Célébrité, Lune, part de fortune : Dujardin, Dewaere

On retrouve chez ceux qui connaissent la célébrité, une Lune forte angulaire, de même que l’apport du signe du Cancer. Vénus donne le charme de l’acteur et, souvent la voix du chanteur, le lyrisme de l’écrivain, etc.

Mais la célébrité, c’est la Lune. Quelque fois d’autres planètes font que cette célébrité est bloquée.

La part de fortune est un facteur qui fait rêver , mais il ne s’agit pas d’argent, il s’agit de force intérieure, le secteur le plus protégé de la personne. 

“La part de fortune possède toujours une qualité “sacrée” qui se situe au-delà des efforts personnels des croyances et du sens du bonheur de l’individu, c’est pour cette raison que dans sa quête de ce qui est bon pour lui, il est important qu’il ne profane pas ce qui va dans le sens de l’évolution de la société où il a un rôle à jouer, et tout les facteurs qui s’opposent doivent être affrontés positivement”. (Martin Schulman).

Avec  un Uranus fort la personne se saborde elle-même ne voulant pas se sentir piégée par les concessions qu’exigent toutes situations d’allégeance à la société, au groupe, au plus grand ensemble dans lequel elle est obligée de s’insérer.

Avec Saturne les limites viendront soit d’elle soit de l’extérieur, que ce soit de la fatigue, l’envie de solitude, le découragement ou des portes qui se fermeront, les deux pouvant être des facteurs réciproques car un bon Saturne va donner la continuité dans le travail. Tous ceux qui réussissent ont besoin d’être  pugnaces.

Neptune  pour les artistes est toujours présent : car la création nait de Neptune, et il y a toutes sortes de créateurs, mais ils peuvent sombrer dans les addictions en cas de mauvais aspects, ou avoir un caractère difficiles, de par leur originalité. On voit dans le blog des quantités d’exemples tant de créateurs que de savants qui ont ce genre d’aspects, il est vrai qu’ils ne réussissent rarement à faire fortune de leur vivant (cas des peintres, des poètes et même des musiciens)

Comme je l’ai dit Neptune et les Poissons ne font pas bon ménage avec les notions concrètes. D’autre part même si quelqu’un possède les ingrédients pour réussir l’activité le troisième paramètre est un bon Mars structuré par un bon Mercure et  Ils auront aussi souvent un fort ego, avec un Soleil sur l’ascendant donnant une conscience de soi et de sa valeur. Par contre, on a souvent affaire avec des personnes ayant une forte intériorité, introvertis, qui puisent dans leur intériorité, pour s’exprimer dans leur art.

Voici  les thèmes des artistes Jean Dujardin et Patrick Dewaere.

Jean Dujardin est né le 19 juin 1972 à 04h50, à Paris.

Un Soleil  sur l’ascendant en Gémeaux,  un double Gémeaux, ce qui n’est pas rien, la jeunesse éternelle, l’enthousiasme, la volubilité, et un soleil qui prend le pas sur le signe en donnant une tendance lion. Le Soleil et Vénus sur l’ascendant donne un ego fort, un tempérament fonceur, Vénus rétrograde en conjonction au Soleil, donne la séduction qui attire les bonnes fortunes.

Mercure, maître des trois planètes en Gémeaux, se trouve  dans le signe du  Cancer  qui est maitrisé par la Lune conjointe à Pluton (Pluton planète de l’âme est le lieu des plus grands désirs, des plus grandes tortures)  donnant puissance et Pl magnétisme tout en renseignant sur l’importance de la mère et des femmes en général (importance du duo télévisé avec l’actrice qu devint sa compagne Alexandra Lamy ). Mercure (la parole) est  conjointe à Mars dans le signe de la lune au noeud sud ,  prenant aussi le pas sur le maitre de l’ascendant, selon la règle qui veut qu’une planète conjointe au maitre de l’ascendant soit forte, ainsi cela explique bien la vivacité de Jean Dujardin, l’ayant poussé à des rôles comiques, et du comique de situation. Pourtant on voit que tout ou partie des planètes est sous l’horizon montrant un caractère introvertie selon la caractérologie habituelle.

