Le mythe familial

Le Mythe familial est-il le moyen de cohésion le plus sur ou le plus destructeur entre les membres d’une famille ?

On peut se poser la question, tant ce mythe agite les individus d’une même famille : un oncle qui a réussi au Mexique, ou au contraire un oncle disparu dans des circonstances obscures, une dynastie de médecins ou de boulangers qui ne jure que par son corps de métier en dissimulant les périodes difficiles*, un grand père communiste pur et dur ayant fuit la répression, une tante qui sauva la famille durant la guerre, ou même le souvenir d’un ancêtre anoblit constitue une histoire qui se transmet de façon orale enjolivée ou dramatisée, servant de ciment de génération en génération jusqu’à nourrir des vocations dans l’inconscient des descendants.

Prendre conscience du pouvoir, de l’impact de cette histoire sur nous, c’est être plus libre de le garder ou de le mette à distance pour vivre sa propre vie autrement que dans une nostalgie. C’est au moment des héritages que ce mythe explose ou pas, car à lui seul il constitue un héritage commun, quelque fois le seul. Les récentes affaires criminelles nous montrent jusqu’où cela peut mener des esprits malades.

“Le mythe familial,  la névrose familiale ne se transmet pas de façon général ou héréditaire, elle se façonne à travers des acquisitions, apprentissage, et à partir de la langue familiale apprise dans la toute première relation à la mère. Nous ne nous défaisons jamais totalement de ce langage familial.

Le mythe familial nous permet de comprendre comment fonctionne la dynamique familiale.  Il contient des légendes, des lois qui aident à rester ensemble. Chaque membre s’imprègne insidieusement de mots clés, de phrases qui se transmettent, une manière de se comporter en société, humour, cynisme,  pudeur, angoisse, tendance à la dramatisation qui réunissent les membres de la famille. On sait qu’il est fréquent qu’une planète angulaire chez l’un des parents se retrouve sur un axe du thème de son enfant, cette planète qui fera partie d’une dominante, laquelle donnera le ton, la couleur du mythe familial.”

Le langage donne sens à l’identité, car il est porteur des valeurs familiales. L’intensité de la conscience du clan s’exprime par le langage familial. C’est une manière spécifique de réagir aux événements. Au langage sont associés certains comportements, attitudes, silences, émotions, affects qui déterminent le code symbolique de la langue maternelle, qui va nous inscrire dans la répétition et la reproduction, la duplication de l’histoire affective des croyances familiales.

L’enfant mime les tics, les expressions favorites (mots fétiches, mots à double sens),  duplique la structure mentale de ses parents – les enfants se tiennent comme leur parents, respirent comme eux.

Chaque clan détermine les contributions des individus aux comptes de la famille : on peut parler de code familial.

Selon les dominantes en maison IV nous allons retrouver des constantes, des mots clés, des fonctionnements spécifiques…”

Il faut savoir que La répétition est la pierre angulaire de la généalogie. Elle alerte sur une transmission qui n’a pas été « symbolisée », qui a été négligée. La répétition existe car la famille transmet un espace, une conscience et un temps collectif. Dans certaines cultures, les mythes nous rappellent que sous les racines de l’arbre généalogique, il y a trois gardiennes, qui tissent l’espace, mesure le temps, évalue la conscience. Elles président aux destinées familiales. Elles nous invitent à nous souvenir de l’appartenance au collectif d’où nous sommes issus.

La famille transmet un espace collectif : les planètes sont superposées dans les mêmes secteurs du thème. Cela se retrouve dans les lignées familiales (on fait jouer l’équivalence maison-signe).

Nous sommes confrontés à des cycles identiques, un temps collectif, un même tempo, les événements importants de la famille surgissant sous l’influence de planètes qui signent cette famille (ex : Saturne  qui revient tous les 29 ans, la conjonction Jupiter-Saturne tous les 20 ans, Uranus qui rythme la vie de 7 ans en 7 ans).

Et, on ne doit jamais perdre de vue le contexte historique, politique, religieux et social d’une date de naissance, ce que sous-entendent certaines dates, ce qui fait que les planètes communes transmettent une conscience collective (par exemple les naissances des années soixante contiennent toutes la conjonction Uranus-Pluton en Vierge tandis que certains des années quarante contiennent la conjonction Saturne-Pluton en Lion et ceux des années quatre-vingt-dix et deux-mille un amas dans les derniers signes du zodiaque Capricorne – Germaine Holley “Lecture astrologique des années 90”). Ces conjonctions sont porteuses du même style d’événements, Uranus Pluton fut l’explosion d’une certaine société tant au niveau politique que sociale, qui devait changer du fait de son obsolescence, alors que la conjonction Saturne Pluton était dans une contraction , une construction de  structures dans un mode  qui venaient d’être mis à terre par la guerre.

d’après Martine Barbault et Catherine Gestas dans “Mémoire ancestrale en astrologie”

lithographie de Jeantimir

 

 

 

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