Les Maures en Provence Côte d’Azur

Ces pirates entrent dans une bourgade, y égorgent les chrétiens, et s’emparent de la dite bourgade.

Ils aménagent le mont Maure, dixit certains linguistes qui confirment l’appellation du Massif des Maures, ainsi que le nom de la cité de Ramatuelle, qui signifiait “Rahmat Ullah” “miséricorde divine”. 

Ils envoient plusieurs messages en Espagne et, ils ramènent une centaine de sarrasins.  Le Grand Fraxinet situé sur les hauteurs couronnant le village de la Garde de Freinet, ancien village gallo-romain de Fraxinetum, fut le principal repaire fortifié.

La présence des Sarrasins et des Maures (berbères) en Provence prend fin avec la bataille de Tourtour, authentifiée par les travaux de Philipe Sénac, professeur à l’université de Toulouse.

Voilà le récit : depuis plusieurs décennies, les sarrasins s’étaient implantés en Provence grâce à des forteresses d’où ils effectuaient de temps en temps des raids de pillage. Leur place forte, la plus importante, était le Fraxinet, à l’actuelle Garde-Freinet. Au début, les seigneurs provençaux restèrent passifs.  

Cependant, au début de l’année 973, les sarrasins commirent une erreur. Né à Valensole, Maïeul, l’abbé de Cluny, était vénéré par les Provençaux, les sarrasins pensèrent qu’en l’enlevant, ils pourraient en obtenir une importante rançon. Ils Et les sarrasins en France ? -14réussirent à le capturer au pont du Châtelard (Valais) près d’Orsières, en juillet 972 (depuis 921, des bandes sarrasines, provenant de Provence, s’étaient rendues maîtresses de nombreux passages d’importance dans les Alpes occidentales dont le col du Mont-Joux que le vénérable abbé venait de franchir avant d’être reconnu et pris).

Refusant de laisser l’abbé de Cluny aux mains des sarrasins, les moines de Provence réussirent à réunir la rançon demandée, tenant parole et libérèrent leur otage.

Les moines se chargèrent alors de soulever chez les Provençaux une véritable furie guerrière. Ils donnèrent à l’enlèvement de Maïeul de Cluny la plus grande publicité possible, réussissant à fédérer l’ensemble de la population autour du comte Guillaume, pour mener une offensive destinée à chasser définitivement les sarrasins. 

Le comte Guillaume de Provence, répondit à l’appel de ses sujets et leva des troupes. De nombreux guerriers de Provence, mais aussi du Bas-Dauphiné et de Nice formèrent son armée.

Guillaume Ier décide d’attaquer les sarrasins au Fraxinet même, au cœur de leur dispositif, avec toutes ses forces. En cas de succès, le reste des forces musulmanes de Provence, beaucoup moins fournies, n’aurait aucune chance de résister à une offensive menée par toute l’armée provençale.

“Renseignés sur les mouvements des Provençaux, les sarrasins descendent du Fraxinet  pour engager le combat en rase campagne. Cinq premières batailles ont lieu dans les Alpes provençales, à Embrun, Gap, Riez, Ampus et Cabasse.

Battues dans tous ces affrontements, les forces des sarrasins se regroupent à Tourtour. Guillaume ne tarde pas à les rejoindre et y engage la sixième et la plus importante bataille. 

Écrasés, les sarrasins regroupent leurs dernières forces, remontent à La Garde-Freinet et s’y retranchent solidement.

Après avoir donné un peu de repos à ses troupes, Guillaume fait donner l’assaut au Fraxinet. Les guerriers provençaux des seigneurs de Levens, d’Aspremont, de Gilette, de Beuil et de la ville de Sospel sont désignés pour l’attaque : les Sarrasins sont soit tués soit faits prisonniers, les survivants baptisés de force et réduits en esclavage.

La plupart des dernières troupes musulmanes quittent la Provence sans attendre l’arrivée de l’armée provençale. La forteresse du Fraxinet est par la suite rasée. 

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