Vénus sur l’Ascendant, signifie que sa séduction passe par la parole en Gémeaux, la voix,  ce qui est le propre d’un artiste complet qui peut danser, chanter et jouer la comédie. Il est intéressant de savoir que Vénus est redevenue directe lorsque Jean Dujardin avait 20 ans, période à laquelle il a commencé sa carrière d’artiste comique, en faisant du cabaret en solo. 

La Lune qui est le marqueur naturel de la célébrité, est en conjonction avec la part de fortune et elle est également en secteur V qui est l’expression de la I, selon les critères de Dane Rudhyar mais elle est en carrée avec le Soleil et l’ascendant (il est possible qu’il soit lunatique, capricieux).

Patrick Dewaere, nè le 26 janvier 1947 à 10 h 30 à St-Brieuc  que j’ ai  traité  dans l’article sur la violence, était un des acteurs les plus doués de sa génération.

La Lune sur l’ascendant dans le signe de Neptune a fait de lui un l’artiste sensible, cette Lune est en aspect de carré avec sa Vénus qui est au MC avec la lune noire, ce qui indique peut-être ce charme magnétique et son jeu si personnel. Le Soleil est trigone à Neptune. Neptune maitre de l’ascendant en Poissons prend toute sa place. La part de fortune se situe à la fin du secteur I, dans le signe du Taureau, signe concret qui aurait du lui procurer plus d’équilibre. Le Taureau est aussi le signe de la voix qui est primordiale pour un acteur.

Neptune retrograde en Balance (l’autre, le public) angulaire en VII,  est quinconce à la Lune, dont elle est le maitre suscitant l’inspiration artistique tout en en faisant un être affectivement tiraillé, de même qu’ un trigone entre Uranus et Neptune est source de créativité, d’imagination : on a ici tous les marqueurs du grand artiste qu’il fut.

Le noeud sud conjoint à Vénus en Sagittaire est apex d’un triangle mineur  entre un trigone Neptune en Balance -Mercure en Verseau, reliant encore les planètes à Neptune.

La part de fortune se situe en secteur I, sans soute est-ce sa personnalité qui était son atout principal, même si certains la mettrait dans le secteur deux ce que je ne ferais pas.

On peut voir aussi deux maisons dans le signe des Gémeaux secteur III, de la communication et secteur IV, maison du Cancer par tradition. Dans cette maison maitrisée par Mercure, se situe le noeud nord avec Uranus rétrograde.

Nous sommes donc dans le jeu de l’acteur passant par la communication. Uranus est maitre de sa maison XII indiquant le caractère  tourmenté qu’il avait et, qui a sans doute causé son suicide, malgré qu’ il soit son maitre et en trigone. On peut aussi noter la lune noire au MC.

 

Chiron en Pole position à partir du 25 septembre

Durant la pleine lune ce qui a dominé ce sont les aspects à Chiron. D’une part, la lune lui était conjointe, d’autre part  le Soleil opposé, ainsi que Mercure , Vénus quinconce à Chiron, et  toujours le  carré entre Saturne à 3° et Chiron est à 0°.   La reculade de Chiron en Poissons se fait ce 27 septembre à 29°59, tandis que la planète Saturne en Capricorne est redevenue directe le 6 septembre..

Durant le carré exacte de Saturne à Chiron  dans les éléments terre du Capricorne et feu du Bélier,  c’était un carré  dur.  En reculant cela devient un carré qui confine au sextile avec l’Eau des Poissons et la Terre du Capricorne, mais qui fait presque 90°. Il faut grimper une marche, ce n’est pas un plan incliné. Rappelons que Neptune est toujours en Poissons.

Le carré Saturne Chiron est le plus significatif des carrés de Chiron : l’individu s’installe dans une routine par sécurité, parce qu’il a une conception bien arrêtée de la réalité, et se construit une carapace pour résister aux changements – il a généralement eu des parents  qu’il ressentait autoritaire, et s’il en prend conscience, il devient allergique à toutes formes d’autorité.

