La danse des planètes lentes chez les jeunes nés de 1988 à 96

Ce qu’on pourrait appeler parfois la “danse des planètes lentes”, donne lieu  à des conjonctions étroites qui durent pendant plusieurs années et modèlent les comportements de groupes, donnant une tonalité générationnelle à une catégorie de gens qui sont ou deviendront des acteurs de notre société. Cependant   nous sommes tous co-créateurs de notre société et penser que  l’anonymat  nous en dispense n’y change rien, chacun dans notre coin nous en sommes responsables.

Il ne faut donc pas s’étonner de notre comportement de « moutons de Panurge » depuis longtemps critiqué mais favorisé de plus en plus par la pub : uniformité dans la manière de se vêtir (avez-vous vu la couleur des nouvelles chaussures de sport dont aucun de nos enfants n’auraient voulus, mais qui fait cependant fureur?), la manière de se comporter, ce qu’on veut avoir (même voiture, même race de chien), et … même  attitude morale : ce qui se fait devient la norme, et derrière il n’y a pas  d’éthique (on viole une fille dans un bus et personne ne bouge). Quelqu’un l’a dit, un autre l’a répété, alors on le fait.

C’est un manque total “d’individuation”* cette individuation qui est donnée par une recherche approfondie de la conscience de soi, de son Soi, à ne pas confondre avec l’individualisme qui finalement n’est pas si courant compte tenu de ce que je viens de vous dire. A la limite, être individualiste devient une qualité !

Stop ! pause ! .

Quelles planètes sont en jeu dans notre comportement ?

En premier lieu, Saturne, le « conformiste » qui se pose deux ans et demi dans un des douze signes du zodiaque  : elle nous oblige à être “comme il faut” et nous force à nous inserer dans la société. Mais cependant, il y a un hic, sa sociabilité étant vraiment très limitée, la mode il s’en fiche et ne fera pas de dépenses extravagantes pour la suivre, mais il fait autorité : c’est lui qui proteste avec l’aide de Mars contre la désorganisation ambiante, lorsque l’exaspération est à son comble, et selon son importance dans votre thème, vous serez ressenti comme un sauveur ou comme un grincheux.

Alors est-ce Vénus de la Balance et du Taureau  qui nous pousse à nous comporter comme des clones ?

La Vénus de la Balance est pour la sociabilité et celle du Taureau pour la jouissance !

Effectivement, Vénus entre dans la danse, mais la Balance a de grosses affinités avec Saturne : elle est un peu élitiste, sélective,  si Vénus en Balance aime la douceur des choses, ce n’est pas à n’importe quel prix ! La Vénus du  Taureau est par contre plus concrète, plus “rustique”, elle profite des chances qui lui sont offertes sans arrière pensées, à fond. Mais comme Vénus suit son Soleil (au sens astronomique, car en fait elle fait agir Mars), elle est  différente pour chacun d’entre nous (c’est une planète rapide, on ne peut pas faire de généralités) : c’est une facette de notre façon personnelle de rechercher le bonheur.

Ensuite, on examine Neptune la planète des rêveurs, qui a de grosses affinités avec Vénus ! Les neptuniens éprouvent le besoin de s’évader de la vie de tout les jours par la musique, le dessin, la danse, le chant, les disciplines douces comme le Qi Gong (selon leur type de Vénus et les aspects formés). Ils sont à côté de la réalité quotidienne et veulent y rester, ils fantasment plus qu’ils n’agissent,  aussi ils ont une énorme patience dans les situations les plus ennuyeuses dont ils arrivent à s’abstraire : ce sont eux qui vous diront « ce n’est pas grave, patience » et, ils s’endormiront dans leur voiture sur les aires d’autoroutes, et sur un fauteuil inconfortable d’aérogare. Cependant, il ne faut pas leur « casser les pieds » avec des règles de vie strictes (repas, visites, sorties planifiées). Cela en fait de bons compagnons de route si on les comprend, car ils sont doux et comme le temps de passage de Neptune dans un signe est très long (plus de vingt ans), ils forment un grand contingent de personnes ayant les mêmes tendances latentes* sur une génération (et on compte une génération tous les vingt ans).

Cela se corse avec les deux autres planètes lentes, Uranus deux fois plus rapide que Neptune, car elle ne reste que sept ans dans un signe et, Pluton trois fois plus  lente qu’Uranus mais plus irrégulière dans son temps de passage (de quinze à plus de vingt ans).

Ces deux là ne sont pas commodes : Uranus est du style de Mars, même si l’on nous explique qu’elle est la planète de « l’éveil », l’éveil se fait mais à quel prix !

Pluton qui est dans le même style, nous retourne comme un gant, avec un « réveil » quelquefois encore plus difficile.

Je vais prendre le cas actuel des jeunes de fin 88 à début 96 (sept ans) car chez eux la conjonction Uranus Pluton en Vierge des parents de 68 est devenue la conjonction Uranus Neptune en Capricorne des enfants de 88 . Ces jeunes ont donc moins de trente ans, ils sont maintenant  bien présents sur le devant de la scène, ils ont des visions différentes de celles de leurs ainés dont ils n’approuvent pas forcément la conduite.

