Tous coupables, pas responsables

Ce qui est au cœur de l’Astrologie humaniste et bouddhiste, c’est l’idée que nous n’avons pas le droit à la justice, à la liberté, au choix, parce que nous sommes pris dans un faisceau de contradictions qui sont là, dès notre naissance, et qui nous mène à un fiasco dans un domaine ou dans un autre.

Cette idée explique ce qui la plupart du temps déclenche nos maladies, qui sont pratiquement toutes contenues dans les traumatismes vécus dans l’enfance ou avant notre naissance, puis dans la société qui agit sur nous comme un rouleau compresseur.

Qui choisit d’avoir un enfant ou un mari malade, une brouille, une fausse-couche, la faillite, le chômage, la dépression, la déchéance physique de la vieillesse, la mort ?

Nous voulons tous le bonheur. La douleur est insupportable, elle nous déchire et nous sommes dépourvus.

Que nous soyons musulmans, catholiques ou athées nous cherchons un nirvana, un lieu où nous réfugier pour fuir la souffrance.

Le bouddhisme nous enseigne que ce lieu n’est qu’en nous ! Toute notre vie doit être l’apprentissage à ne plus souffrir, à ne plus re sentir : c’est bien triste !

Le bouddhisme nous apprend le détachement, avant que nous ne soyons attaché.

Les religions judéo-chrétiennes nous chargent du pêché originel : qui accepte de se voir décréter coupable avant d’avoir vécu, même si le sacrement du baptême nous ôte la faute ?

Alors qui nous  oblige à croire obstinément ? Peux-t-on vivre en pensant que rien n’a du sens ?

L’homme est-il un mètre étalon – le maitre –  auquel on peut se mesurer, un critère, un modèle ?

L’idée de Dieu est-elle une idéologie aussi dangereuse que toutes les idées érigées en vérité universelle : la justice, la fraternité, l’égalité, la liberté ?

Les marxistes l’ont pensé, l’ont expérimenté, ils sont revenus aux idoles : nous les français sommes les derniers marxistes, qui croient qu’on peut vivre dans un monde parfait, fait à l’image des hommes, parce que les hommes dans l’ensemble, après tout, sont bons, aspirent à la paix et à l’unité.

Chaque soulèvement porte en lui cet espoir, et chaque soulèvement est maitrisé par un pouvoir qui le brise au nom de son bien, et ce bien est souvent ramené à son seul pouvoir de consommer.

Alors, attention de savoir être une belle humanité, pas une humanité qui tire la couverture vers les plus extrémistes et ajoute de la souffrance à la souffrance !

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