Ici, ce carré en transit  entraine Plus de limites avec  Saturne, qui ne se pose pas la question de savoir si tous ces sacrifices valent la peine, tandis que Chiron placé en Poissons est là  comme s’il voulait  nous indiquer que nous avons encore oublié de comprendre quelque chose dans le domaine de Neptune (partage, pardon, tolérance, soins, espérance, éveil), ce qui n’étonnera personne tant les progrès sont peu significatifs en ces matières. Si Saturne se trouve en aspect difficile avec Chiron, c’est une leçon a apprendre sur ses propres limitations, dans le thème natal, mais aussi durant le transits.

Ici on peut espérer que l’opposition à Mercure et au Soleil en Balance va axer le mois d’octobre sur le relationnel. Avec l‘opposition de Mercure à Chiron, les échanges seront alimentés,  Mercure voulant absolument voir les deux faces d’un problème, sans céder d’un pouce, comme une discussion entre un Gémeaux et une Vierge.

L‘opposition de Chiron au Soleil donne une âme de combattant, et le besoin de vaincre.

Le quinconce Vénus – Chiron permet d’aider les autres à à surmonter leur problème relationnel, mais peut rendre vulnérable, d’autant que Vénus se situe en Scorpion en ce moment.

Il existe aussi un sextile de Mars en Verseau, bientôt en Capricorne à Chiron, qui lui aussi est dissocié au départ pour devenir exacte entre l’Eau des Poissons et la  Terre du Capricorne. Cet aspect permet d’avoir les capacités de maitriser l’énergie martienne, dans tous les domaines d’activité, avec une grande énergie, une énorme efficacité et une maitrise personnelle.

 

Rappel sur Chiron et Saturne : Saturne a un cycle régulier, on peut prévoir ses déplacements, tandis que Chiron qui revient tous les 51 ans à la même place dans notre thème a un cycle très irrégulier de quelques mois pour certains signes (ceux -là doivent moins sentir sa présence, mais très fortement quand elle arrive ), à plus d’une dizaine d’années pour les chanceux “candidats”  qui sont chargés d’agir, de comprendre pour les autres, ceux qui n’ont pas un long passage de Chiron  (voir schéma  indiquant  la proportion qui n’indique pas le temps de passage, où l’on voit que cela se compte en année, ou en mois)

C’est vers le milieu symbolique de la vie qu’on commence à faire des bilans, et à essayer de retrouver notre enfant intérieur, celui qu’on a du lâcher en route, occupé par des préoccupations plus terre à terre (et, par ses propres enfants). La santé peut aussi diminuer. C’est avec le recul qu’on voit bien qu’il y avait quelque chose, qu’on a pris des décisions, qu’on a agit en se croyant en pleine possession de son libre-arbitre, mais  Chiron  passait par là.

 

Chiron du ressort d’Uranus, est là pour nous ouvrir les yeux sur certaines valeurs patriarcales ancestrales obsolètes , mais en même temps il n’invite pas à la révolte, il met en dehors des circuits classiques la personne qui ne veut pas y être mêler, sans inciter pas à la casse.  On peut penser à un guérisseur qui vit en marge de la société. Les anglo-saxons l’appellent le Maverick.

Par la suite, Chiron en changeant la perception des choses donne une force qui  permet d’introduire dans la société des changements dans l’ordre établi, mais  on n’en est pas quitte pour autant, car au fur et à mesure, on  rencontre d’autres obstacles afin de comprendre que toute structure extérieure n’est qu’un moyen de contrainte, que toute définition de la « vérité » ne peut être que temporaire, ceci étant l’aspect positif de cette « révélation ».

*Le découvreur Zane Stein a fait une crise de foi, après l’avoir découvert, il a abandonné l’astrologie pour retourner à Dieu, puis quelques années après, il y est revenu après avoir mis de l’ordre dans sa vie. En fait, cela correspond bien au rôle de Chiron,  car pour moi Chiron est le type même du Sauveur, du mystique , du neptunien vrai, (pas seulement du médecin dont le domicile serait en Vierge) un mythe antique qui a pu donner naissance au mythe du Christ (en fait, on n’en sait guère plus sur le Christ, mentionné brièvement dans “La guerre des juifs” de Flavius Joseph).

