cour de  France (autour de 1580, la reine Margot  est  accusée d’ être la maîtresse de son plus jeune frère le duc d’Anjou  et d’intriguer contre la couronne), et sans doute dans d’autres cours européennes jusqu’après le moyen âge, bien que les dix commandements de l’église l’ait réprouvé… pour les pauvres.

La société avait cependant changé, peu à peu : en occident, tuer un enfant ou avorter était considéré comme un crime par les Églises… mais en Orient, en Chine et même en Inde, on ne sait même pas si c’est vraiment passé maintenant dans les mœurs du fait de la charge négative que représente la naissance d’une fille, encore aujourd’hui.

La seule différence est que les avortements des filles sont autorisés, du fait qu’on possède l’échographie. Un autre commerce lucratif, autre exploitation du féminin s’est greffé là-dessus : les mères porteuses  et les enfants abandonnés ou raptés sont de potentiels porteurs d’organes à vendre, à moins que les plus chanceux soient utilisés comme mendiants et voleurs.

L’inceste, le viol ont perduré dans notre société occidentale polissée et policée : on connait les affaires de séquestration qui ont défrayées la chronique, il y a déjà dix ans en Autriche et en Amérique.*

Cette année 2018 fut l’occasion du grand déballage, un déballage sans précédents avec le lancement des tweets vengeurs pour dénoncer les harceleurs. Même si aucun résultat n’est acquis, même s’il n’y a d’ailleurs pas vraiment encore eu de résultats, la question a été sérieusement mise sur la table. Des procès ont eu lieu parmi les hommes politiques et les cinéastes et photographes qui appliquaient le droit de cuissage baptisé depuis des décennies “promotion canapé”, au point que certaines vieilles actrices qui avaient du en profiter s’en sont offusquée pensant que la galanterie entre hommes et femmes serait définitivement compromise.

Le machisme a été dénoncé dans tous les pays du globe, les comportements de prédation aussi.

Le retour des dictatures qui sont accompagnées de la bénédiction des Églises n’est pas sans rapport avec cela :  on pense que le désordre viendrait du laxisme, du manque de morale, alors on veut de l’ordre, mais en fait cela ne change rien. Le poisson pourrit toujours par la tête disent les chinois et, on sait ce que les hommes ont dans la tête.

Le fait d’interdire l’avortement n’empêche pas un frère ou un cousin de violer sa sœur ou sa cousine, ou sa voisine, mais fait porter la faute sur celle-ci : et on lui dit de prouver qu’elle a été agressée. C’est la parole de la victime contre celle du bourreau : au Venezuela, des jeunes filles qui ont voulu avorter à la suite de viol sont emprisonnées pour cela !  En Pologne, on ne peut avorter que si l’enfant va être malformé.*

Tout ceci et plus, est sorti cette année : des hommes célèbres ont été mis au ban de la société qui considérait que tout cela était normal dans certains milieux plus permissifs que d’autres. Il en ressort une chose : les hommes ne changent pas, et les femmes continuent de subir.

Une loi a été votée en Arabie pour dire aux hommes que les femmes ne leur appartenaient pas ! On croit rêver ! A une époque où les enfants disent aux parents qui les ont élevé, qu’ils ne leurs appartiennent pas en leur tournant le dos avec la bénédiction des psy, les femmes et surtout les mères, ont moins de droit que leurs enfants, qui d’ailleurs à leur majorité deviennent leur tuteur dans la plupart des pays arabes.

Les femmes sont des esclaves, considérées comme d’éternelles enfants, alors que ce sont elles, qui les élèvent ! Finalement la femme est toujours ramenée  à la procréation dans un système consumériste, avec la bénédiction des Églises.

Cette année les femmes ont manifesté partout, pour elles, mais aussi pour le travail, le climat, les conditions de vie, les salaires, leur santé, leur bien être.

Le respect des docteurs lors des accouchements, a aussi été abordé. Les femmes aimeraient que la romance du “mal joli” cesse d’être entonnée dès qu’il s’agit de laisser souffrir, ou de faire souffrir une femme sans même lui dire ce qu’on va lui faire, ou ce qu’on lui fait. Les gynécologues, qui agissent comme des mandarins, ont du mal à se remettre en question.

Les astrologues américains pensent, avec d’autres en Europe, qu’il y a un changement de paradigme qui mettrait vraiment en cause le patriarcat, que c’est l’énergie féminine qui va prendre le pas dans les décennies qui viennent : souhaitons que ce soit vrai, avant des décennies, et surtout félicitons nous de vivre en France où l’on peut en parler.

