Femme, Mère, Lune

La maternité , symbolisée par la Lune, à cause de sa périodicité de 28 jours, a été vécue de différentes façons au cours des siècles, mais on trouve  de façon récurrente des situations dramatiques issues souvent de la peur : grossesse non désirée pour des raisons différentes  accompagnées quelquefois par des échecs d’avortements clandestins, grossesses multiples  avec des accouchements difficiles laissant des séquelles pour la mère, dans  lesquelles la mort de la mère ou  de l’enfant est un “dommage collatéral” , enfant arrivé avant terme, enfant mal formé, et par la suite abandon , veuvage, difficultés à faire face financièrement et physiquement : tout le tableau des ennuis qui fait que quand tout va à peu prés bien, on devrait être heureux.

On nous dresse toujours une vision idyllique de la maternité, parce que la société ne peut se payer le luxe de voir sa  population diminuer au nom de la patrie, et  on donne à penser que vivre une maternité est merveilleux, mais il faut distinguer un enfant voulu , d’un enfant non désiré.

Il faut dire que loin de cette image d’Epinal , la première grossesse pour les femmes un peu sensibles et même pour les autres qui le sont moins, est une expérience relativement  affolante (mais tout le monde fait comme-ci, de peur de passer pour une chochotte).

Pourtant même avec le “progrès” ce sont toujours, et de plus en plus, les hommes qui commentent . Ceci ajouté à cela , fait que la maternité qui parait aux uns une chance et aux autres une gageure est un enjeu de société.  On a  toujours tout misé sur la tête de la mère qui parfois de victime du haut de son inexpérience, se transforme en bourreau sans intention de le faire.

Actuellement,  la  nouvelle vague écologique crée un doute chez certains membres de la population en age de se reproduire  : certains décident de ne pas avoir d’enfants, refusant d’augmenter l’impact carbone !  Peut-on dire que nos petits rats quittent le navire ?

Comment analyse-t-on  en astro,  l’importance de la mère sur le développement de l’enfant, et la vie de l’adulte ?

Le fait que ce soit une fille ou un garçon  (malgré la tentative de nous classer entre “personne avec un pénis ou sans” ne mène pas aux mêmes conclusions : un garçon  a surtout besoin d’un modèle paternel auquel se référer (Guy Corneau : “père manquant, fils manqué”) et une fille d’un modèle maternel (Guy Corneau : “N’y a-t-il pas d’amour heureux ?”) .

Internet et Wikipédia ne peuvent pas tout, malgré les tutos de plus en plus nombreux sur tous les problèmes pratiques . Ce n’est pas le matraquage médiatique en vue de faire connaitre les désirs  des LGBT qui changera  l’humanité avec ses défauts et ses faiblesses… sinon à finir dans le monde de MATRIX*… Car, il est  dommage que ce soit l’enveloppe extérieure qui prévale, l’apparence sexuelle étant la seule chose qui vaille, alors qu’il y a des filles très yang et des garçons yin. On a tous en nous une sensibilité, que peu osent montrer.  On ne cesse de le dire, mais c’est la force des  idéologies dominantes patriarcales qui finit toujours par prévaloir, et ce n’est pas de petites avancées qui vont changer notre réalité.

Cependant, je dois rappeler ce que la pudeur des sentiments empêche souvent de dire lorsqu’on a désiré un enfant de l’autre, procréer même dans la douleur (et un homme peut ressentir la douleur de sa compagne par empathie),  transcende le seul et unique aspect de la relation sexuelle qui est la satisfaction du désir dans la possession physique de l’autre.  Ceux qui s’aiment ressentent qu’ils aiment  vraiment, par le  d’avoir fait/donné un enfant, par amour, si ce ressenti est partagé, l’homme heureux de ce don, la femme heureuse de donner.  C’est la  seule raison pour laquelle on devrait avoir des enfants.

Il ne s’agit pas de  faire un petit pour faire comme tout le monde, (comme on achète le chien à la mode qu’on abandonne l’été), ou pour en faire éventuellement son successeur (très masculin comme idée),  mais pour enrichir  le fruit de l’amour qu’on porte à l’autre. Lorsqu’on refuse de faire un enfant,  qui va demander le sacrifice durant un certain temps  de la vie intime qu’on a connue avant puisqu’il est clair qu’on n’aime l’autre  pour sa propre satisfaction, ce qui est valable d’un côté comme de l’autre, quel que soit l’autre, malade, handicapé,  quelquefois, car même cela  satisfait un besoin en soi , un sens du sacrifice (mariage après la guerre de 14/18 avec de graves blessés de guerre).

L’enfant transcende l’amour qu’on se porte l’un l’autre. Même si les femmes  sont transformées en “vache laitière” selon une vision féministe, parce que c’est la part animale en nous qui nous est révélée, part qu’on aurait tort de mettre plus bas que la part mentale ou intellectuelle, car  nous sommes cela aussi. 