Enseignant de tous les dieux du Panthéon, maitre d’arme, musicien, philosophe et soigneur (des âmes surtout) , Chiron s’est sacrifié pour que le feu puisse être donné aux hommes par Prométhée attaché à un rocher, et c’est ce qu’il faut retenir puisque le feu, c’est la force, la lumière et la vie !

Mais en contre partie, Chiron perdit son immortalité et connut la souffrance et la mort. Aussi, là où se situe Chiron dans le thème, il y a cette notion de sauveur, d’élévation au travers de la perte de quelque chose qui  faisait notre identité, avant le retour de Chiron, mais ce quelque chose à souvent un rapport avec la santé, la sienne ou celle d’un autre.

 

D’après “Chiron” de Zane Stein, voir bibliographie

Un espoir pour la dépression : nos états d’âme modifient notre ADN

L’effet de l’esprit sur le corps : A contre-pied du déterminisme implacable du « tout génétique », de nombreux chercheurs constatent aujourd’hui que nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de nos gènes, donc de notre ADN, en permanence

Influence des stress
Si l’on sait depuis longtemps que le stress et les traumatismes psychiques influent à la fois sur les comportements et sur la santé, les récents travaux montrent qu’ils attaquent directement l’ADN.
Violences, mauvais traitements, abus sexuels, abandon et autres traumatismes
psychologiques laissent une trace indélébile à l’âge adulte, comme l’avait déjà observé
Sigmund Freud il y a plus d’un siècle. Depuis, une multitude d’études cliniques l’ont
confirmé : ceux qui ont subi de grands traumatismes dans l’enfance sont globalement plus
sujets à la dépression, à la toxicomanie, aux comportements asociaux, mais aussi à
l’obésité, au diabète et aux maladies cardiovasculaires. Pis, ce mal-être s’ancre parfois en
nous… avant la naissance ! Car d’autres études montrent que les enfants dont la mère a
subi un stress psychologique prolongé ou un traumatisme psychique intense pendant la
grossesse ont plus de risques que les autres d’être anxieux, dépressifs, voire
schizophrènes.
C’est un fait que la psychologie a établi et qui fait consensus : il existe un lien entre
traumatismes psychiques et comportements. Quel lien ? Comment des expériences
négatives peuvent-elles s’inscrire dans l’organisme, au point d’affecter durablement le
comportement ou la santé ?

L’effet de l’esprit sur le corps
Le secret de cette empreinte biologique serait niché au cœur de nos cellules, là où les
effets du stress perturbent l’organisme en s’attaquant à l’ADN. Ce pouvoir étrange de
l’esprit sur le corps, la biologiste australo-américaine Elizabeth Blackburn, prix Nobel de
médecine 2009, et Elissa Epel, psychiatre à l’université de Californie, l’ont montré en 2004
en comparant l’ADN de mères d’enfants en bonne santé à celui de mères d’enfants atteints
d’une maladie grave et chronique, comme l’autisme ou un handicap moteur et cérébral. Eh
bien, chez ces dernières, soumises au stress psychologique chronique, l’ADN présente des
signes de vieillissement précoce… Comme s’il était « rongé » par l’angoisse.

Plus précisément, c’est l’extrémité des chromosomes qui est atteinte. En effet, au cœur des
cellules, l’ADN est condensé sous forme de chromosomes, à l’extrémité desquels se
trouvent des « capuchons » appelés télomères qui les protègent de l’érosion au fil des
divisions cellulaires. Cependant, ils raccourcissent progressivement au fur et à mesure que
la cellule vieillit.

Or, chez ces mères angoissées, les télomères sont anormalement courts, 1/4
reflétant un vieillissement accéléré de 9 à 17 ans ! « Nous observons ainsi un lien direct
entre les émotions et ce qui se passe dans la cellule, précise Elissa Epel. Et nous avons
aussi constaté que lorsque le niveau de stress diminue la longueur des télomères
augmente ! » Comment le stress pourrait-il raccourcir les télomères ? « On ne comprend
pas encore le mécanisme, reconnaît Elizabeth Blackburn.

