Peut-on casser si l’on n’a rien à mettre à la place ?

Certains, devant l’agitation qui perturbe leur vie, posent la question : a-t-on le droit de remettre en cause, l’ordre de la société actuelle, au risque de faire perdre des emplois ?

D’autres, apeurés, préfèrent continuer leur petite vie tout simplement  parce qu’ils se sont résignés à vivre dans la frustration. Il y a des générations évitantes, et d’autres qui n’en peuvent plus de voir les choses en l’état : tous les mouvements sociaux ont été initialisés par ceux-là.

On peut y réfléchir !

Non à la destruction de ce que des générations ont mis en place, même si c’est imparfait, car rien ne sera jamais parfait, et le fait que cela fonctionne plus ou moins est quand même une preuve d’efficacité ; les trains arrivent, les avions aussi, l’argent circule…

Oui, mais chaque génération (20 ans) ou groupe de générations (quatre fois 20 ans), a ses visions personnelles, et se rebelle contre celle des ainées, pas seulement dans une crise d’adolescence, mais dans une crise de maturité parce que les choses ont changé, que le monde a changé, et que nous sommes au milieu.

Ont-ils le droit ? Oui, s’ils en ont le courage « nécessité fait loi », on l’a vu tout au long de l’histoire des peuples et pays en voie de démocratisation , et où la démocratie était menacée.

Il est bien connu de tous, que l’argent n’a pas d’odeur  et que tant qu’on en gagne quelques soient les chefs, on le prend d’où qu’il vienne, sans se poser de questions sur les règles humanitaires (enfants au travail, ateliers de clandestins dans nos grandes villes, travailleurs immigrés dans les chantiers, déménagement des usines dans les pays aux salaires inférieurs).

Mais qu’en est-il de ceux pour qui, il n’existe plus de travail, à qui l’on explique qu’à l’âge d’arriver à la retraite, on va encore les recycler une autre fois, pour qu’il fasse quelques années de plus dans un métier auquel ils ne comprennent rien : l’ouvrier ou même le vieux journaliste qui doit absolument apprendre pour quelques années à se servir d’outils informatiques vit  en fin de vie professionnelle, une humiliation inutile.

Se rebeller contre une société sans pitié pour les vieillards (n’ayons pas peur des mots), et les faibles, c’est s’opposer, or l’opposition est au cœur de la vie le seul moyen pour dire  qui l’on est. La vie « normale » est  dualité, l’opposition crée la possibilité d’une illumination.

Tout ne doit pas toujours rester pareil même si pour certains c’est rassurant, car tout ne doit pas non plus être subordonné aux profits de quelques-uns, qui augmentent leur seuil de tolérance à la douleur des autres, parce qu’ ils ne sont pas concernés.

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