Attention au retour de manivelle, car chaque libération a été accompagnée d’une répression car on ne veut pas se priver de ses esclaves puisqu’on est dans un système de marchandisation de l’être féminin qui reproduit des hommes  qui veulent continuer à dominer.

*Avortement : En 2016, 68 pays interdisent encore totalement l’avortement. Selon les dernières estimations, 25 millions d’avortements « non sécurisés » ont été pratiqués en 2014. La plupart ont eu lieu dans des pays en développement. Ces avortements, presque tous clandestins, sont réalisés dans de mauvaises conditions sanitaires (personnel non qualifié, manque d’hygiène, grossesse trop avancée). Chaque année, 4,7% à 13,2% des décès maternels peuvent être attribués à un avortement non sécurisé. En Haïti, pays qui a vécu un séisme dévastateur, l’avortement est interdit même en cas de viol alors que dans les camps les femmes sont à la merci des violeurs, et est puni de la prison à vie, comme au Guatemala et au Paraguay. Au Venezuela, où les capotes valent 660€ parce que le pays est en crise, l’avortement n’est autorisé que si l’enfant est en danger. En Pologne, il est autorisé en cas de problèmes médicaux,  à Chypre, en Irlande l’avortement est passible de 14 ans de prison, et autorisé en cas de viol et inceste, et cet été les femmes ont manifesté parce que la législation devait être durcie.

Femmes battues : En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est estimé à 219 000 femmes. L’auteur de ces violences est le mari, concubin, pacsé, petit-ami (ancien ou actuel) cohabitant ou non.
3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.
8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.

En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime “officiel” (conjoint, concubin, pacsé ou « ex ») ou non officiel (petits-amis, amants, relations épisodiques…).
21 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime.
25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.

86% des victimes sont des femmes. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon. Sur les 16 femmes ayant tué leur conjoint, au moins 11, soit 69%, étaient victimes de violences au sein du couple.

Viols : En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de viols et de tentatives de viol est estimé à 94 000 femmes. De la même manière que pour les chiffres des violences au sein du couple présentés ci-dessus, il s’agit d’une estimation minimale.
Dans 91% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 47 % des cas, c’est le conjoint ou l’ex-conjoint qui est l’auteur des faits.

Mutilations sexuelles : La France comptait en 2004, environ 53 000 femmes adultes qui auraient subi des mutilations sexuelles (hypothèse moyenne). Neuf victimes sur dix ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

Pédophilie :4 796 viols et agressions sexuelles recensées sur mineurs en 2012,  

7% seulement des viols sont dénoncés, soit 4 millions de victimes d’inceste = 6% de la population,

750 000 prédateurs sexuels connectés dans le monde, 5% des – de 15 ans ont déjà reçue des sollicitations sexuelles sur internet,

Chaque jour 200 nouvelles photos pour 4 millions de sites pédopornographiques. 1 agresseur sur 4 est mineur.

84% des victimes sont obligés de fréquenter leurs agresseurs.
70% des parents attendent d’avoir des preuves avant de prévenir les autorités.
1 fille sur 5 est violée contre 1 garçon sur 13.
155 000 enfants en France sont victimes de viol ou de tentative de viol.
20% des femmes sont violentées durant l’enfance.
Dans 94% des cas, l’agresseur fait parti de l’entourage56% des victimes déclarent n’avoir rien dit au moment des faits.

* Cas d’inceste : L’affaire Fritzl est un cas d’inceste qui date de 2008. À 42 ans, une Autrichienne, Elisabeth Fritzl, déclare qu’elle a été emprisonnée, violée et physiquement agressée par son père, Josef Fritzl, pendant 24 ans. La police explique que son père l’a séquestrée dans une cave insonorisée dans le sous-sol de sa maison, à 100 km de Vienne. En captivité, elle a donné naissance à 7 enfants. L’un est mort peu après sa naissance, 3 d’entre eux ont été séquestrés avec leur mère depuis leur naissance jusqu’à leur « sortie » en avril 2008 et les 3 autres ont été adoptés par le père et son épouse. J. Fritzl disait avoir trouvé les enfants devant sa porte, avec une lettre prétendument de leur mère confirmant cet abandon. Durant toutes ces années, J. Fritzl cacha à sa famille, y compris à la propre mère d’Elisabeth (Rosemarie), la détention de sa fille, faisant croire qu’elle avait rejoint une secte. Elisabeth est libérée le 26 avril 2008, après une enquête des services sociaux autrichiens, à la suite de l’hospitalisation de l’aînée de ses enfants.

https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/l-avortement-dans-le-monde/

https://stop-violences-femmes.gouv.fr/les-chiffres-de-reference-sur-les.html