Nous cherchons du côté des interactions entre le cortisol, l’hormone du stress, dont le taux élevé est associé à une réduction de l’activité de la télomérase, la molécule chargée de l’entretien des télomères. » Fixés aux extrémités de chaque chromosome, les télomères raccourcissent
progressivement au fil de l’âge. Mais un stress chronique peut les réduire de manière
anormale, jusqu’à accélérer le vieillissement cellulaire de plusieurs années.

Un résultat fascinant
Les changements de méthylation temporaires sont visibles sur l’hippocampe d’un rat
soumis à un stress important.
A droite, les groupements méthyles, en noir, sur les gènes des neurones, ont disparu.
Mais ce n’est pas tout. Car non content de s’attaquer aux télomères, l’état de stress inscrit
sa marque directement sur nos gènes, modifiant de façon ciblée et durable certains de nos
comportements. Cette action relève d’un phénomène biologique dont l’importance se
dévoile de plus en plus aujourd’hui : l’épigénétique, terme désignant les modifications
chimiques qui affectent l’ADN, autres que les mutations qui touchent la structure même de
la molécule. Ces modifications épigénétiques sont comme de petites « étiquettes » – des
groupements méthyles – qui indiquent à la machinerie cellulaire quels gènes elle doit
utiliser ou, au contraire, ignorer.

A la clé ? La méthylation empêche physiquement l’expression des gènes en se plaçant sur l’ADN
Or, les biologistes constatent que stress et traumatismes psychiques entraînent des
erreurs d’étiquetage épigénétique dans la zone cérébrale qui gère les émotions,
l’hippocampe

Une équipe menée par Michael Meaney, à l’université McGill (Canada), l’a montré en 2004 en comparant le cerveau de bébés rats cajolés par leur mère à ceux de
ratons délaissés. Le délaissement induit des modifications épigénétiques qui bloquent le
gène utilisé pour produire le récepteur aux corticoïdes dans l’hippocampe. Or, ce récepteur
contrôle la réponse au stress en réduisant le taux sanguin de cortisol, l’hormone libérée en cas de stress.

En clair, les rats délaissés possèdent moins de récepteurs au cortisol, et sont alors moins armés pour faire face au stress. Perpétuellement angoissés, ils souffrent de troubles de la mémoire et d’un comportement dépressif. Même à l’âge adulte, le moindre dérangement prend chez eux des proportions alarmantes… Ces deux souris Agouti sont dotées d’un gène de la couleur du pelage identique. Selon le degré de méthylation de ce gène, lié au stress, l’une est jaune, avec même une
susceptibilité à l’obésité, et l’autre brune et sans problème de santé.
Ce fascinant résultat peut-il être extrapolé à l’homme ?

Oui, répondent les mêmes chercheurs qui, en mars 2009, ont publié les résultats de l’analyse du cerveau de personnes décédées par suicide, certaines ayant été victimes de sévices sexuels dans l’enfance, d’autres non. Chez celles ayant subi des abus, le gène du récepteur aux
corticoïdes est bloqué par une méthylation de l’ADN des neurones… de l’hippocampe, tout
comme chez les rats abandonnés. « Ces personnes ont donc naturellement un taux de
cortisol élevé, ce qui est souvent associé à un état dépressif majeur », explique Moshe
Szyf, l’un des auteurs de l’étude. Ainsi, en affectant les gènes qui permettent de lutter
contre les tensions, les traumatismes précoces altèrent durablement la capacité à
surmonter les difficultés, favorisant le risque suicidaire. Depuis deux ans, les études qui confirment le rôle de l’environnement et du vécu dans l’apparition des troubles mentaux se multiplient.

En 2008, des chercheurs canadiens du Centre de l’addiction et de la santé mentale, à Toronto, ont comparé le cerveau de personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires à celui de témoins. Chez les premières, 40 gènes présentaient une méthylation anormale. Or, ces gènes s’avèrent pour la plupart impliqués dans le développement cérébral ou la transmission des messages entre les neurones.
Certes, les scientifiques sont encore loin de pouvoir faire la part du biologique, dans les
maladies psychiatriques.