C’est Saturne qui nous le rappelle : contrairement, à ce que l’on dit  de Saturne, qui dans la mythologie mangeait ses enfants, cette planète nous offre la possibilité de nous révéler à nous-même ,  en nous mettant devant l’urgence de prendre conscience de nos limites, nous ramenant du coup à plus d’humilité…

Nous allons tenter de dire potentiellement, quelle type de “mère” on peut être   et quelle mère vous avez eu,  car votre thème  est   pour elle, le thème horaire de son accouchement.

Il est possible dans les maisons de lire son ressenti, ce que véhiculait son inconscient  à cet instant, la violence qu’elle a subit ou pas, à ce moment là avec le ressenti de la grossesse, ce qu’elle vivait dans son foyer et, ce qu’elle  apportait  comme espoir dans son nouvel enfantement (Maisons IV/VIII/XII).

On peut affiner aussi les  symboles du rapport  entre la maternité  et les enfants  avec Jupiter qui est en exaltation dans le signe du Cancer, la maison IV, et Mercure-les enfants , la III et les Gémeaux étant la fratrie,  la maison V , le Lion et le Soleil qui est la vitalité, et la maison VIII,  la sexualité , la Lune noire pouvant être  un frein à la maternité puisqu’elle donne la première place à la relation amoureuse, ce qui  peut entrainer avortement volontaire ou/et fausse couche non provoquée et peut-être même déni de grossesse, mais aussi plus simplement des accouchements difficiles avec danger pour le bébé.

Lilith-la Lune noire en secteur XII dans un thème signifierait que l’enfant n’a pas été totalement désiré, alors qu’en secteur I  , il a des difficultés par la suite à s’identifier.  (savoir pourquoi on est dans telle situation, dans telle place dans la fratrie, dans tel métier). Il faut toujours tout  recouper avec d’autres aspects et tenir compte de la période et de la situation familiale (enfant de la guerre, pauvreté, souffrance, déni).

Donc, à cause de tout cela, quelquefois le chemin de cette femme qui devient une Lune-mère  n’a pas été tracé pour avoir des enfants,  pour qu’ils soient sa priorité ,   c’est la raison pour laquelle la société ne doit pas se mêler de cela, car les femmes  ne sont pas des “porteuses de bébés” mais des individus à part entière qui doivent décider si oui ou non elles deviendront mère, ce qui fait de la “gestation pour autrui” un acte qui devrait être une exception (exemple du champion  Anquetil, coureur cycliste  qui fit un enfant à la fille de sa femme, avec son autorisation, par convenance personnelle )…

Un bref survol de  la position de la Lune en signe, donne des indications qui sont des généralités, la façon d’agir d’une Lune Vierge , ne sera pas celle d’une Lune Scorpion, ni celle d’une Lune Lion, ou d’une Lune Cancer , chacune d’elle est teintée du style du signe  Les Lunes Eau étant dans le ressenti et la sensibilité (excepté le Scorpion), la Lune en signes de Terre étant dans le matériel, la Lune en signes de Feu dans le flamboyant, et la Lune  en signes d’Air dans la communication. Les signes qui ont le plus de difficultés avec  la maternité sont les signes du Capricorne /Terre (bien qu’ils soient en face du signe du Cancer qui les influence),  et du Verseau/Air , signes de Saturne selon la tradition, d’Uranus pour l’originalité, les tendances pouvant être contrebalancées par d’autres aspects, aussi faut-il prendre en compte les aspects qu’elle reçoit.

L’angularité (placée dans les secteurs I, IV, VII, X) signale une place importante de la mère, et lorsque le luminaire est bien aspecté, les relations sont harmonieuses, l’identification est facile, sinon cela peut indiquer une difficulté pour la fille à vivre sa féminité , à connaitre ses besoins fondamentaux (la Lune étant le symbole du féminin organique ). Toute lune angulaire  indique que l’enfant peut être  parentifié (en charge de sa mère, de son père, ou /et de la fratrie, du au fait qu’il a un naturel penchant à la protection, l’identification aux parents).

Quand la Lune est en maison I, secteur dévolu au “je”, on peut parler d’introjection maternelle (l’enfant incorpore la psychologie, le comportement de sa mère) , il faut creuser l’histoire maternelle, pour voir l’influence sur l’enfant (et regarder la maison IV et la X pour voir si en face de la mère se trouve un père capable d’accompagner, ou de contrebalancer ;

 

En nativité masculine, cet aspect  donne un fort « anima » selon Jung (le  yin  asiatique)  l’homme est capable d’exprimer sa sensibilité, il est un peu dépendant de sa mère, puis de sa compagne, l’œdipe n’est pas loin quand il y a absence de père ou un père transparent. 

Regardez le thème d’ Archie fils de Harry dans lequel la Lune est en I conjointe à la part de chance, il hérite d’un Saturne en domicile en Capricorne conjoint Pluton au MC au nœud sud, qui laisse derrière lui la puissance d’une position en Capricorne au MC.  qui  laisse à penser que ce papa  est  capable de se faire entendre pour montrer que ce qui compte, c’est la famille en IV. “Qu’importe, lui transmet sa mère, pour vivre heureux vivons cachés ” (mais riches cependant)  !

