Créer des liens

Bonjour,  dit le renard…Le petit prince : Créer des liens

Qui est tu ? dis le petit prince, Tu es bien joli..

Je suis un renard, dit le renard.

Viens jouer avec moi, dit le petit prince. 

Je suis tellement triste…

Je ne peux pas jouer avec toi dit le renard,  je ne suis pas apprivoisé.

Ah ! pardon, fit le petit prince.

Mais après réflexion, il ajouta : Que signifie apprivoiser ?…

C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie « créer des liens ».

Créer des liens ?

Bien sur, dit le renard : Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus.   Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serais pour toi unique au monde… S’il te plaît … apprivoises moi ! dit-il

Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps.  J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

On ne connait que les choses que l’on apprivoise,  dit le renard. Les hommes n’ont plus de temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.  Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami apprivoise-moi !

Chapitre 21 -Le petit Prince de Saint-Exupéry

 

L’état des moeurs de la société en 2018

Se soutenir, s’aimer, se réconforter devrait être la norme dans la famille, mais ce n’est pas toujours le cas. C’est souvent au sein de la famille que se produisent les “attentats à la pudeur”.

Diverses attitudes existent chez les animaux : certains chez les mammifères, comme chez les oiseaux, ne font que se reproduire et ne connaissent pas la notion de vie familiale, tandis que d’autres forment le même couple toute leur vie. Il en va de même chez les êtres humains qui sont des mammifères “dits” évolués.

Les spécialistes s’entendent pour dire que nous avons évolué à partir du moment où nous avons recueillis les corps de nos morts dans des sépultures et où ensuite, l’inceste fut interdit, ce qui vint beaucoup plus tard puisque les pharaons qui avaient construits des tombes magnifiques se mariaient avec leur sœur. La judaïcité fit de l’inceste un interdit en quittant l’Égypte.

Mais cela perdura à la cour de  France (autour de 1580, la reine Margot  est  accusée d’ être la maîtresse de son plus jeune frère le duc d’Anjou  et d’intriguer contre la couronne), et sans doute dans d’autres cours européennes jusqu’après le moyen âge, bien que les dix commandements de l’église l’ait réprouvé… pour les pauvres.

La société avait cependant changé, peu à peu : en occident, tuer un enfant ou avorter était considéré comme un crime par les Églises… mais en Orient, en Chine et même en Inde, on ne sait même pas si c’est vraiment passé maintenant dans les mœurs du fait de la charge négative que représente la naissance d’une fille, encore aujourd’hui.

La seule différence est que les avortements des filles sont autorisés, du fait qu’on possède l’échographie. Un autre commerce lucratif, autre exploitation du féminin s’est greffé là-dessus : les mères porteuses  et les enfants abandonnés ou raptés sont de potentiels porteurs d’organes à vendre, à moins que les plus chanceux soient utilisés comme mendiants et voleurs.

L’inceste, le viol ont perduré dans notre société occidentale polissée et policée : on connait les affaires de séquestration qui ont défrayées la chronique, il y a déjà dix ans en Autriche et en Amérique.*

Cette année 2018 fut l’occasion du grand déballage, un déballage sans précédents avec le lancement des tweets vengeurs pour dénoncer les harceleurs. Même si aucun résultat n’est acquis, même s’il n’y a d’ailleurs pas vraiment encore eu de résultats, la question a été sérieusement mise sur la table. Des procès ont eu lieu parmi les hommes politiques et les cinéastes et photographes qui appliquaient le droit de cuissage baptisé depuis des décennies “promotion canapé”, au point que certaines vieilles actrices qui avaient du en profiter s’en sont offusquée pensant que la galanterie entre hommes et femmes serait définitivement compromise.

Le machisme a été dénoncé dans tous les pays du globe, les comportements de prédation aussi.