Dans leur cas, les deux planètes ne se sont pas lâchées durant les sept années de passage d’Uranus en Capricorne, gardant   toujours une orbe d’environs de dix degrés maximum, ce qui donne une tonalité personnelle à cette vague successive de personnes ayant cette conjonction dans le signe du Capricorne.

Comme le Capricorne est régit par Saturne  au cours de ses sept années, il est intéressant de savoir où elle se situait et comme la planète reste deux ans et demi dans un signe, elle n’a pus faire que trois signes durant ces sept ans : il se trouve que Saturne (et Uranus et Neptune) étaient en Capricorne à partir du mois de décembre 88, puis en 89, 90 et jusqu’au 4/10/91. Il s’agit d’un amas de trois planètes lentes  qu’on appelle une doryphorie car c’est  très exceptionnel. Puis, Saturne est sortie pour aller en Verseau, mais Uranus et Neptune y sont restées :   voici les exemples des situations de planètes en Capricorne durant sept ans au 1er janvier de chaque année.

Mais d’abord voyons la situation en 1988, en Capricorne : Neptune était entrée le 22/11/84, Saturne et Uranus y entrent à quelques heures prés entre le 14 et le 15/2/88 puis elles  rétrogradent ensemble en Sagittaire  pratiquement durant toute l’année 88 et y entrent de nouveau en décembre 88. Leur travail devait être terminé !

Au 1/1/89, Saturne est à 5°30, Uranus à 2°, Neptune à 10°.

Au 1/1/ 90, Saturne est à 15°36, Uranus à 5°45, et Neptune à 12°, mais autre exemple :  au 1/3/ 90, Vénus est à 28° Mars à 22°, Saturne à 22°, Uranus à 9° et Neptune à 14°.

On imagine bien que ces personnes auront une attitude terriblement imbibée par l’influence du Capricorne qui va se manifester par la suite par un comportement de type saturnien. (Mais il faut tenir compte des autres aspects , comme ici sur l’exemple du 1/1/90, où Jupiter en Cancer en opposition indiquera un choix entre la solitude et le besoin de vivre en famille, de protéger les familles (d’autant que Chiron s’y trouve aussi). Il faut penser que le passage en Sagittaire a permis de vivre l’aspect idéologique des planètes sur le plan d’une vision “philosophique” mais qu’en Capricorne il s’agit d’en tirer des prises de position,  des conséquences concrètes, suivies d’actes.

La recherche d’un cadre “rassurant” devient donc un but pour ces personnes qui peuvent aussi se réfugier dans des solutions catastrophiques, avec un passage par la drogue ou les médicaments.

Au 1/1/91, Vénus est à 24°, dans le Capricorne en plus du Soleil, de Saturne à 26°, Uranus à 10°, Neptune à 14°.

Puis Saturne change de signes mais il entre alors en Verseau le 5/10/91, ce qui n’allège pas l’ambiance car alors Saturne est  régit par Uranus en Capricorne et cela donne une réciprocité accentuant encore la force des deux signes et planètes, puis elle entre le 29/1/94  dans les Poissons, où là on trouve Neptune, et il y a réciprocité encore puisque Neptune régit Saturne, ce qui n’apporte que des nuances de comportements qui tournent autour de la discipline, mais aussi de l’illusion,  une idéalisation d’un père (sévère mais juste) d’un vraie travail , d’une orientation philosophique tournée vers l’exigeance dans le meilleur des cas, avec une obstination têtue et un sens de la réalité parfois déformé dans les cas les plus extrêmes, le tout teinté par un goût exacerbé de la nouveauté, qui souvent, n’a rien à voir avec l’ouverture vers des valeurs plus humaines.

Tout au long de 1992, 93, 94, 95, la conjonction Uranus-Neptune continuera à se faire décan après décan, rétrogradation après rétrogradation et, même en 1996 où nous sommes sur les derniers degrés du Capricorne, année avec une rétrogradation d’Uranus au moment de son passage en Verseau, Neptune elle, restant en Capricorne, aux alentours de 25°.

Quelles conséquences ?

Saturne pour deux ans et demi donne dans n’importe quel signe une rigueur et une austérité, et rencontrant  Neptune, elle plus dans la transgression face aux lois du Capricorne, elle lui insuffle une déviation qui n’est pas du tout le propre de Saturne , une idéologie “vaseuse”, indécise, un comportement instable comme on peut le voir actuellement avec la vague de personnes désaxées qui ne savent pas pourquoi elles assassinent des inconnus dans les lieux publics, selon les méthodes préconisées par d’autres assassins.

Par contre, la planète Uranus contactée par Saturne peut recevoir un coup de frein dont il n’est pas capable tout seul, d’autant qu’ Uranus  en Capricorne se sent obligé de  de composer, mais  il peut aussi mettre tellement de pression (par exemple s’il reçoit par aspect l’aide de Mars) qu’il parvient à agir libérant de l’énergie “organisée”.

