Valery Giscard d’Estaing

Comme on peut le constater au niveau des sondages,  il n’y a rien de nouveau dans la vie politique, ni la prétention des jeunes loups face aux ainés, ni les échecs répétés  et les promesses non tenues, ni l’acharnement des critiques des humoristes et des journaux people.  

Comme j’ai déjà traité François Hollande, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, que le président De Gaulle a été traité partout, le méconnu, le critiqué qui finalement a fait beaucoup pour les générations d’après mai 70, c’est Giscard D’Estaing. Giscard (président de 1974 à 81) qui jouait à l’occasion  de l’accordéon cet instrument populaire, a fait voter la majorité à 18 ans, et a aider Simone Veil, ministre de la santé, à faire voter la loi sur la  légalisation de l’avortement, lançant de nombreuses campagne de promotion de la contraception, faisant rembourser les contraceptifs, et d’autre part, faisant une campagne sans précédent contre la cigarette,  sans pour cela augmenter les taxes d’une manière exagérée (cigarette, qui avait tué le président Pompidou).

Qui gênait-il pour que Chirac préfère en le trahissant pousser Mitterrand, homme de l’opposition et, comment se fait-il qu’on occulte toujours son action politique ?

Était – il trop atypique à une époque qui ne l’était pas, trop moderne dans un environnement conservateur ?

Valéry Giscard d’Estaing était un homme original dans un monde formaté par une pensée unique, politiquement, beaucoup plus proche de la gauche que de la droite malgré son style un peu compassé et sa particule récente.

Il avait un amas dans le signe du Verseau composé de Soleil, Vénus Jupiter, Mercure, au nœud sud : il est donc né avec les atouts majeurs pour réussir quelque chose de neuf, pour transformer son époque..et par son soutien à sa ministre de la santé, Simone Veil, il le fit.

Uranus maitre de l’amas, en Poissons,  était en secteur VI  (missionnaire ou  docteur), trigone à Saturne (structuration et limite)  sextile au nœud sud. Il avait une capacité à innover tout en contrôlant. Uranus est également trigone à Pluton (sens de la politique, et capacité à innover et à transformer) et au nœud nord, assurant une continuité dans sa vie politique.

Mais Neptune opposé Soleil,  maitre de l’amas en VI  , maitre de des secteurs VI et VII (le travail les amis proches) et conjoint à la lune noire en XI,  indique la trahison, la désillusion, la dissolution des idéaux malgré qu’ il possède une pyramide ou triangle majeur d’eau montrant sa sensibilité, un potentiel de création notamment artistique et sentimental. 

La Lune en secteur I sur l’ascendant, son côté “le président s’invite chez des français” fit sa popularité à une époque beaucoup plus coincée que l’actuelle. La Lune, donnant un côté ascendant Cancer fait qu’ il essaya de mettre “madame” en avant parce qu’il était pour la parité, ici aussi ce fut la désillusion car Vénus est opposée Neptune. C’est d’ailleurs sa Vénus (valeurs) maitresse de la maison II  en Balance (beauté et raffinement) et IX en Taureau (valeurs à l’étranger) qui le perdit. La Lune est régente du nœud nord en Cancer ce qui renforce l’importance de sa vie familiale et, de sa défense de la femme (part de fortune en Taureau)

L’axe de signes  Cancer- Capricorne, intercepté, dans l’axe de la puissance mais aussi de la famille IV/X,  comporte les nœuds nord et sud : il les voit revenir cette année. 

L’amas en Capricorne notamment fait penser qu’il va vivre des affaires familiales et personnelles. Ce sera donc des années majeures pour lui, qui  a 92 ans.

 

 

 

 

 

Les archetypes

“A travers ses recherches, JUNG a mis à jour l’existence d’une dimension collective de la psyché humaine qu’il a nommée, en référence à la notion d’inconscient de la psychologie freudienne, l’inconscient collectif.

L’inconscient collectif est un vaste réservoir d’énergie psychique, structuré par des “images primordiales” que l’on retrouve présentes et actives dans la psyché de tout être humain, quelles que soient sa race, sa culture voire même son époque. Jung a nommé ces images primordiales les archétypes.

La notion d’archétype découle directement de l’observation du fait que l’on rencontre dans les mythologies, les contes, la littérature universelle, des “types” bien définis qui apparaissent partout et toujours.

Jung suggère que l’être humain dispose d’un psychisme qui ne se forme pas seulement à la naissance mais pré­existe en tant que fruit de l’évolution humaine. Ainsi, l’être humain sait déjà beaucoup de “choses’ à sa naissance, qu’il hérite de l’ensemble de ses ancêtres humains et animaux (cf: la peur). Il apporte en naissant des “systèmes organisés” spécifiquement humains et prêts à fonctionner. Seule la conscience individuelle vit pour la première fois ces facteurs qui, pour le corps et l’inconscient, ne sont pas nouveaux.

Ces facteurs organisent l’existence humaine et la réponse spécifique d’un individu à des expériences nouvelles selon des schémas inconscients pré-existants que Jung a rapprochés de l’instinct.

Mais l’archétype contient aussi une dimension spirituelle dans le sens où il crée les conditions matérielles de son évolution, en orientant l’activité de l’humain, comme les mythes constituaient des réponses aux différentes situations de la vie, et par là-même participe de façon extrêmement dynamique à l’évolution humaine. C’est par l’intermédiaire d’images archétypales que l’on peut accéder aux archétypes..

Pour une personne qui s’est engagée dans le processus d’individuation (d’intégration), on parlera d’une capacité à entrer en relation avec les images archétypales afin de les exprimer (de les vivre) d’une manière de plus en plus individualisée, en apportant ainsi sa propre contribution à l’évolution humaine. Ici, le mécanisme de la projection fonctionnera dans un premier temps. Mais, dans un deuxième temps, la personne saura reconnaître et accueillir en elle-même ce qu’elle n’avait au départ vu qu’en l’autre. Elle utilisera alors la relation pour prendre conscience de, et intégrer les composantes de sa propre psyché. Elle pourra ainsi rencontrer l’autre et le monde dans une position autonome et créative, à partir de son individualité (ce qui n’est pas divisé).

Tout dépend donc du degré de conscience de la personne et de la qualité de relation entre conscient et inconscient. La démarche d’intégration (qui se poursuit tout au long de la vie…) passe d’abord par une reconnaissance des archétypes dans sa vie consciente et inconsciente (repérage), puis par une prise de conscience (acceptation de soi, installation d’une relation conscient/inconscient).

Les archétypes ne sont vraiment organisateurs que sous l’action d’une prise de conscience, sans laquelle ils peuvent avoir une action déstabilisatrice, voire destructrice. Cette prise de conscience est une opportunité de “réparer” (soigner) des blessures ou des expériences passées, de (re)trouver ses potentialités et une capacité à les utiliser d’une manière créatrice. ”

Ce texte nous amène au fait-divers de l’enfant caché pendant deux ans dans le noir et trouvé dans le coffre d’une voiture, qu’en est-il de la formation de ses schémas, après une telle expérience de début de vie, au moment où tout se met en place …

extrait d’un cours de C. Drouaillet