Le retour des dictatures qui sont accompagnées de la bénédiction des Églises n’est pas sans rapport avec cela :  on pense que le désordre viendrait du laxisme, du manque de morale, alors on veut de l’ordre, mais en fait cela ne change rien. Le poisson pourrit toujours par la tête disent les chinois et, on sait ce que les hommes ont dans la tête.

Le fait d’interdire l’avortement n’empêche pas un frère ou un cousin de violer sa sœur ou sa cousine, ou sa voisine, mais fait porter la faute sur celle-ci : et on lui dit de prouver qu’elle a été agressée. C’est la parole de la victime contre celle du bourreau : au Venezuela, des jeunes filles qui ont voulu avorter à la suite de viol sont emprisonnées pour cela !  En Pologne, on ne peut avorter que si l’enfant va être malformé.*

Tout ceci et plus, est sorti cette année : des hommes célèbres ont été mis au ban de la société qui considérait que tout cela était normal dans certains milieux plus permissifs que d’autres. Il en ressort une chose : les hommes ne changent pas, et les femmes continuent de subir.

Une loi a été votée en Arabie pour dire aux hommes que les femmes ne leur appartenaient pas ! On croit rêver ! A une époque où les enfants disent aux parents qui les ont élevé, qu’ils ne leurs appartiennent pas en leur tournant le dos avec la bénédiction des psy, les femmes et surtout les mères, ont moins de droit que leurs enfants, qui d’ailleurs à leur majorité deviennent leur tuteur dans la plupart des pays arabes.

Les femmes sont des esclaves, considérées comme d’éternelles enfants, alors que ce sont elles, qui les élèvent ! Finalement la femme est toujours ramenée  à la procréation dans un système consumériste, avec la bénédiction des Églises.

Cette année les femmes ont manifesté partout, pour elles, mais aussi pour le travail, le climat, les conditions de vie, les salaires, leur santé, leur bien être.

Le respect des docteurs lors des accouchements, a aussi été abordé. Les femmes aimeraient que la romance du “mal joli” cesse d’être entonnée dès qu’il s’agit de laisser souffrir, ou de faire souffrir une femme sans même lui dire ce qu’on va lui faire, ou ce qu’on lui fait. Les gynécologues, qui agissent comme des mandarins, ont du mal à se remettre en question.

Les astrologues américains pensent, avec d’autres en Europe, qu’il y a un changement de paradigme qui mettrait vraiment en cause le patriarcat, que c’est l’énergie féminine qui va prendre le pas dans les décennies qui viennent : souhaitons que ce soit vrai, avant des décennies, et surtout félicitons nous de vivre en France où l’on peut en parler.

Attention au retour de manivelle, car chaque libération a été accompagnée d’une répression car on ne veut pas se priver de ses esclaves puisqu’on est dans un système de marchandisation de l’être féminin qui reproduit des hommes  qui veulent continuer à dominer.

*Avortement : En 2016, 68 pays interdisent encore totalement l’avortement. Selon les dernières estimations, 25 millions d’avortements « non sécurisés » ont été pratiqués en 2014. La plupart ont eu lieu dans des pays en développement. Ces avortements, presque tous clandestins, sont réalisés dans de mauvaises conditions sanitaires (personnel non qualifié, manque d’hygiène, grossesse trop avancée). Chaque année, 4,7% à 13,2% des décès maternels peuvent être attribués à un avortement non sécurisé. En Haïti, pays qui a vécu un séisme dévastateur, l’avortement est interdit même en cas de viol alors que dans les camps les femmes sont à la merci des violeurs, et est puni de la prison à vie, comme au Guatemala et au Paraguay. Au Venezuela, où les capotes valent 660€ parce que le pays est en crise, l’avortement n’est autorisé que si l’enfant est en danger. En Pologne, il est autorisé en cas de problèmes médicaux,  à Chypre, en Irlande l’avortement est passible de 14 ans de prison, et autorisé en cas de viol et inceste, et cet été les femmes ont manifesté parce que la législation devait être durcie.