Mais certaines données sont troublantes : c’est parfois en remontant très loin dans l’histoire d’un individu, avant sa naissance, que l’on trouve la «source » de la maladie. Ainsi, en 2008 également, une étude danoise menée sur 1,38 million de femmes a montré que le fait d’être confronté à la maladie ou au décès d’un proche juste avant ou pendant la grossesse augmente de 67 % le risque de schizophrénie chez l’enfant à naître. En outre, lorsqu’une femme est dépressive ou anxieuse pendant sa grossesse, le bébé a tendance à présenter un marquage épigénétique anormal sur le gène du récepteur aux corticoïdes. Avec pour conséquence un nourrisson au taux de cortisol élevé, très sensible au stress. La preuve que nos gènes gardent la cicatrice des
événements vécus avant même la naissance !
« Je pense que la plupart des maladies chroniques comme l’asthme, le cancer, le diabète,
l’obésité et des maladies neurologiques (autisme, troubles bipolaires, schizophrénie)
résultent en partie d’une mauvaise régulation épigénétique lors des premiers stades de
développement », estime Randy Jirtle, directeur du laboratoire d’épigénétique à la Duke
University, aux Etats-Unis.

Alors que le génome d’un individu reste très stable au cours de sa vie, l’ensemble des marques épigénétiques qui régulent l’expression des gènes – son «épigénome » – varie constamment, en réaction aux variations extérieures… Et c’est justement son rôle : « L’épigénome est une interface entre nos gènes, qui sont statiques, et notre environnement, variable », explique Randy Jirtle. Ainsi, la « partition »génétique reste la même, mais son interprétation peut varier au cours de la vie, en fonction de son marquage épigénétique.

Des empreintes positives
Mais alors, si le marquage épigénétique est dynamique, serait-il réversible ? L’expérience
de chercheurs de l’université Rockefeller, à New York, le laisse penser. Ils ont réussi en
novembre 2009 à « annuler » les effets épigénétiques causés par le stress dans le cerveau
de souriceaux, en leur donnant… du Prozac, un anti-dépresseur. Mieux, la trichostatine A,
un médicament proche du valproate, utilisé pour réguler les troubles de l’humeur dans
certaines psychoses, a permis de supprimer le marquage épigénétique anormal et de
corriger le comportement de rats adultes ayant été négligés par leur mère à la naissance.

En outre, les émotions positives peuvent heureusement, elles aussi, laisser leur empreinte.
En 2008, des travaux menés au Massachusetts General Hospital ont montré que huit
semaines de relaxation suffisaient à modifier l’expression de plusieurs centaines de gènes,
selon un profil totalement opposé à celui induit par le stress.

Par ailleurs, une nouvelle étude menée à l’université de Saarland, à Hambourg, vient de montrer que l’activité physique ralentit le raccourcissement des télomères dans les globules blancs. De son côté, Elissa Epel lance une étude pour étudier les effets de la méditation sur la longueur des télomères.
« En fait, le message de l’épigénétique est optimiste. Ses empreintes peuvent être
inversées, et nous cherchons maintenant à utiliser des médicaments agissant sur ce
marquage pour soigner les maladies mentales », explique Moshe Szyf. Il y a aussi des
chances pour que le soutien social et psychologique suffise à corriger le marquage
épigénétique chez les personnes à risque ».

Ainsi, contrairement à ce qu’affirmaient les scientifiques dans les années 1990, nous ne sommes pas uniquement le produit de nos gènes. Nos expériences, nos émotions, nos actions façonnent l’expression de ces gènes en permanence. Avec la certitude que rien n’est irrémédiable.

Marine Corniou
pour Source-Ressources et Science et Vie

source : www.energie-sante.net

la transmission du mythe familial

En astrologie c’est la maison IV qui parle de la transmission du nom, et des langages familiaux.

C’est le langage qui donne sens à l’identité, il est porteur des valeurs familiales.

Il existe une conscience psychique familiale pré existant à l’organisation de la conscience individuelle. Le psychisme individuel se construit par l’intériorisation de la conscience clanique familiale.

La source la plus profonde  d’identité originelle c’est l’identité collective familiale. L’intensité de la conscience du clan s’exprime par le langage familial. C’est une manière spécifique de réagir aux événements.

