Tango entre Saturne et Pluton retrogrades

Le tango est bien, comme disent les latins, la danse de la vie : un pas en avant,  deux pas en arrière et quelquefois ça piétine.

Pour cette année,  il se fait avec  les deux planètes  Saturne et Pluton et cette danse est karmique puisqu’elles se collent au nœud sud du passé, faisant surgir des images des idées, des remords, des regrets ! Nostalgie ?

Rétrograder c’est un terme qui veut dire dans une vision concréte :, retropédalage, ralentir, revenir sur ses pas, sur ses idées, sur ses conclusions, sur ses décisions, c’est réévaluer, reprendre, refaire, c’est infléchir et réfléchir.

Pourtant, il faut en faire quelque chose, apprendre, prendre sa part dans ce qui se passe, ne pas toujours tout reporter sur la faute à “pas de chance” , vivre une expérience ; si l’on a laissé quelqu’un nous faire du mal, c’est qu’on l’a autorisé à entrer dans notre espace de vie, quelque fois par naïveté, ou par insouciance, quelquefois par fatigue ou faiblesse : dans tous les cas, on a commis une erreur par manque de discernement, de lucidité, de sens critique, de sens des responsabilités.

Nous sommes sur un sol qui colle aux talons : les interlocuteurs sont inaudibles, chacun voulant faire revenir l’autre sur ses décisions,  ce qui nous entraine tous vers un état de doute.

Uranus en Taureau  vient  nous aider pour remettre en question les utopies  religieuses, sentimentales, lyriques de Neptune,toujours en Poissons (ça glisse !)  mais carré Jupiter (tiens !) qui essaie de changer en  visions prophétiques   les pires catastrophes comme la destruction partielle de la cathédrale Notre-Dame  rebondissant en cohésion quasi nationale, mettant en valeur une frange de la population qu’on avait complétement oublié de protéger, banalisant  la sortie de la Grande- Bretagne de l’union européenne en paraissant donner raison aux replis identitaires, mais autorisant l’aveuglement sur des sujets  plus douloureux et  graves comme  la pollution, les migrants puisqu’on n’y apporte aucune amélioration  qui consisterait à faire passer l’humain avant.*

La rétrogradation en sens horaire de Pluton 23 °vient de commencer et,  durera cinq mois comme celle Saturne à 20°  tandis que ces deux planètes se colleront progressivement sur le nœud sud à 23°, qui recule plus vite.

Par exemple, Saturne et le nœud sud sont à 20° le 25 mai, Pluton à 23°, ce qui tend concrètement à faire prendre des responsabilités, à revoir ses bases, pour transformer les choses dans un but de sécurité, Saturne étant toujours celui qui veut que rien ne change jamais, et Pluton celui qui veut que tout ce qui est obsolète disparaisse !

Et tant que le nœud sud sera en conjonction, c’est le passé  qui s’invitera à notre porte : regrets, rêves, retours sur image, remords peut-être.

Vous avez ici deux thèmes un du 11 mai et un du 15 octobre ; Vous pouvez voir que la marche arrière de ces deux planètes durera jusqu’en janvier 2020 inclus, date à laquelle  les deux planètes reviendront enfin  et, seulement sur le degré 22°/23°, en  parfaite conjonction durant tout le mois : alors  les nœuds auront circulé doucement vers le début du signe du Cancer à 8°.

La période de rétrogradation est précédée et, suivit par une période stationnaire de quelques jours (entre trois et cinq sur le même degré, minute) : la marche directe n’agit pas tout de suite, comme une voiture qui passe d’abord en première avant de passer à la vitesse supérieure, c’est le principe de l’énergie qu’il faut déployer pour mettre une masse en mouvement et la ramener à la même vitesse qu’auparavant.

Du fait de cette seconde  conjonction directe, nous ne pouvons pas dire que  jusqu’à ce début d’année 2020, tout sera souple, mais les planètes finiront par se séparer progressivement et, Saturne qui devient direct le 20 septembre, quittera le Capricorne le 23 mars 2020 pour entrer en Verseau, tandis qu’Uranus sera son maitre. (Je rappelle que je considère, avec bien des astrologues maintenant, qu’Uranus est le vrai maitre du signe du Verseau – voir maitrises sur le blog).

Un sursaut de bon sens est entrain de survenir  apporté par Uranus dans le signe du Taureau (la nature) et, cela favorisera une  action éducative et musclée grâce à  Chiron en Bélier (l’éducateur, le maitre d’arme, le musicien). Cette semaine, Vénus en Bélier est carrée Saturne R, limitant les gains et les  rencontres agréables, mais le Soleil  lui fait un trigone à 20°, durant deux/trois jours. Par contre  la lune noire  en Poissons durant 9 mois, va déstabiliser les idéaux, favorisant la perversion.

