Comprendre la Manipulation : fausses informations

Que ce soit sur le plan social, politique, religieux ou personnel, comme lorsqu’il s’agit de la communication entre parents et enfants, celui qui détient le pouvoir et l’autorité  arrive à certains  résultats en manipulant, la différence c’est l’intention.

Est-elle bonne ? Dire à un enfant qu’il y a un dieu qui le protège, quand papa n’est pas là peut paraitre un mensonge à certains, mais protecteur pour d’autres, mais lui dire qu’il le surveille pour qu’il ne fasse pas de bêtises, est manipulateur !

Si l’on ne veut pas devenir un tyran, il faut prendre conscience de ce que l’on fait en ne répétant pas ce que l’on a peut-être soit même subit, quelquefois de générations en générations. 

L’éducation qui consiste a être dans une attitude guerrière en utilisant des mots ou des gestes qui ramènent à la lutte : être en compétition, se battre contre l’adversaire dans le sport, dans les concours scolaires,  mater une personnalité forte, corriger une attitude de paresse,  ne fait qu’alimenter une résistance et créer des individus effectivement forts , capables d’affronter les circonstances les plus diverses, mais durs, sans empathie pour la fragilité des autres.

Certaines techniques de manipulation se pratiquent avec les populations adultes via les médias et, permettant d’aboutir quelquefois aux résultats escomptés, par les pouvoirs qui les détiennent.

La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l’idée qu’on veut lui inculquer – la construction d’un mur est un exemple.

Appel à l’autorité : l’appel à l’autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite (exemple des hommes ou femmes politiques ayant une certaine aura).

Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités, pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée (les micro-trottoirs pratiqués par les journalistes avec des questions fortement orientées sans nuances, ne donnant la parole qu’à une certaine catégorie de population).

La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l’individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande (voir photo).

Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l’auditoire d’adopter une idée, en insinuant qu’un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l’auditoire à suivre le propagandiste. 

Redéfinition, révisionnisme :”il n’y  jamais eu d’extermination”, consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l’histoire de façon partisane. “Les femmes ne sont pas égales aux hommes”, “elles n’ont jamais travaillé” c’est nié la réalité pour dominer une catégorie de la population qui est pourtant la moitié de l’humanité, et continuer à sous estimer le travail non payé ou sous payé qu’elles font : femmes au foyer, femmes d’artisan, femme d’agriculteur.

 

Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu’une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l’auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l’étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d’avis (l’affaire du démontage du Mac Do montée en épingle pour discréditer le mouvement des verts). 

Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l’auditoire. Par exemple, faire appel à l’amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l’honneur, à la pureté, etc, permet de tuer l’esprit critique de l’auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

Imprécision intentionnelle : il s’agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L’intention est de donner au discours un contenu d’apparence scientifique, sans permettre d’analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d’un droit mou, poussant à la communication en vue d’obtenir des informations, tout en influençant l’opinion publique.

Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d’une personne, d’un objet ou d’une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc) sur un tiers, afin de rendre celui-ci acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d’un camp à l’autre, lors d’un conflit : les anglais blame l’Europe, pour se recentrer sur leurs anciens alliés.

Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes. (exemple : certains fabricants d’armes vont cesser de vendre certaines armes de guerre avant 21 ans à cause des meurtres de masses dans les universités américaines, mais cela va-t-il les empêcher !)

Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d’une personne ordinaire.  Par projection, l’auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.

Etiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l’auditoire pour le pousser à rejeter l’objet d’une la campagne de propagande (les “liberaux” rejetteront les gréves qualifiées de “communistes” en parlant des millions de morts faits par l’ancienne URSS).

Bouc émissaire : en jetant l’anathème sur un individu ou un groupe d’individus, accusés à tort d’être responsables d’un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables et, n’a pas à approfondir le problème lui-même (blancs, noirs, juifs, musulmans, catholiques selon la personne qui parle).

Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.

Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens. Le glissement sémantique peut à l’inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l’auditoire. Exemples : « frappe aérienne » à la place de « bombardement », « dommages collatéraux » à la place de « victimes civiles », « libéralisme » à la place de « capitalisme », « loi de la jungle » à la place de « libéralisme », « solidarité » à la place d’« impôt », « pédagogie préventive » à la place de « répression policière », « intervention humanitaire préventive » à la place ingérence.

 

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