Au langage sont associés certains comportements, attitudes, silences, émotions, affects qui déterminent le code symbolique de la langue maternelle, qui va nous inscrire dans la répétition et la reproduction, la duplication de l’histoire affective des croyances familiales.

L’enfant mime les tics, les expressions favorites (tics, mots fétiches, mots à double sens), il duplique la structure mentale de ses parents et les enfants se tiennent comme leur parents, respirent comme eux.

Chaque clan détermine les contributions des individus aux comptes de la famille : on peut parler de code familial. Selon les dominantes en maison IV nous allons retrouver des constantes, des mots clés, des fonctionnements spécifiques.

Si une famille s’organise autour du mythe mercurien de la communication, celui qui dans la famille, ne possède pas cette dominante se sentira exclu, ce qui peut conduire à avoir des doutes quant à sa propre perception du monde puisqu’elle est en conflit avec la mentalité dominante familiale.

Nous interprétons cet air de famille comme un mythe familial, qui nous permet de comprendre comment fonctionne la dynamique familial, car le mythe gouverne la communication entre les membres de la famille et …ce mythe contient des légendes.

La névrose familiale se transmet par les apprentissages et le langage, plus que de façon génétique (selon les auteurs Catherine Gestas, spécialisée en astropsycho généalogie et, Martine Barbault dans Mémoire ancestrale en Astrologie, à voir dans la bibliographie).

dessin de Claire Bretécher

La somatisation

“La somatisation est le moyen mis en œuvre par l’organisme pour se protéger de trop grandes tensions psychiques

Déchiffrer le mécanisme de la somatisation oblige à cesser de vouloir compartimenter l’individu, de le diviser en tranches comme si l’on soignait que des éléments indépendants, séparés de la considération de l’ensemble. Et malgré les progrès d’une médecine toujours plus performante dans ses applications techniques, la somatisation et son cortège de symptômes reste un des aspects les plus fréquents concernant les plaintes observées en consultations de médecine générale.

Que dire alors des manifestations corporelles qui accompagnent le vécu des patients au cours des séances de psychothérapie ?

Par conséquent, l’absolue nécessité d’envisager une approche globale, montre une passerelle entre les différents niveaux de fonctionnement d’une personne, lorsque les maux du corps retentissent sur les blessures de l’âme.

Comment ça marche ?

Le mécanisme est subtil et reflète la complexité de l’Etre. En état d’équilibre notre corps obéit aux lois de la physique et de la chimie tout comme notre psychisme est sous l’emprise de forces conscientes et inconscientes. La régulation harmonieuse de ses forces génère des sensations de bien-être et un sentiment de faire face aux événements de la vie. Pour nombre d’entre nous, cette perception est le fruit d’une adaptation permanente des tensions courantes qui sont ressenties entre notre vie intérieure et les fluctuations de la vie extérieure.

En cas de perturbations trop importantes les angoisses et les tensions deviennent trop fortes et dérèglent la stabilité mentale qui se trouve alors en danger. La conscience, prise en défaut d’acceptation, refuse et refoule l’énergie de la menace dans l’inconscient. Les forces internes se bouleversent et l’équilibre du fonctionnement de l’appareil psychique est rompu. Comme de toute façon l’énergie de la tension doit forcément s’exprimer, elle produit un symptôme qui apparaît sous la forme d’une manifestation corporelle. C’est le processus de somatisation.

Enumèrer toutes les formes de somatisation serait fastidieux tant chaque individu réagit aux événements de la vie d’une façon qui lui est spécifique. Cependant, les troubles somatiques concernent habituellement la physiologie des systèmes cutané, articulaire, gastrique, neurologique et sexuel.

Par exemple : l’association de douleurs atypiques localisées aux niveaux du dos, des articulations, de la tête…, l’existence de nausées, de vomissements, de diarrhées. Sur le plan sexuel, des troubles de l’érection ou de l’éjaculation, la frigidité, le vaginisme, des règles irrégulières et excessives. D’autres manifestations apparemment neurologiques peuvent signifier une somatisation : la « boule dans la gorge » ou « le nœud » à l’estomac. La perte de la sensibilité tactile, des hallucinations, une amnésie. Le psoriasis et l’eczéma sont aussi le reflet somatique de troubles anxieux qui se dévoilent au niveau de la peau. L’évolution vers la maladie psychosomatique.