Vénus,  entre en Taureau le 16 mai , chez elle,  où elle rencontrera Uranus en conjonction exacte autour du 18 mai : dépenses pour le plaisir,  disputes et réconciliations ou coup de foudre, selon les cas, et  pour la vie publique on a ici le même mécanisme (“je t’aime, moi non plus”). Il ne faudra pas trop compter pas sur l’appui de Jupiter rétrograde excepté pour des actions de type caritatif puisqu’elle sera toujours en carré avec Neptune rétrograde et, ce pendant quatre / cinq mois jusqu’au 15 octobre.  Ce week end un trigone Soleil Saturne qui ne dure que quelques petits jours, assagira les plus récalcitrants.

Si on s’en tient à la signification de Neptune, qui est illusions et désillusions avec tromperies en toile de fond, Jupiter peut promettre mais il ne pourra pas à tenir : ce sera le miroir aux alouettes, d’autant que  la lune noire en Poissons maintenant  se rapproche  de Neptune pour instiller ses vibrations sulfureuses (le serpent tentera Eve). Jupiter redeviendra direct le 12 août sur 14°30,  puis sortira du signe le 3 décembre…  et ce sera encore une autre histoire !

 

* les solutions sont amplement connues et ont été testées, c’est la volonté qui manque. 

(voir aussi article du 4 avril 19)

 

 

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4 commentaires sur “Tango entre Saturne et Pluton retrogrades”

  1. Bonjour,
    j’aimerais vous poser une question en rapport avec le tout début de l’article. J’ai pu lire:
    …..”si l’on a laissé quelqu’un nous faire du mal, c’est qu’on l’a autorisé à entrer dans notre espace de vie, quelque fois par naïveté, ou par insouciance, quelquefois par fatigue ou faiblesse : dans tous les cas, on a commis une erreur par manque de discernement, de lucidité, de sens critique, de sens des responsabilités”…….

    Je suis vraiment stupéfaite de lire cela. C’est en quelque sorte l’interrogation que je me posais ou plutôt qui se dessinait dans mon esprit…..
    Souvent on se dit, c’est la faute à l’autre, en effet ! Et des fois, objectivement, ça l’est.
    On se dit alors: si l’autre admet ses torts et se remet en question et donc arrive à changer, alors nous pourrons aller vers une relation plus harmonieuse….
    Donc on attend en espérant cela……et on continue à supporter une situation douloureuse….
    On se dit: Mais là je ne peux rien y faire, vu que je ne suis pas à l’origine du problème. Donc on se sent dans l’incapacité d’agir dessus.
    Mais c’est là où vous dites justement: “c’est qu’on l’a autorisé à entrer dans notre espace de vie……on a commis une erreur par manque de discernement……”
    Mais qu’en est-il quand celui qui nous fait du mal est de notre famille, fratrie? On ne l’a pas autorisé à y entrer dans notre espace de vie, il y était déjà! Faudrait-il alors le mettre en dehors, alors?
    Il n’y aurait qu’à trancher aussi?
    -Je ne t’apprécie pas, tu ne rentres pas dans ma vie-?

    Votre éclairage sur cette question me serait bien utile….
    (Je découvre votre site et je suis époustouflée par sa richesse. C’est incroyable votre travail:)

    Bien cordialement:)

    1. Alicea, je suis tellement contente de pouvoir être utile. Je réponds oui à votre question sans hésiter. Et c’est de la pratique ! enfants, fréres, pére, et mère personne n’a le droit de nous faire du mal, parce qu’il est de notre famille. la fratrie nous teste, ou nous jalouse, certains parents sont dans un rapport de possession. Il n’est pas nécessaire de se fâcher, mais des fois c’est dur il faut couper gentiment si possible, mais on peut être tellement en colére si on attend trop, et là ça va aller trop loin, aussi il vaut mieux stopper avant, dès qu’on ressent un vrai malaise intérieur.
      Si on se réfère à la morale et au pardon, on est culpabilisé en plus, mais trop c’est trop, il faut se sauver soi-même avant de sauver les autres, c’est de l’auto défense. Merci beaucoup de vos compliments, oui c’est du boulot mais j’aime ça. Amicalement
      emma

      1. Waouh! incroyable votre réponse! Vous m’allégez l’existence en 2 secondes:) Culpabilité en plus oui, à force d’attendre…..
        “….mais on peut être tellement en colére si on attend trop, et là ça va aller trop loin, aussi il vaut mieux stopper avant, dès qu’on ressent un vrai malaise intérieur.
        ….Si on se réfère à la morale et au pardon, on est culpabilisé en plus, mais trop c’est trop
        ….il faut se sauver soi-même avant de sauver les autres, c’est de l’auto défense.”

        Je vais laisser infuser tout ça, et je reviens……;)
        Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre! Je suis sciée:)

        1. LOL ! Vous savez on ne dit pas assez que le stress rend malade , si vous êtes responsable, que vous vous assumez vous méritez qu’on vous respecte.
          amitiés
          emma

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