Femmes battues : En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est estimé à 219 000 femmes. L’auteur de ces violences est le mari, concubin, pacsé, petit-ami (ancien ou actuel) cohabitant ou non.
3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés.
8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.

En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime “officiel” (conjoint, concubin, pacsé ou « ex ») ou non officiel (petits-amis, amants, relations épisodiques…).
21 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime.
25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.

86% des victimes sont des femmes. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon. Sur les 16 femmes ayant tué leur conjoint, au moins 11, soit 69%, étaient victimes de violences au sein du couple.

Viols : En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de viols et de tentatives de viol est estimé à 94 000 femmes. De la même manière que pour les chiffres des violences au sein du couple présentés ci-dessus, il s’agit d’une estimation minimale.
Dans 91% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 47 % des cas, c’est le conjoint ou l’ex-conjoint qui est l’auteur des faits.

Mutilations sexuelles : La France comptait en 2004, environ 53 000 femmes adultes qui auraient subi des mutilations sexuelles (hypothèse moyenne). Neuf victimes sur dix ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

Pédophilie :4 796 viols et agressions sexuelles recensées sur mineurs en 2012,  

7% seulement des viols sont dénoncés, soit 4 millions de victimes d’inceste = 6% de la population,

750 000 prédateurs sexuels connectés dans le monde, 5% des – de 15 ans ont déjà reçue des sollicitations sexuelles sur internet,

Chaque jour 200 nouvelles photos pour 4 millions de sites pédopornographiques. 1 agresseur sur 4 est mineur.

84% des victimes sont obligés de fréquenter leurs agresseurs.
70% des parents attendent d’avoir des preuves avant de prévenir les autorités.
1 fille sur 5 est violée contre 1 garçon sur 13.
155 000 enfants en France sont victimes de viol ou de tentative de viol.
20% des femmes sont violentées durant l’enfance.
Dans 94% des cas, l’agresseur fait parti de l’entourage56% des victimes déclarent n’avoir rien dit au moment des faits.

* Cas d’inceste : L’affaire Fritzl est un cas d’inceste qui date de 2008. À 42 ans, une Autrichienne, Elisabeth Fritzl, déclare qu’elle a été emprisonnée, violée et physiquement agressée par son père, Josef Fritzl, pendant 24 ans. La police explique que son père l’a séquestrée dans une cave insonorisée dans le sous-sol de sa maison, à 100 km de Vienne. En captivité, elle a donné naissance à 7 enfants. L’un est mort peu après sa naissance, 3 d’entre eux ont été séquestrés avec leur mère depuis leur naissance jusqu’à leur « sortie » en avril 2008 et les 3 autres ont été adoptés par le père et son épouse. J. Fritzl disait avoir trouvé les enfants devant sa porte, avec une lettre prétendument de leur mère confirmant cet abandon. Durant toutes ces années, J. Fritzl cacha à sa famille, y compris à la propre mère d’Elisabeth (Rosemarie), la détention de sa fille, faisant croire qu’elle avait rejoint une secte. Elisabeth est libérée le 26 avril 2008, après une enquête des services sociaux autrichiens, à la suite de l’hospitalisation de l’aînée de ses enfants.

https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/l-avortement-dans-le-monde/

https://stop-violences-femmes.gouv.fr/les-chiffres-de-reference-sur-les.html

Aimer

L’amour n’est jamais acquis une fois pour toute …

“L’amour est à mille lieux de la simple attirance physique, de  l’harmonie de caractère,  et nous met en question profondément”.

Dans toute notre vie et en toute chose, il s’agit de choisir entre l’amour et la haine. Mais entre les deux, il y a autre chose qui se nomme : l’indifférence. C’est peut-être, ce que nous vivons le plus souvent sans soupçonner que l’indifférence est pire que la haine.

Devant tant de drames individuels et collectifs, l’indifférence, c’est la haine dans son expression la plus extrême.

L’indifférence, cela veut dire « pour moi tu n’existes pas, tu n’as aucune place dans ma vie », l’indifférence, c’est l’exclusion la plus absolue,  l’indifférence, c’est l’inertie totale.