Dans le meilleur des cas, la somatisation se manifeste sous des aspects bénins et réversibles, les symptômes revenant souvent avec la même forme : crises d’asthme, hypertension, coliques et de douleurs. En plus de leurs impacts sur l’individu, ils provoquent une souffrance sociale et professionnelle.

Par la suite, l’évolution vers une chronicité se fait conjointement avec l’affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme. C’est la porte ouverte à l’installation de maladies psychosomatiques souvent graves de part leur irréversibilité, comme les maladies auto-immunes et les maladies cancéreuses dont l’évolution peut conduire jusqu’à la mort.

Comment repérer la somatisation ?

Cette sinistre progression peut s’éviter dès que l’on s’applique à porter une attention aiguë aux symptômes. Pour cela, il faut dans un premier temps savoir s’écouter et s’arrêter. Il n’est pas question ici d’encourager quelconque forme de nombrilisme ou de légitimer l’hypochondrie, mais plutôt de développer une conscience corporelle qui aura pour but de se laisser guider vers la présence d’un conflit qui se joue en arrière plan, dans la profondeur de l’inconscient. L’objectif ambitionne le rétablissement de l’équilibre entre le mental et le ressenti corporel. Mais le chemin est long et sinueux.

En effet, énormément de personnes se sentent « coupées » de leurs sensations, révélant leurs présences que lors de l’apparition de la douleur. Il est bien souvent trop tard. Le processus de somatisation est déjà en route. Faire attention à ses sensations est accessibles et le message spécifique qu’elles nous adressent vaut largement le fait d’être entendu. Il faut donc commencer par nous mettre sur « pause », sentir et ressentir…

C’est établi, le corps a la capacité d’exprimer à grands « cris » la souffrance psychique. Les symptômes signent alors un langage symbolique bien spécifique qui conduit inexorablement à la rencontre des émotions et des sentiments refoulés. Son décryptage mène vers une conscience claire et lucide des conflits inconscients. A charge pour chacun, avec l’aide d’un thérapeute si nécessaire, de déterminer le sens et d’y remédier.

Aussi, comprendre la somatisation est d’un intérêt majeur : libérer l’énergie du conflit comme le ferait une soupape pour permettre à nouveau l’équilibre. L’enjeu d’un retour à la stabilité du fonctionnement psychisme est à ce prix.

Voici quelques exemples significatifs relevés lors de psychothérapies que j’ai pu menées. Viviane me consulte pour une sensation d’étouffement associée à une boule permanente dans la gorge (symptôme corporel)…

Chez cette femme de 32 ans, les symptômes manifestent la souffrance d’une naissance difficile avec étranglement par le cordon ombilical, (conflit psychique inconscient). Pascale 41 ans, souffre d’une maladie rhumatismale généralisée associée à une dépression existentielle (symptôme corporel). Un lourd secret de famille concernant les circonstances dramatiques du décès d’un enfant, traduisait une énergie destructrice contre elle-même et exprimée par le processus inflammatoire (conflit psychique inconscient). Les psychothérapies menées ont permis d’améliorer considérablement l’état des ces patients.

S’occuper de guérir uniquement le symptôme sans s’attacher à la cause diffère la souffrance. Par conséquent, le traitement de la somatisation impose une démarche profonde et globale. L’association d’une psychothérapie analytique à la dimension psycho corporelle est souvent très efficace. Le thérapeute considère l’histoire du patient tout en travaillant les lieux du corps où se manifestent les douleurs et les tensions.

Ici, le « toucher » prend toute sa place et permet l’éveil des émotions et des sensations. Le but étant de donner au patient la possibilité de dire son ressenti afin de conscientiser les résistances internes. Une autre approche thérapeutique concerne la pratique de séances de sophrologie et la relaxation.

Ces méthodes corporelles restaurent l’équilibre psychosomatique. Enfin la mise en situation lors de jeux de rôle favorise la prise de conscience des conflits refoulés.” Éric TOGNONI http://www.aucoeurdusens.fr