Somatique : colére, fidelité familiale, enfant de remplacement, point de vie

En somatologie, on essaie de guérir des personnes en souffrance physique ou morale parce que l’on pense que le rapport entre les deux est étroit même lorsqu’il s’agit de maladies ayant prètenduement une cause virale, accidentelle.

Je vais parler ici d’un phénomène qui se maintient au travers des générations dans l’inconscient familial et qui peut remonter à des dizaines de générations (révolution française, guerre de 14/18), même si on ne peut chercher dans le souvenir que jusqu’à quatre, cinq générations.

Quand un parent ne s’est pas autorisé, n’a pas pu faire le deuil de quelqu’un de cher, il n’autorise pas ses propres enfants à le commencer et à le terminer. Ceux-ci sont pris dans une sorte de fidélité familiale inconsciente qui ne leur permet pas d’avancer sur le chemin, sans l’aval de leurs ascendants. C’est d’autant plus vrai que le culte du souvenir par respect pour le défunt, est implanté dans nos cultures de façon mélodramatique, ce qui n’est pas le cas dans toutes les cultures. L’astrologie peut aider à décrypter les blocages comme le ferait par exemple l’hypnose.

Si le deuil est bloqué au niveau d’une étape précise, la personne en sera inhibée et présentera des signes de cette même étape. Si une personne est plus ou moins constamment dans des états de colère, nous devons aller chercher un deuil bloqué en phase de colère.

OAXACA , MEXICO . The Day of the Dead is one of the most popular holidays

Il faut différencier trois composantes essentielles  liées souvent indissociables et qui s’entrechoquent au moment ou après la disparition d’un être cher : le corps biologique du disparu, l’émotion obligatoirement associée et, le souvenir présent dans la pensée.

Le deuil de chair représente celui qui concerne le corps physique, biologique, cellulaire du défunt. C’est le principe de réalité qui aide au deuil du corps, l’ancre dans notre réalité : quand on ne fait pas le deuil du corps, on est poussé à perpétuer sa mémoire (cas de la personne disparue).

Le deuil émotionnel est celui qui s’avère le plus difficile à faire. Les sentiments de manque, d’injustice, demeurent installés dans notre esprit et il est difficile des les dissocier des autres constantes : il est souvent l’élément verrouillant dans un tel processus. Il faut distinguer la mauvaise émotion (la mauvaise est celle qui nous replonge dans la souffrance) et la bonne, attachée aux moments agréables, celle que l’on peut garder.

Le deuil du souvenir est comme le précédent, plus long à faire, voire impossible car le défunt est toujours présent dans la pensée.

Pour le cerveau, il est plus rentable, économiquement parlant, de transférer une douleur morale insupportable, sur le corps,  que de la laisser envahir complètement la psychologie du sujet, afin qu’il puisse vivre avec un maximum de vigilance dans son environnement.

C’est au niveau des décès inadmissibles, injustifiés, injustifiables que se positionne le  “syndrome du gisant”  . La plupart du temps cela concerne un enfant mort à sa naissance, en bas âge ou un adulte encore jeune mort prématurément.

Le “gisant”, c’est la représentation de quelqu’un qui est mort (d’où le nom) chez un  individu possédant à son insu une mémoire transgénérationnelle concernant un décès injustifié/injustifiable.

Ainsi en est-t-il de certains d’entre nous venant au monde chargé du passé d’une autre personne ayant vécue dans notre lignée généalogique. Ceux-ci sont pris dans une sorte de fidélité familiale inconsciente qui ne leur permet pas d’avancer sur leur chemin, sans l’aval de leurs ascendants. Les drames dans l’histoire familiale sont rattachées aux drames familiaux, aux guerres, aux migrations pour des causes diverses , aux disparitions d’enfants qui ont fugué pour éviter le pire (viol, coups).

Nous verrons que le clan retient en priorité le nom du défunt, sa date de naissance et celle de son décès (présentes dans la généalogie, visible dans les cimetières). Les personnes consciemment impliquées dans ce drame sont les membres vivants au moment du drame : les parents, les grands parents, les enfants et les proches. Les personnes inconsciemment impliquées dans ce drame sont représentées par les descendants suivants ou les enfants en bas âge au moment des faits : ici nous trouvons le classique « enfant de remplacement » quand celui-ci naît juste après le drame.

Mais généralement ce n’est qu’à la génération suivante et après plusieurs générations que le futur Gisant est inconsciemment  programmé . C’est à ce niveau que l’étude des dates inscrites sur l’arbre généalogique est très surprenante.

Pour les défunts, on utilise les dates  :  de Naissance défunt : ND, de Conception défunt: CD, de Décès : DD. Il faut chercher la correspondance entre la date de conception du gisant et la date de naissance du défunt, Quand la date de conception du Gisant correspond à celle de conception du défunt, cela entraîne  automatiquement, une même date de naissance pour les deux protagonistes (phénomène courant dans les familles entre cousins), si le terme est le même parce que la date de conception est la même mais que l’un des deux protagonistes a eu une période de gestation inférieure parce qu’il est prématuré (cas que j’ai rencontré), c’est considéré comme valable, mais si les termes sont différents pour les deux,le gisant ne veut pas être relié au défunt (cas d’un prématuré) . Puis, on a comme autres possibilités :

Correspondance entre la date de conception du gisant et la date de décès du défunt (courant car c’est comme une revanche de la vie, même si cela peut paraitre choquant, la libido est un moyen que le corps a pour vivre les drames),

Correspondance entre la date de naissance du gisant et la date de conception du défunt, Correspondance entre la date de naissance du gisant et la date de décès du défunt.

Quelle explication a-t-on trouvé ? Une mémoire familiale se constitue et va être « gérée inconsciemment » par l’un des membres du clan, né après le drame. Elle est enfermée dans son inconscient dans une sorte de “crypte” dans laquelle vivrait le « Fantôme » (n’ayez pas peur de ce terme, on pourrait dire “aïeul en souffrance”) en relation avec le drame. Le “fantôme” est un phénomène psychologique : ce ne sont pas les trépassés qui viennent hanter mais les lacunes laissées en nous par les secrets des autres. Ceci se situe dans notre inconscient familial, et est transmis dans notre mémoire cellulaire (lire Deepak Chopra, de médecin indo-américain, qui a étudié aussi la médecine occidentale et la medecine ayurvédique).

On parle des conséquences des drames à type de décès injustifiables  et des mémoires et des deuils impossibles à faire (condamnés à mort sans preuve, victimes de guerres sans sépulture, victimes d’assassinats, de terrorisme, enfant disparu sans laisser de trace). Le Gisant intègre cette notion de fantôme transgénérationnel pour l’étendre et la hisser à un rôle fondamental dans la genèse généalogique des troubles du comportement. On parle aussi d’enfant de remplacement.

La thématique de « l’enfant de remplacement » est la suivante: Une mère  aurait pensé « je souffre de la disparition prématurée de mon fils à la guerre de 14/18  aussi “je demande à tous les membres de la famille de me le rendre, afin que ma peine en soit diminuée “, et plus tard ,  à une génération donnée, un enfant va naître avec cette mémoire et il sera chargé par le clan de faire « revivre »  ce jeune homme qu’il n’a jamais connu. Quelquefois, cet enfant pourra présenter à sa naissance ou plus tard, une problématique psychologique , une allergie. Si une de ces dates de vos ancêtres se rapprochent à 15 jours prés de votre date de naissance, vous avez toutes les chances d’être le gisant de celui-ci (une grand mère morte prématurément dans des circonstances violentes un 6 août) a sa fille qui met au monde une petite fille le 18 août) qui viendra au secours de sa propre mère dans sa vie future, puisque c’est le rôle voulu par sa mère.

On tentera de mettre en évidence l’existence de ce syndrome : ainsi cette âme en souffrance pourra-t-elle être libérée et laisser “l’enfant-hôte”, non présent au moment des faits.

Ceci est en lien avec l’idée du projet-sens, projet inconscient des parents : Salomon Sellam pense que lors de la préparation de notre venue au monde, il existe d’une manière inconsciente des projets de nos parents pour leurs enfants. Ces projets sont d’une grande précision, même si toutes les tractations et négociations se mettent en place à leur insu, au cours de notre gestation et pendant la naissance. Le projet-sens décrit le contexte et le climat familial de l’ environnement pendant les premiers mois de la vie, la petite enfance,  en racontant les événements et les ressentis positifs ou négatifs associés durant cette période.

Une date vient pour libérer l’être de ce fardeau s’appelle la date du point V comme vie. Elle se situe 6 mois avant ou après la date de naissance (ce qui revient au même). Cela peut se produire avec une autre personne qui vient pour vous aider : en astrologie c’est quelqu’un qui va avoir son Soleil, ou toute planète importante (comme une dominante) en opposition avec le votre et qui vous montrera un point de vue opposé au votre, pour vous éveiller à plus de compréhension (un professeur, un conjoint, un ami) : pour une personne née en août ce serait en février.

L’enfant du soulagement : cet enfant est peut-être « la porte de sortie de l’arbre » généalogique. Il se passe des événements positifs m’aidant à sortir de cette histoire : le plus souvent un enfant qui nait 9 mois après la naissance du père ou de la mère, donc à la date dite de “Gisant” du père ou de la mère et qui aurait pour mission d’aider à résoudre les problématiques transgénérationnelles ; c’est un enfant qui aura son Soleil  en carré croissant ou décroissant avec le votre (pour un parent né en août ce serait un enfant né en mai).

Le choix du prénom ainsi que des autres prénoms usuel n’est pas simplement le fruit d’une volonté consciente de la part des parents ; ils peuvent être considérés comme un témoin de la dynamique transgénérationnelle inconsciente qui s’instaure, au sein des clans. Il ne faut pas se focaliser sur le prénom usuel, il a pu être donné par quelqu’un d’autre que les parents (histoire du clan), par la secrétaire de mairie par exemple (cas du père sans imagination, cas des enfants trouvés, ou des enfants changeant de prénom lors d’une adoption).

En astrologie on évalue, les passeurs Chiron, Lune noire, axe nodale, les planètes interceptées et les planètes retrogrades, la maison VIII et la maison XII, les rapports avec les planètes Saturne, Neptune, Uranus pour la soudaineté et son rapport à l’éveil vers le spirituel, Pluton qui peut nous priver de tout pour nous faire ouvrir les yeux et l’âme.

D’après le livre de Salomon Sellam “Le syndrome du gisant”,  lire aussi “aie mes aïeux” de Anne Ancelin Schutzenberger, et plus facile les deux livres de Juliette Allais : “Au coeur des secrets de famille”, et “Guérir de sa famille”. Deepack Chopra “le corps quantique”. Alain Braconnier, “mère et fils”

Illustration de la fête mexicaine de trois jours qui n’est pas Halloween, fête protestante

 

 

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