Les mondes parralléles

Des mondes actuellement se juxtaposent de plus en plus, fracture sociale, fracture culturelle, mais aussi fracture familiale avec les générations nées après 90. 

Tout le monde se rend compte qu’il y a des mondes parralléles, mais surtout les gens qui s’occupent des autres, les enseignants, les soignants, les policiers, les pompiers, ceux qui sont dans l’espérance de faire quelque chose, car ils croient au beau, au bien, le monde de la cinquième dimension.

Mais ce n’est pas de ce monde là dont je veux parler, c’est le monde dans lequel une partie des jeunes se créent un monde  grâce aux techniques déshumanisées du XXIe siècle.

On a tous souffert des différences entre les générations : “le monde de papa, c’est pas le mien”, mais on gardait un lien avec, au moins l’éducation : auparavant les repas étaient le lieu des échanges, on était ensemble, chacun voulait savoir de l’autre.

Pendant longtemps, on a jugé que la télévision était un outil consternant pour la culture mais jusqu’au XXIe siècle, elle réunissait les familles autour de quelque chose de commun. Elle a été un ciment d’unification, tant qu’il n’y avait que cela, certains diraient d’uniformisation, maintenant, c’est vrai que souvent la télé parle et reflète une réalité qui est  celle du XXe siècle, qui ne concerne finalement plus les jeunes.

Après les télés dans les chambres, puis l’apparition des téléphones portables nouvelle génération, le lien s’est rompu. On peut s’isoler pour parler, et on a une vie qui se substitue à la parole convenue,  car le vieux téléphone qui trônait au salon, n’offrait aucune intimité. Ainsi, la dissimulation devient un jeu d’enfants. Les parents n’ont absolument plus aucune prise sur leurs rejetons.

Les téléphones étant des ordinateurs, tout passe par internet individuellement, chacun regardant ce qu’il veut au moment où il le veut, chaque individu va chercher son info, son programme, contrôlant même ce que disent ceux qui détiennent le savoir officiel acquis par des diplômes dont le cursus n’a pas évolué.

Tout est questionné, ce qui n’est pas formellement négatif, on peut voir les contradictions entre les mesures des uns ou des autres, le doute peut être formateur, il ne s’agit pas ici de parler des méfaits d’internet, mais de montrer comment cela a individualisé le savoir et, en même temps, comment cela a remisé les connaissances acquises par des spécialistes puisqu’il y a toujours une autre vision.

D’ailleurs, lorsqu’on ne cesse de comparer les pays qui font mieux ceci ou cela, on utilise le même principe. Mais on a affaiblit la famille, la relation de confiance, on a même poussé à agir malhonnêtement.

 Face à une dictature de la pensée unique, Internet permet de voir autre chose. On dit qu’Internet isole, effectivement en séparant au lieu de rassembler, il dissocie, il distrait, il décale et, pour les enfants, les ados, cela est néfaste car à peine ils commencent à se constituer un socle de connaissances, déjà on leur propose un choix, et comme c’est la discipline qui instaure la possibilité d’apprendre, ils n’apprennent qu’à contester.

Ainsi, ils contestent le vieux monde est ses principes laïques de tolérance qui deviennent un autre fondamentalisme ( qui aime qu’on se moque de ce qui constitue son identité, sa manières de faire ?), car ils en voient directement les effets négatifs grâce à des vidéos critiques faite sur un ton humoristique visionnées des millions de fois renvoyant dos à dos, toutes les idées pour en démontrer l’inanité (Vérité en de ça des Pyrénées, mensonge au delà disait Montaigne). Toutes les connaissances qu’on acquéraient à force de longues heures de lecture, sont soupesées et moquées. C’est la destruction de la culture, en générale, fondée sur des siècles de chocs de la pensée, soupesée par des nihilistes et écoutés par des ignorants.

Ceux qui n’ont pas de morale ou sont désespérés s’accrochent à des illusions, des images qui les séduisent. On a tué les dieux, qui étaient un moyen de contrôler, de peser sur nos actes, notre gendarme intérieur, mais on les a remplacé par un dieu consumériste conduisant à la jouissance matérielle obligatoire, tandis que les “sans dents” regardent désolés, la vie leur échapper : l’envie a remplacé la compassion pour la plus grande majorité, c’est ainsi qu’on a  un vide intérieur abyssal que n’importe quoi, vient remplir.

La partie animale de l’homme encore intuitive, bonne, sans méfiance, sans à priori, a besoin de tuteurs, mais aussi de réconfort or, il n’y a plus que désordre de la pensée et désintérêt de l’autre; on s’aperçoit qu’on préfère tourner la tête de l’autre côté que faire face au principe même d’humanité.

Certains pensent qu’ on retournera  en arrière en adorant les icônes, d’autres qu’on doit avancer en les détruisant, mais la plupart des  jeunes ne veulent plus rien : ils s’en fichent. C’est une des raisons des abstentions, chez ceux en âge de voter.

 

 

 

 

 

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