L’amour doit se manifester par des actes et par un choix libre. Dans mes rapports avec l’autre je le choisis en toutes situations difficiles, nous sommes amis « si… et , quand…».

Ce n’est jamais acquis une fois pour toute et ça na rien d’automatique.

Dans mes rapports avec les autres, avec ma vie en général, rien n’est jamais donné au départ comme allant de soi, on devient ami, on devient frère et sœur, on devient mère et père, après la naissance : on peut très bien être la mère biologique et ne pas aimer assez pour conduire son enfant à son plein épanouissement. “Malheur à l’enfant à qui nul n’a jamais souri, tendu la main” .

Redoutable liberté, je choisis de faire ou de ne pas faire.

Redoutable liberté, je crée moi-même le bonheur, la paix et la réconciliation, ou la désolation, la tristesse… et peut-être pire.” Rappelez-vous du petit prince : “on est responsable des gens qu’on aime”.

 

Tous coupables, pas responsables

Ce qui est au cœur de l’Astrologie humaniste et bouddhiste, c’est l’idée que nous n’avons pas le droit à la justice, à la liberté, au choix, parce que nous sommes pris dans un faisceau de contradictions qui sont là, dès notre naissance, et qui nous mène à un fiasco dans un domaine ou dans un autre.

Cette idée explique ce qui la plupart du temps déclenche nos maladies, qui sont pratiquement toutes contenues dans les traumatismes vécus dans l’enfance ou avant notre naissance, puis dans la société qui agit sur nous comme un rouleau compresseur.

Qui choisit d’avoir un enfant ou un mari malade, une brouille, une fausse-couche, la faillite, le chômage, la dépression, la déchéance physique de la vieillesse, la mort ?

Nous voulons tous le bonheur. La douleur est insupportable, elle nous déchire et nous sommes dépourvus.

Que nous soyons musulmans, catholiques ou athées nous cherchons un nirvana, un lieu où nous réfugier pour fuir la souffrance.

Le bouddhisme nous enseigne que ce lieu n’est qu’en nous ! Toute notre vie doit être l’apprentissage à ne plus souffrir, à ne plus re sentir : c’est bien triste !

Le bouddhisme nous apprend le détachement, avant que nous ne soyons attaché.

Les religions judéo-chrétiennes nous chargent du pêché originel : qui accepte de se voir décréter coupable avant d’avoir vécu, même si le sacrement du baptême nous ôte la faute ?

Alors qui nous  oblige à croire obstinément ? Peux-t-on vivre en pensant que rien n’a du sens ?

L’homme est-il un mètre étalon – le maitre –  auquel on peut se mesurer, un critère, un modèle ?

L’idée de Dieu est-elle une idéologie aussi dangereuse que toutes les idées érigées en vérité universelle : la justice, la fraternité, l’égalité, la liberté ?

Les marxistes l’ont pensé, l’ont expérimenté, ils sont revenus aux idoles : nous les français sommes les derniers marxistes, qui croient qu’on peut vivre dans un monde parfait, fait à l’image des hommes, parce que les hommes dans l’ensemble, après tout, sont bons, aspirent à la paix et à l’unité.

Chaque soulèvement porte en lui cet espoir, et chaque soulèvement est maitrisé par un pouvoir qui le brise au nom de son bien, et ce bien est souvent ramené à son seul pouvoir de consommer.

Alors, attention de savoir être une belle humanité, pas une humanité qui tire la couverture vers les plus extrémistes et ajoute de la souffrance à la souffrance !

Variations sur Jupiter : exemple E. Macron

Claire Brétécher Bélier ascendant Vierge

Je vous donne ici les interprétations de plusieurs astrologues. Je ne mettrais pas en avant une analyse de Jupiter, qui est une planète dont la réputation favorable est quelquefois controversée, depuis qu’on a réhabilité Saturne.

Jupiter est un monstre, une grosse planète gazeuse, sa mythologie est capitale (voir article précédent), mais  ici je vais essayer de mettre en valeur des idées plus originales, moins diffusées dans une astrologie qui aime les contes de fées.

Patrick Gianni, astrologue écrit,  Jupiter représente notre potentiel d’expansion, de croissance. Là où est situé Jupiter dans notre thème (en signe mais surtout en maison) réside nos plus grandes chances de réussite. C’est pourquoi cette planète est en rapport avec notre enthousiasme, notre propension à voir les choses de façon positive. Utilisée de façon négative, son énergie prédispose aux esclandres, aux débordements, à la démesure. En effet, la plus basse expression de cette fonction planétaire est l’excès… il est important de tenir compte de cette fonction négative de Jupiter, lequel a trop souvent eu auprès du grand public une réputation de « Grand Bénéfique ». Jupiter est synonyme de joie, de jovialité

Alors que Saturne limite, Jupiter déploie, alors que Saturne interdit, Jupiter permet, alors que Saturne rétrécit, Jupiter propage. Alors que Saturne attriste, Jupiter égaie, alors que Saturne pèse, Jupiter allège. La plus haute expression de Jupiter en nous-mêmes, est l’enthousiasme et la générosité… Une fois le transit passé, (sur nos planètes et dans la maison) il est bon de se rappeler ce que l’on a vécu, et surtout l’état d’esprit dans lequel nous étions. Car nous pouvons conserver cet enthousiasme en nous, c’est une question de volonté…et de générosité (Dans “Les trois dimensions de votre thème astral”). Voyez comment la conjonction de Soleil Jupiter propage les mouvements de contestation (voir thème).

P. Granger, psychanalyste et astrologue écrit. “Rappelons que Jupiter est l’ambassadeur de l’ailleurs, tout ce qui est d’ordre jupitérien concerne cet “ailleurs”; le déplacement, mécanisme de défense bien utile qui nous permet d’aller porter ailleurs certains conflits qui sont invivables, là où ils se produisent.

Jupiter est essentiel dans la problématique œdipienne, parce qu’il est cette fonction, par laquelle tout natif va pouvoir porter ailleurs les fantasmes incestueux, qu’il destine à son parent de sexe opposé. C’est là une fonction très importante dans la structure psychique du sujet qui, à l’époque œdipienne, se dit “je suis amoureux de maman, je vais faire le deuil de cet amour pour apprendre à aimer d’autres femmes…C’est à travers ce processus de déplacement que le sujet va pouvoir atteindre, la loi fondatrice, son surmoi, représenté par Saturne.

Jupiter représente cette position de passage, d’élaboration qui permet de faire passer de la problématique œdipienne à “l’ailleurs structurant, différenciateur, qui concerne la loi et de ce fait le surmoi, d’où la notion d’assimilation, d’intégration (qui se fait dans la maison IV).”

Sur le plan de la symbolique médicale, l’assimilation fait penser que Jupiter est le gérant du foie…et de la foi.”

Irène Andrieu , astrologue, psychothérapeute, écrit dans “Planètes d’ombre et de lumière” :

Justice et injustice ce sont les maitres mots des jupitériens qui fixent leur propre codes et règles sociales, et les imposent aux autres.

Or rien n’est plus contesté, contestable que ce mot de justice dans son contexte humain :

Qu’est-ce que ce dieu qui donne argent, conjoints fidèles, prospérité dans le foyer, pouvoir terrestre à ceux qui le révèrent, et, qui massacre, foudroie, renvoie au néant ceux qui le contestent et veulent s’égaler à lui ?

Lorsqu’un escroc ou un arriviste, négligeant tout respect des autres et de leur bien, cède à sa mégalomanie, il est victime de la loi de Jupiter, lorsqu’une personne habitée par des idées de grandeur, méprise totalement le monde dans lequel elle est née et, refuse d’y tenir sa place et de jouer son rôle, son échec social est la sanction jupitérienne.

Jupiter ne peut être détrôné, mais il passe des contrats, des alliances avec les mortels. Il gère le pouvoir et l’argent. A nous de savoir le gérer justement … A chacun de ne pas trahir sa foi, sa droiture, sa vérité, même si l’autre doit trahir et dénoncer tous ses engagements…

Un contrat est toujours jupitérien. Rien ne justifie de manquer à sa parole.

La justice jupitérienne va plus loin puisqu’elle sanctionne non seulement les faits (chocs en retour du karma) mais surtout les intentions cachées derrière les choix… Chacun doit connaitre les buts qu’il recherche…

Un jupitérien harmonique dominant se fait, le plus souvent, une vocation de former de jeunes âmes, à devenir des hommes.

Dans la constellation familiale, Jupiter répond à plusieurs images de collatéraux : le parrain, l’oncle (et par extension le beau-père, ou le parent adoptif), et l’instructeur.

Jupiter est significatif de la position sociale qu’occupera la personne selon son dharma : la position en maison indiquera où sera son meilleur territoire d’expression et, sa plus haute dimension possible, selon le principe d’expansion.

La sagesse de Jupiter revient à nous interroger sur le sens de la justice intrinsèque du dharma. Le jupitérien conscient du dharma développe la sérénité face à l’acceptation de ce qui est. Nul désir de pouvoir, puisqu’il sait qu’il n’en a aucun, sinon éventuellement sur lui-même…

La sagesse de Jupiter fait éclater les cadres étroits de l’espace personnel, au profit d’une vision de plus en plus large, des destinées de l’homme sur la terre.

Là où je suis, se demande le jupitérien en voie d’évolution, qu’ai-je à apprendre du sens de la vie, du rôle de chacun, des raisons pour lesquels j’ai été attiré par telle ou telle personne ?

Qu-a-t-il à m’apporter dans l’expérience du moi ?

Le chemin passe obligatoirement par Mercure. Aussi longtemps que nous prêterons un pouvoir d’action à qui que ce soit dans notre vie, ou sur notre destin nous ferons le jeu du mental, qui cherche des boucs émissaires pour s’activer encore et encore, et nous ne laisserons pas la place à l’attribut de Jupiter  “l’œil qui sait”, qui ne juge pas et reconnait la loi en tout…Nous ne cherchons plus de rôle de représentation. Nous cessons de jouer les apprentis sorciers du pouvoir…

Le jupitérien rétrograde présente une facette complétement différente: il a tendance à s’adresser aux asociaux, ses ex-semblables. Les effets karmiques apparaissent dans les répercussions sociales et sur le terrain relationnel : nulle contrat, nulle alliance n’est passée par hasard.

Aucune planète, plus que Jupiter nous renvoie de façon implacable, l’image de ce que nous étions, des relations que nous avons établies avec les autres : “Dis-moi qui tu fréquentes, avec qui tu t’engages, je pourrais te dire qui tu étais, donc qui tu es”, semble dire Jupiter rétrograde.

Le jupitérien rétrograde a une mentalité de coucou. Il vit de promesses et d’engagements moraux et se garde bien de demander et de proposer un contrat … Une place n’est jamais bonne, il la laisse, la quitte sans bruit ou indigné. Il attire les plutoniens qui savent tirer parti de cette indétermination des situations. Ce sont les meilleurs partenaires /adversaires, pour entretenir, la répétition des conflits d’intérêts non fixés, et les situations larvées, dans lesquelles les rapports dominant à l’argent ne doivent jamais apparaître comme le moteur des situations. Il y a incapacité à tenir ses promesses, une ignorance totale des besoins réels des autres, du sens de l’échange juste, dans une juste distance relationnelle.

Il vit dans une bonne foi totale la dissonance accentuée du sens de son signe dominant, le Sagittaire.

