Artemisia Gentileschi : un viol au XVII ème

Le débat bat son plein, c’est le cas de le dire, les déclarations de violences faites aux femmes affluent, libérées par la médiatisation. Même les femmes s’affrontent entres elles…

Sans doute à cause des films où l’on voit des femmes se dévoiler, sans doute à cause des sites de rencontres spécialisés dans la relation de plaisir, sans doute à cause du syndrome d’égalité totale, les hommes qui ont accepté l’égalité découvrent qu’elles ne sont pas comme eux. Ceux qui refusent l’égalité s’en servent comme arme de guerre.

Voici l’exemple d’une peintre italienne célèbre.

Artemisia Gentileschi, née le 8 juillet 1593 à Rome et morte à Naples vers 1652, est une artiste-peintre italienne de l’école caravagesque. Elle s’impose par son art à une époque où le sexe féminin n’a aucun droit. A sa peinture, elle ajoute des effets théâtraux d’une rare violence. Elle devient une peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d’Angleterre. Adulte, elle s’installe à Naples, où elle fait connaitre Caravage.

À dix-neuf ans, à Rome, alors que l’accès à l’enseignement des Beaux-Arts, exclusivement masculin, lui est interdit, son père lui donne un précepteur privé.

Un scandale marque alors sa vie. Artemisia est violée par Tassi, employé à cette époque avec Orazio Gentileschi, à la réalisation des fresques des voûtes du « pavillon des Roses » à Rome.

Celui-ci promet d’abord de l’épouser pour sauver sa réputation, mais il ne tient pas sa promesse et le père d’Artemisia porte l’affaire devant le tribunal papal. L’instruction, qui dure sept mois, permet de découvrir que Tassi avait commis un inceste avec sa belle-sœur, et formé le projet d’assassiner son épouse et, projetait de voler certaines peintures d’Orazio Gentileschi.

Pendant le procès, Artemisia est soumise à un humiliant examen gynécologique et « soumise à la question » pour vérifier la véracité de ses accusations. Elle résiste à la torture et maintient ses accusations. Tassi est condamné à un an de prison et à l’exil des États pontificaux

Les actes du procès, dont a été conservée l’exhaustivité des documents et témoignages, frappent par la crudité de la relation des faits énoncés par Artemisia et par le caractère inquisitorial des méthodes du tribunal.

« Il ferma la chambre à clef et après l’avoir fermée, il me jeta sur le bord du lit en me frappant sur la poitrine avec une main, me mit un genou entre les cuisses pour que je ne puisse pas les serrer et me releva les vêtements, qu’il eut beaucoup de mal à m’enlever, me mit une main à la gorge et un mouchoir dans la bouche pour que je ne crie pas et il me lâcha les mains qu’il me tenait avant avec l’autre main, ayant d’abord mis les deux genoux entre mes jambes et appuyant son membre sur mon sexe il commença à pousser et le mit dedans, je lui griffai le visage et lui tirai les cheveux et avant qu’il le mette encore dedans, je lui écrasai le membre en lui arrachant un morceau de chair. »  Eva Menzio, Artemisia Gentileschi, Lettres précédées par les Actes d’un procès de viol, Milan, 2004 (d’après Wikipédia)

Sa Vénus conjointe à Neptune indique l’inspiration artistique mais aussi certainement de la naïveté.

On voit dans le thème ci-dessous un grand trigone de feu avec un trigone mineur, qui forme ce qu’on appelle un cerf-volant, une configuration qui donne une grande force; elle s’est défendu comme une tigresse, c’était une femme passionnée, entière enthousiaste. 

Chiron situé au nœud nord indique que la souffrance et l’humiliation,  par lesquelles elle est passée, l’ont amené à devenir ce qu’elle fut: une femme d’exception.

On trouve un grand trigone d’eau composé de Lune- Mars- Soleil et un trigone mineur Lune-Jupiter Mars, qui forment une autre configuration en cerf-volant avec l’opposition Soleil-Jupiter, planètes toutes deux considérées comme bénéfiques, qui sont sources de sa grande sensibilité artistique, Jupiter symbolisant un homme profitant de son autorité qui aurait du être son protecteur, s’opposant au Soleil son père, mais aussi son idéal personnel.

L’opposition indique aussi que la légalisation des situations ne pourrait se faire (pas de mariage pour réparer). D’ailleurs, cette opposition est aussi dans  t-carré (un triangle isocèle) dont Pluton – la mutation de la matière – est en “apex”, en position d’obstruction pour le Soleil et pour Jupiter : les carrés, Soleil/ Pluton et  Jupiter /pluton, Pluton indiquent les épreuves à traverser. 

Uranus en Bélier est en carré à la Lune noire – la femme femme Lilith est forcée  par un Bélier, symbole du phallus. Uranus et la Lune noire indiquent l’amazone, la femme libre, dans sa tête du moins, la Lune Scorpion fait la sensualité, qui pouvait émaner d’elle; de là, à ce qu’un homme se soit cru le droit de la violer, il n’y a qu’un pas.  Il ne faut pas y chercher une fatalité de viol ou une incitation au viol de sa part !

La Lune en Scorpion en mauvaise posture, est reliée à Mars en Poissons par trigone,  et au Soleil, deux planètes symbolisant le masculin, ce qui montre encore une fois que même avec de bons aspects, les choses ne sont pas si simples entre deux planètes difficiles comme la Lune et Mars, mais qu’elles lui ont donné la force de se battre. Ici Mars en Poissons indique un homme faible, qui n’a pas la force de prendre les choses de front, qui est donc obligé de se conduire de la mauvaise manière.

Artemisia Gentileschi serait contente d’apprendre que sa “Sainte Catherine d’Alexandrie” vient de partir à la fin de l’année 2017, lors d’une vente aux enchères à Paris, pour 2.360.600 € (photo d’après catalogue). Elle aimait prêter son visage à cette sainte qui avait beaucoup en commun avec elle, puisqu’elle avait été elle-aussi une victime de la folie des hommes. C’est une belle consécration !

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