Bien être : Conversion psychosomatique

Il y a quelques années, j’ai découvert grâce aux livres du docteur Salomon Sellam, la transgénéalogie et la somatique.

La grande Françoise Dolto utilisait cette approche après des études de psychiatrie en bonne et due forme. Willy Barral un de ses assistants dans “Le corps de l’enfant est le langage de l’histoire des parents” montre comment de petits faits anodins pour les adultes, peuvent avoir une grosse importance pour les enfants et déclencher une pathologie inguérissable, récurrente.

 Anne-Ancelin Schutzenberger , psychiatre, professeur, chercheur, dans de nombreux livres dont “aïe mes aïeux” a été diffuseur du procédé des Constellations familiales (inventé par Bert Hellinger) qui est une façon de mettre en évidence pour des participants, des faits transgénèalogiques.

Parmi ces outils, il y a ce que les psy connaissent depuis longtemps, appelé introjection ou incorporation, que Sellam a appelé l’incorporation émotionnelle, une imprégnation émotionnelle, très forte, une empathie avec la douleur d’autrui proches, ou non, ce peut même être avec une idée, un symbole. Voici donc, un texte écrit par Salomon Sellam :

“Assez rapidement, l’incorporation est mise en avant lors du développement psycho-affectif de l’enfant, notamment lors du stade oral. Le nourrisson incorpore le lait maternel extérieur vers l’intérieur, dans son corps et, en même temps, il incorpore toutes les sensations associées, comme le plaisir de téter, la satiété, la sensation d’être protégé par la mère, entre autres. Le plaisir d’avoir, se lie au plaisir d’être.
D’un point de vue dynamique, les processus intimes de l’incorporation intègrent une place précise au sein du système psychique de protection. De ce fait, l’enfant et l’adulte, peuvent y recourir selon certaines conditions, surtout en fonction des difficultés rencontrées au cours de leur vie…

En pratique, que pouvons-nous incorporer ? En théorie, tout est possible car nous fonctionnons avec le réel et surtout avec le symbolique : une personne, un symptôme, un état d’âme, un ressenti, une souffrance physique ou morale, une joie, une réussite, entre autres. Par contre, en pathologie, il s’agit souvent de drames de toutes sortes. L’expérience clinique m’a permis d’individualiser plusieurs types d’incorporation : l’incorporation symbolique et l’incorporation émotionnelle

Ce thème théorique est parfaitement connu des psychologues et des psychanalystes. 

L’incorporation infantile est déjà bien connue de tous les praticiens. Elle rejoint un fait également parfaitement connu des … vétérinaires. Ici, l’animal « prend » la problématique de son maître et la transforme en symptôme. De même, un enfant, plus il est jeune, plus il possède le loisir d’incorporer la problématique familiale ambiante. Ici, l’enfant malade exprime par le symptôme, une problématique qui ne le concerne absolument pas, car il est assez rare qu’il puisse lui-même être à l’origine de sa pathologie. C’est une véritable éponge émotionnelle. Il incorpore la problématique ambiante et les processus de Conversion* s’activent assez rapidement.

Le meilleur exemple est représenté par les pathologies spécifiques du nourrisson, comme l’eczéma atopique du nouveau-né ou les problèmes respiratoires de type bronchiolite, pouvant évoluer en asthme infantile.
À ce sujet, je ne peux plus passer sous silence un nombre incroyable de guérisons à propos de pathologies cutanées chez le nouveau-né, toutes en lien avec une incorporation émotionnelle de ce type. De plus, après la pose du diagnostic psychosomatique d’incorporation, le traitement est d’une simplicité déconcertante Prendre son enfant et le déshabiller complètement : Plaquer tendrement l’enfant sur le torse pour effectuer un contact peau à peau, lui parler en expliquant la situation de séparation et surtout en lui décrivant vos propres ressentis.

L’incorporation de l’adulte ou maladie d’amour
Ici, devant la souffrance d’un être cher, l’adulte va littéralement pomper la problématique de son enfant, de l’un de ses parents, d’un frère, d’une sœur ou même d’un ami très proche et, la transformer en symptôme.
Une phrase peut résumer toute cette nouvelle dynamique psychique : je souffre pour elle ou pour lui et, j’aimerais l’aider ou, le soulager. J’ai pu ainsi aider plusieurs personnes, chez qui les thérapeutiques déjà tentées n’ont donné aucun résultat satisfaisant : anémie, néphrite chronique, hémochromatose, vitiligo, myasthénie, obésité, hypocondrie, hypercholestérolémie, entre autres…*

En pratique quotidienne et en première intention, une question fondamentale occupe le premier plan, lorsque le niveau biologique ou psychologique est en action :

Que viviez-vous et que ressentiez-vous à ce moment de votre vie, avant l’apparition des symptômes ?

Elle permet tout simplement de mettre en relation les ressentis associés aux situations problématiques que vit l’individu concerné, en lien étroit avec sa pathologie. Ainsi, lorsque rien ne lui parle intérieurement, lorsque rien ne bouge au niveau émotionnel, une autre carte théorique reste à notre disposition, celle de l’incorporation émotionnelle. Elle possède une clé majeure et peut être mise en évidence grâce à d’autres questions :

Y- a-t-il quelqu’un de votre proche entourage qui souffre actuellement ? De quoi ? Comment le vit-il ? Que ressentez-vous à son égard ?”

Il est intéressant de noter que les approches de ce type sont pratiquement toutes rejetées par la médecine officielle française qui les recouvrent d’un voile, pour ne parler que de troubles imaginaires soignés à coup de médicaments tous plus inutiles et dangereux, les uns que les autres.

nota : Le trouble de conversion  est caractérisé par des symptômes touchant la motricité volontaire ou les fonctions sensorielles, suggérant un trouble neurologique ou une affection médicale générale, qui sont attribués à une cause psychologique car ils ne correspondent à aucune affection neurologique ou médicale connue et, sont précédés par des conflits ou d’autres facteurs de stress.”

Lire : “L’incorporation émotionnelle” chez Bérangel, 90 pages, un livre simple dans lequel vous avez des exemples.

*Le docteur Ryke Hamer*, médecin allemand a fait parti des pionniers avec son approche psychosomatique du cancer dès 1979, lorsqu’il en développa un à la suite du décès de son fils. Le docteur Hamer est le premier médecin à proposer une cartographie très précise des relations entre un choc conflictuel, le cerveau et un organe du corps atteint par le cancer. Sa découverte a toujours été vérifiée à 100% par toutes les personnes qui l’ont utilisée (10.000 cas étudiés). Son approche “originale” hors du circuit médical habituel lui valut bien des critiques, car le circuit médical habituel veut toujours plus de preuves, preuves que sont ces maladies, qui ne guérissent pas avec les outils habituels.

Freud utilise pour la première fois le mot incorporation en 1913, date de la publication de Totem et tabou, en analysant les croyances tribales à propos du cannibalisme. Ainsi, le meurtre du chef et son incorporation réelle, permettraient de s’approprier ses qualités en général et, son pouvoir en particulier.Commençons par les définitions psychanalytiques où se côtoient deux termes assez proches : introjection et incorporation.

 

 

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