La leçon de la planète rétrograde est si répétitive, qu’elle en est claire : il n’y aura pas d’argent facilement gagné, il n’y aura pas d’études prestigieuses ou elles ne serviront à rien, il faudra prouver son mérite et sa probité pour chaque sou gagné et, c’est le plus souvent l’environnement qui le dépensera. La destinée n’est guère favorable à ce Jupiter dissonant, elle lui fait payer cher, le plus souvent à travers ses enfants…Quand Jupiter direct devient rétrograde en cours de vie, la roue tourne nettement. C’est parfois spectaculaire. Vous étiez riche, vous voilà pauvre. Il semble que cette rétrogradation en cours de vie soit une bon moyen d’apprendre à vivre en équilibre, à trouver sa place en soi-même plutôt que dans le monde extérieur,   favoriser le développement intérieur, définir sa position en termes d’action juste plutôt qu’en termes de sécurité matérielle ou psychologique. Trouver sa juste place, est un pari vital.”

Sur le plan biologique/spirituel Jupiter est le : “Gouverneur du corps éthérique, qui gère les échanges avec l’espace, son siège est l’épiphyse ou glande pinéale, c’est le rayonnement violet.

Au niveau de la santé, un transit de Jupiter n’est pas toujours  favorable. on va voir que Jupiter n’est pas toujours rangée dans les planètes protectrices :

Jupiter régit les artères, de ce fait, on voit lorsqu’on fait un thème de disparition, la planète se trouve  souvent en transit angulaire  (la circulation du sang accentuée se trouve bloquée), au même titre que Saturne, tandis que Pluton – maitre de la maison VIII – qui avance bien plus lentement n’est  pas significatif, au contraire, il peut être angulaire dans les thèmes de naissance.

“Le foie étant l’organe le plus volumineux il est régit par Jupiter, qui régit la cirrhose , dont l’origine n’est pas toujours alcoolique”. On a souvent aussi des aspects de Neptune, dans une configuration difficile.

“Les accidents concernant le squelette sont liées à la présence de Saturne en signe, avec présence en transit d’Uranus, Jupiter ou Mars. On voit ici que Jupiter est mis sur le même pied que Mars et Uranus. D’autre part, le soleil régissant le cœur, Jupiter les artères,  un transit d’Uranus à Jupiter ou au Soleil dans un ensemble difficile et, selon l’âge, peut entrainer un infarctus du myocarde.”

“Sur le plan psychologique, la planète Jupiter est clairement signifiée dans les comportements de paranoïa. On la découvre dans les indices d’incapacité sociale congénitale. Associée à des aspects dissonants de Pluton et de Saturne, elle est omniprésente dans les cas ce maniaco dépression. “ d’après l’ Astrologie médicale d’Irène Andrieu.”

Enfin, autre image de Jupiter,  celle de Marduk dieu de Babylone : Marduk était associé à la planète Jupiter, qui était l’objet  de représentations géométriques afin de pouvoir calculer sa trajectoire. Il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor Ier, souverain de Babylone de 1125 environ à 1104 av.J.-C (Macédoine).

Au terme d’une longue guerre, le jeune dieu Marduk décapite la mère des dieux Tiamat, incarnation de la Déesse du Chaos primordial et des mers : de son torse et sa tête, il crée les cieux, de ses jambes et membres inférieurs il créa la terre. De Tiamat naît l’eau venue en nuages et ses larmes deviennent la source du Tigre et l’Euphrate. Kingu, fils de Tiamat ainsi que son mari, périt lui aussi, et de son sang, Marduk crée les premiers hommes. Marduk siégeait à Babylone dans son sanctuaire l’Esagil « le temple au pinacle surélevé », auquel était adjoint la ziggourat Etemenanki, passée à la postérité comme la Tour de Babel. 

* On nomme manie, en psychiatrie , un état d’excitation intellectuelle et physique avec exaltation de l’humeur et euphorie anormale. L’alternance chronique de ces phases d’excitation et de dépression est une forme exacerbée de la cyclothymie nommée psychose maniacodépressive.