L’axe Bélier – Balance en XII/VI montre que cela sera une gageure au niveau de son identification “fils de”, il regrettera peut-être ce qu’il n’aura pas en terme de position, de possession (Soleil en Taureau sur l’AS, Nœud sud en Capricorne). Jupiter retro en domicile en Sagittaire trigone à Vénus montre, sans surprise la protection , les aides financières dont Archie-Harrison , fils de Harry et Meghan jouira…

Avec la Lune en I, en nativité féminine, la mère peut poser un problème dans l’évolution psycho- affective car la fille reste immature ou au contraire, mature, elle s’identifie aux valeurs maternelles et se montre maternante, nourricière, protectrice, conseillère.

Lorsque la Lune est au Milieu du ciel – secteur X : l’imprégnation peut avoir une importance pour l’orientation professionnelle et cela donne souvent la popularité dans son milieu.

Danielle Darrieux,  eut son premier rôle grâce à une relation de sa mère, sa maison IV est en Poissons, et Neptune est sextil à Mercure maitre du MC.  

Lorsque la Lune est en secteur IV du foyer, des ancêtres, de la puissance personnelle : l’influence de la mère et de ses racines est prégnante, il peut s’agir d’une famille matriarcale, cette mère peut être au foyer, épanouie (surtout dans un signe féminin), populaire au sein de sa famille. La maison IV , en général, est la maison du mythe familial entretenu de générations en générations par la transmission de quelque chose de bon (ou de mauvais) par les parents aux enfants, un ensemble de systèmes de valeurs en pour ou contre.

Lorsque la Lune est au Descendant – secteur VII, l’autre, amis/ennemis, partenaire : Cette position rend la relation mère-enfant problématique, c’est l’axe de l’identification avec la formation du moi en I, l’apprentissage du relationnel se fait en VII, l’autre ici, devant se charger d’être maternant, de prendre en compte l’affectif, les besoins du partenaire, ce qui risque  à terme, de faire exploser le couple ; le porteur de ce type de Lune dans son thème refuse d’avoir des enfants pour demeurer le seul enfant au foyer, la sexualité peut s’éteindre, les rôles se confondant, la personne traîne  l’image d’une mère qui devient castratrice dans son esprit.

Pour la position de la Lune dans les maisons intermédiaires, il peut se présenter des difficultés en VI, et en  XII , mais différentes selon les signes et aspects.

La XI est la maison où l’on adopte  des enfants sans esprit de possession, ni de transmission (Verseau). La Lune étant en exil en V (Lion) l’axe V/XI n’est pas dédié à la maternité, même si la V est avec le Soleil la vitalité et la fertilité de l’amour, nous sommes encore dans un paradoxe apparent  de l’astrologie ! Ici, au niveau personnel l’être humain commence à être aimé et à aimer par projection sur l’autre, avant de se trouver en face de situations concrètes car on fait les enfants en VIII, qui est le dépassement de soi,  pas dans la V qui sera la recherche de l’amour d’une manière élégante/romantique (selon le signe).

 

 

*Je rappelle à ce sujet pour ceux qui contestent encore, le choix de faire disparaitre  les filles en Chine et  ailleurs, soit par l’avortement, soit en les enterrant à la naissance, soit en les laissant mourir de faim, la suite de leur vie n’étant pas mieux si elles en réchappent, car on les marie de bonne heure et on les brule, si elles se révoltent ou sont dans la misère  on les viole et on les vend pour servir de bonnes à une tante qui les fait travailler et ceci à grande échelle, le mal s’étendant à toutes les contrées dites civilisées par le biais du tourisme qui est une plaie pour les pauvres, abusés par des pédophiles. 

**Le  gouvernement  vient de refuser de mettre le terme de féminicide dans la loi (qui aurait permis de sanctionner plus fermement les crimes quotidiens contre les femmes)  parce que ce serait inconstitutionnel : ce serait reconnaitre officiellement l’inégalité de traitement entre les deux sexes, alors que la loi l’exige…  mais qui dans les faits n’existe pas !

***Pour rappel, Matrix dépeint un futur apocalyptique dans lequel les machines ont pris le pouvoir et asservi les hommes, éternellement plongés dans une réalité virtuelle, dont un élu, Neo, va les libérer.   Neo réussit à libérer la ville de Sion du joug des robots au sein de la matrice qui fabriquait les humains.

*lire  de Martine Barbault “Les archétypes maternels en astro-psycho-généalogie” , et “les méres et les filles”, lire “N’y-a – t-il pas d’amour heureux ?”, de Guy Corneau

 

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Un commentaire sur “Femme, Mère, Lune”

  1. Merci infiniment pour votre article. Je.viens de le lire .c.est époustouflant ! ! Vous expliquez très bien
    .merci encore. Je vous souhaite une très belle journée. .
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