Un aspect “appliquant” donne plus de liberté

Irène Andrieu dans son livre l’Arbre Généalogique Karmique, décrit le sens karmique des aspects. Cette grande astrologue française a étudié avec Krishnamurti et Nelly Kauffman d’après des écrits sauvés par les moines tibétains (lors de l’invasion chinoise).

Sa vision est guidée par l’idée de réincarnation contenue en filigramme dans les écrits de Dane Rudhyar, notamment dans l’étude des nœuds lunaires, non mise en valeur chez les humanistes puisqu’ils “choisissent” de donner tout liberté à l’homme dans sa destinée puisque leur mouvement née dans les années soixante est le fruit des discussions de la mouvance de la psychanalyse transpersonnelle, des “découvertes” de  Palo Alto .

“Les aspects sont le résultat des engagements des vies antérieures que les planètes retrouveraient” : Dane Rudhyar  décrit les manifestations « intellectuelles et inconscientes » de chaque type d’aspect, en fonction du stade dans les inter cycles des planètes.

Irène Andrieu, nous explique le sens  spirituel des aspects : les aspects appliquants renferment en eux plus de liberté que les aspects séparants et sont un choix de “l’Esprit” en nous. Sens karmique de l'aspect appliquant

Il y faut qu’il y ait un “potentiel” de transformations dans ces aspects car sinon les transits ne serviraient-ils qu’à réactiver les mêmes schémas (ce qui se passe en général).

Voyons d’abord  comment cela fonctionne puisqu’il faut d’abord distinguer un  aspect appliquant, d’un aspect séparant.

Dans tout  aspect  entre deux planètes,  il y a une planète lente dite “mère” (une locomotive) et une planète plus rapide dite “fille” (un wagon)  qui vont former un aspect croissant jusqu’à l’opposition de la planète mère, et ensuite un aspect décroissant après l’opposition.

Voyons  le stade d”un l’aspect : que l’aspect  soit croissant ou décroissant,  la planète fille est  appliquante  avant  l’aspect exact (le wagon s’arrime à la loco) ici la planète appliquante arrive avec son enthousiasme, sans influence encore, elle est donc plus libre par rapport à la planète qu’elle va accoller, elles se rencontrent sans a priori, puis

elles forment toutes deux l’aspect exact sur le degré exact des deux, ici c’est la conjonction qui est plus ou moins bénéfique, selon la qualité des planètes, les lieux qu’elles occupent signe et maisons,

la planète la plus rapide dite fille forme un aspect séparant, un degré après l’aspect exact: le Wagon quitte la Loco mais il y a une trace de l’impact, ne serait-ce que l’échauffement provoqué par leurs énergies conjuguées (il en est de même dans toute rencontre importante).

Appliquante,  on est dans une phase de maturité et d’introversion des expériences, la planète fille prend la direction de l’aspect (de la situation), enrichissant la planète mère (en effet dans sa course elle avance, elle va bousculer l’autre planète) : dans une conjonction appliquante Soleil-Saturne, le Soleil appliquant Saturne peut enrichir les idées de Saturne le rendant moins rigide, plus rayonnant, plus créatif, même si cette conjonction est difficile.

Dans la phase séparante, la planète fille s’éloignant n’est plus aussi active, parce qu’elle a étè fusionnelle  avec la planète mère, la planète mère  étant l’agent qui active le tandem tant qu’il n’y a pas  prise de conscience de l’éventuel conflit révélé par la conjonction.

Exemple : Le conflit de Soleil-Saturne c’est le conflit entre sa propre volonté et celle du patriarcat, du pére, des lois, on peut s’y plier plus facilement dans l’appliquant parce qu’on apporte une vision plus solaire de l’autorité, qui permet de l’enrichir tandis qu’en séparant on est dans une fuite, une rébellion (me semble-t-il).

Les directions appliquantes qu’elles soient dans un aspect croissant ou décroissant représentent une autonomie décisionnelle, une réalisation.

La symbiose est accentuée, lorsque ce sont deux personnes de la sphère privée symbolisées par les planètes :

Soleil : père, mari,  le Moi idéal

Saturne : celui qui dit la loi dans la famille (père ou mère)

Lune : femme-mère, épouse,  famille, public

Mercure : enfant à soi en général, le cadet, enfant extérieur à la famille

Vénus : fille, amante, jeune femme sans enfant

Mars : Fils aîné, amant, 

Jupiter : oncle, protecteur, beau-frère, beau-père,

Durant l’enfance,  la personne s’identifie à la planète-fille (rapide) à laquelle elle obéit, mais qui la sécurise. Puis il y aura des questions à l’heure des choix. On tient compte de la période où cela se produit, la planète fille étant inhibée par le modèle planète mère. Exemple :  Saturne/Mercure,  Saturne/Mars donnant inhibition saturnienne au niveau des planètes rapides, au niveau de la communication, ou de l’action, et de la sexualité éventuellement. Ceci peut se faire à certains moments, mais pas à d’autres selon les circonstances, c’est une tendance qui peut devenir lourde en cas de crise.

Les planètes rétrogrades (signalées par R sur les thémes) étant surchargées d’à priori et de croyances, quand il y a rétrogradation ( Saturne conjointe Mercure retro, ou Saturne conjointe Mars retro), il y a peur du changement et projection sur Saturne qui “parait” handicaper les choix.  On va analyser que Saturne (lois, limites, non aboutissements, retards de toutes sortes) devient responsable dans l’esprit de la personne « je n’ai pas pu le faire parce que untel –mon père, mon patron, mon mari -m’a empêché ».

“Mais il faut sortir de ce raisonnement où les planètes sont fautives pour prendre conscience que c’est en soi, relever la tête et comprendre qu’on doit se libérer du poids de ce karma qui ne nous appartient pas et qui pèse sur nous.” (d’après Iréne Andrieu” qui a créé l’Astrologie de l’évolution)

 

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