Or, Uranus, planète du Verseau, peut entrainer des crises de folie, du fait de la surexcitation qu’elle produit chez tous les individus, et alliée à la planètes Neptune dite “des fous”, cela ne peut que provoquer des réactions négatives dans les cerveaux fragiles.

Les  porteurs de la doryphorie Saturne-Uranus -Neptune (de 1988 à 1991) sont plus ancrés, plus structurés puisque Saturne peut donner un coup de frein aux délires d’Uranus- Neptune, mais ils se groupent derrière un chef, un meneur qui leur donne la possibilité d’agir plus “efficacement” pour le meilleur et pour le pire.

Pourtant dans la vision humaniste, Uranus est un bonus  : il essaie de desserrer les liens, d’assouplir des situations qui deviennent des étaux avec Saturne, mais il peut aussi avec l’aide de Pluton faire sauter tous les verrous comme lors de la conjonction Uranus-Pluton des années soixante.

Pour comprendre les années quatre-vingt-dix, il faut aller voir où Pluton se trouvait et quels aspects les planètes  forment pour savoir ce qui peut en résulter !*

Donc, la question est donc de savoir où se situait Pluton à entre 88 et 94 ? Pluton était en Scorpion, très fort puisqu’en domicile, et il n’en est sortie que  le 11/11/95 pour entrer en Sagittaire.

Tout porte à croire que les Pluton en Scorpion sont des durs, voir des manipulateurs (donc dangereux) même s’ils sont là aussi pour nous apporter quelque chose de positif car, c’est une question de niveau d’évolution, mais avant d’avoir évolués, ils font leurs crises et nous risquons d’en voir les effets et  disons-le, ce n’est pas sans douleur.

Ceux qui ont la conjonction  Neptune-Uranus en Capricorne  sont les enfants de ceux qui avaient la conjonction Uranus-Pluton en Vierge qui engendra la période des années soixante qui fut une période fertile mais difficile  marquée par l’écroulement d’un ancien monde et des idéaux des générations précédentes (il faut sortir du contexte français pour en voir toute l’ampleur). Sur le plan sociétal, ce fut l’avènement de la famille monoparentale, où la plupart du temps manqua le père (avec éclatement de la cellule familiale favorisé par l’avènement du communisme, du socialisme, qui se voulaient un humanisme).

Actuellement, on peut voir que cela revêt des  formes tout aussi révolutionnaires. La Vierge et le Capricorne ont des points communs puisque ce sont deux signes de terre, donc concrets,  mais l’un est cardinal et l’autre mutable :  la Vierge est dans le service, analysant les situations,  tandis que le Capricorne est dans  commandement, dirigeant les situations, aussi ils modifient ce qu’ils considèrent pour des raisons idéologiques, le désordre des autres générations dont les concepts sont véhiculés dans les faits et les institutions.

Comme à chaque tentative de changement, il y a une période d’incertitude et comme l’être humain préfère, parce qu’il a peur, toutes les compromissions au désordre, nous allons affronter des mouvements en avant et en arrière, car les conflits ne peut manquer d’advenir.

Tout ceci s’opère à cause ou grâce aux mouvements, des planètes lentes en relation avec nos planètes personnelles, qui font écho à nos thèmes personnels, selon nos aspects. Ainsi certaines personnes laissées sur le bord de la route, se sentent ou se croient obligées d’agir dans la violence et ce sont ceux là que nous affrontons maintenant.

Pour finir, je veux être rassurante : nous ne prenons pas pour des victimes ! Chaque génération doit apporter sa contribution, c’est la raideur des conceptions dominantes qui empêche toute avancée matérielle et spirituelle, car avec Uranus il s’agit bien d’avancée spirituelle.

 Il  s’agit ici du fond du tableau : les mouvements des planètes rapides ont été divers durant toutes ces années et à cause des rétrogradations des lentes et des rapides, chaque mois, chaque lune, la disposition du ciel changeait, les planètes s’accolant puis se séparant, donnant un temps de réflexion au porteurs, ceci formant une danse donnant une infinité de personnalités différentes et heureusement nuancées !

* l’individuation d’une personne se fait progressivement, après le rejet de tout ce qui n’est pas son essence “vitale” ainsi, elle arrive enfin à être authentique ! les tendances sont latentes parce qu’elles n’aboutiront pas toutes à devenir bonnes ou mauvaises : il serait dangereux de dire comme le font certains astrologues que si un aspect dit ceci ou cela il donnera tel ou tel complexe AUTOMATIQUEMENT, car cela peut rester latent, ne jamais advenir, car d’autres facteurs peuvent influencer dans un autre sens, compensant.

 

Print Friendly, PDF & Email

Écrit par 

Un commentaire sur “La danse des planètes lentes chez les jeunes nés de 1988 à 96”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *