L’unité intérieure

“Le Zodiaque est un guide, une introduction. Il a ses propres limites. Il vise seulement à aider à éveiller certaines possibilités. Il ne constitue qu’une carte. L’essentiel se déroule ailleurs.

La connaissance est intérieure. C’est vers l’intérieur de lui-même que l’aspirant à la connaissance, doit se tourner.

C’est en établissant l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, que l’on accède à la connaissance de soi. Le livre qu’est le zodiaque doit finir par être oublié. Il n’est qu’une béquille, utile seulement avant de savoir marcher seul. Les lois qui y sont présentées sont souples et vastes.

L’intellectualité traditionnelle ouvre à la possibilité universelle, seule véritablement illimitée. Aucune rigidité d’esprit ne doit présider à l’application de ces lois.

Toute systématisation, toute velléité d’application mécanique sont à écarter. Un proverbe chinois énonce : « Une méthode fixe n’est pas une méthode ».

L’étudiant ne doit pas non plus craindre la lenteur du travail, ni les premières difficultés.

Lao Tseu a dit à cet égard qu ’«un voyage de mille kilomètres commence toujours par un premier pas . Franchir ce pas est difficile et se maintenir sur la voie également.”

Concernant la lenteur, un proverbe chinois énonce  « Ne craignez pas d’être lent, craignez seulement d’être à l’arrêt ».

L’adaptation est dure au début, une remise en cause, une crise se présentent rapidement. Néanmoins : «Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puit ; l’eau est trouble d’abord, puis elle se clarifie».

Cette activité permet d’accompagner le développement spirituel de l’être. Aborder l’astrologie suppose de poser en premier lieu les principes, comme le veut la démarche traditionnelle.

A partir de ces principes, le symbolisme des divers facteurs astrologiques peut être exposé. Ces facteurs ne forment pas un ensemble épars mais s’intègrent dans une structure cohérente exprimant l’ordre du monde, lui-même conforme aux principes. La compréhension suppose un travail intérieur et ne peut se faire qu’en soi.

S’il existe de multiples développements, ils ne sont finalement tirés que de très peu de choses, de quelques principes et, ultimement, d’un principe.

«Trente rayons convergent au moyeu, mais c’est le vide médian qui fait marcher le char.

On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage. 

Une maison est percée de portes et de fenêtres, c’est encore le vide qui permet l’habitat.

L’être donne des possibilités, c’est par le Non-être qu’on les utilise ».

(proverbes chinois, et texte probablement de René Guénon)

Saturne maitre de l’apprivoisement

Saturne est entrée dans son domicile le 21 décembre 2017 et, en sortira dans dix huit mois  le 30 mars 2020. Elle est actuellement à 3°. En voyez-vous les effets ?

Voilà ce que dit Germaine Holley , grande astrologue disparue :

Saturne aime l’ordre, c’est un épouvantail  pour tout ceux qui ne l’aime pas et qui préfèrent l’anarchie.

Le maitre de l’apprivoisement, c’est Saturne, il nous fait tous concorder (Saturne exalté dans la Balance), il nous rend civilisé, il nous centre. Jupiter c’est l’expansion, Saturne nous cadre, nous rappelle à l’ordre. Saturne est un maitre en soustraction, il y a aura un moment où il y aura deuil, notamment dans les proches,  Saturne enlève la capacité d’aller de l’avant quand nous avons perdu la perspective de notre économie en profondeur, Saturne est la pendule qui indique l’arrêt. Quand il n’y a pas d’excès, on ne s’aperçoit pas de Saturne.

Lorsqu’il fait entendre sa puissance, on fait un acte de réflexion. La réflexion c’est déjà le contraire de l’expansion et, pour l’homme moyen, la réflexion c’est déjà un effort. La réflexion et Saturne marche de pair ( dans un thème, on devrait regarder les rapports entre Saturne et Mercure).

Cette planète considérée comme maléfique dans nombre de traditions, lorsqu’elle était la dernière connue du système solaire, se révèle être le symbole de la maturité de l’être solaire. C’est elle qui préside au passage de la station horizontale à la station verticale, car elle commande les genoux ainsi que la colonne vertébrale, permettant à l’individu de se tenir droit.

Dans le zodiaque, le zénith, ou point solsticiel de 0° Capricorne (sous la maitrise de Saturne) en marque le point le plus élevé – d’où l’importance de ce degré, et de son rôle dans les années à venir (publication de 1984 dans astrologie dynamique de l’évolution). Cette maturité en constant devenir de l’être solaire ne s’acquiert pas sans une succession de sevrages, d’où la mauvaise réputation de Saturne ; mais ces sevrages n’étant qu’une succession de désentification du principe lunaire par le principe solaire, sont en réalité des étapes d’évolution, peut-être encore plus que tout autre.

Ces sevrages proviennent d’abord des cycles de Saturne eux-mêmes : crises tous les 7 ½,  14, 21, 28 ½, ans plus retour de la lune progressée sur elle-même 27 ans et 4 mois.

Ce sont chaque fois des charges alourdies, des deuils, des prises de conscience plus ou moins difficiles, parfois douloureuses…mais qui toutes n’ont leur efficacité vraie, que lorsque c’est la conscience solaire qui travaille, et non la simple personnalité lunaire qui souffre.

Étant l’archétype du père, donc du chef, Saturne symbolise les capacités de diriger, d’organiser, d’administrer, de construire, et sa faiblesse ou sa force dans le thème natal, donc dans la psyché, se traduira soit pas une faiblesse, soit pas d’efficaces réalisations et, l’aptitude à gouverner…

Texte de Germaine Holley, astrologue : bibliographie, L’astrologie à la recherche de la destinée, Astrologie dynamique d’évolution, Astrologie karma et rythme cosmique.

Lire  “Saturne un regard nouveau sur un vieux démon” de Liz Greene, astrologue