Développement perso : L’unité intérieure pour pouvoir vivre à l’extérieur

Exemple : ma mère crie tout le temps donc je suis une mère qui crie tout le temps” . C’est ce qu’on appelle une identification… C’est une étiquette qu’on imprime en soi comme un tatouage…

“Ces identifications personnelles et ces images de soi, tendent ensuite à se prolonger de toutes les façons possibles, sous la forme d’un ego structuré, bien décidé à conserver la direction dans nos choix de vie..”

“Quand une personne non consciente de son vécu dit « Moi », elle ne fait appel le plus souvent qu’à ces enchaînements automatiques d’identifications qu’elle reconnaît comme vrais et par lesquels, elle a tendance à se définir… or « si la vérité est fausse, subjective, relative, incomplète… la série de déductions que nous en tirerons sera logiquement aberrante, mais considérée par beaucoup comme rigoureusement scientifique ». (C’est l’histoire du Nez de Socrate).

“Il importe donc de ne pas se tromper sur la nature des identifications et de les considérer pour ce qu’elles sont : un conditionnement de la pensée qui résulte à la fois de tendances innées et d’un ensemble … d’apprentissages, d’expériences et de conclusions, qui ont élaboré nos modèles…”

“Une personne à la naissance est nécessairement marquée par ces tendances latentes. C’est en quelque sorte « son pays » mais après un certain nombre d’années, personne à part elle-même, ne peut savoir ce qu’elle y a vécu et surtout si elle y demeure encore. Car rien (je lui laisse le soin de son affirmation) ne nous oblige à demeurer assujettis à nos inscriptions natales et, pas davantage à entretenir indéfiniment les mêmes enchaînements réactionnels.”

“Seuls les individus qui sont demeurés dans un stade “infantile” d’attente et de reconnaissance croient qu’il existe quelque part des vérités avérées, qui les obligent à assumer un destin qui ne leur appartient pas…Pour sa part, un esprit “libre” considérera qu’il n’a pas à se laisser ballotter d’un choix à son contraire, et jouer sa vie en pour contre, au gré de ses réactions, attirances ou répulsions. Lorsqu’il rencontre un conflit, il sait qu’il s’agit toujours d’un combat intérieur entre deux tendances paradoxales et qu’il importe d’en trouver la résolution dans le sens d’un retour à son sentiment d’unité intérieure.

En astrologie ceux qui ont le plus de facilité avec cela sont les signes du Verseau et des Poissons (me semble-t-il), donc passer par vos maisons Verseau et Poissons, pour vous fuir.

“Ce comportement de “véritable adulte” (je laisse ses propos à l’auteure) permet de ne pas laisser notre moi vagabonder au gré des influences astrales et de nous croire démunis, face à ce monde dans lequel l’ego joue à la fois le rôle d’auteur et d’acteur, à part entière. C’est en reconnaissant notre responsabilité dans le  management  de ce  grand personnage …  que nous croyons être, que nous avons le plus de chance de donner à notre vie ce « sens » que chacun recherche sans imaginer, le plus souvent, qu’il lui appartient de le créer.”

Nota : Ceci peut être questionné parce que la transgénèalogie, la mémoire cellulaire et la somatisation – sciences dont on doute de moins en moins -, nous inscrivent d’emblée dans une famille, que l’Histoire nous inscrit dans un contexte  –  l’inconscient collectif de Jung – que toute notre culture française est issue du siècle des lumières -“je pense donc je suis, il faut apprendre à bien penser” – donc au final, tout ceci qui nous laisse une faible marge de manœuvre.

Or dans l’optique des psychothérapeutes, l’homme se veut entièrement libre par le détricotage des identifications.Mais le fait est de savoir si ce détricotage est positif, car une fois libre, l’homme est-il mieux ?

Souvent il ne s’agit pas de faire “tabula rasa” pour adopter ses propres idées, croyances ou, absence d’idées et de croyances… car encore faut-il en avoir : la nature ayant horreur du vide, certaines personnes non identifiées, insuffisamment structurées courent le risque de se précipiter dans n’importe quoi et, de se retrouver dans un désespoir bien plus grand. La construction d’un individu prend bien plus qu’une vingtaine d’années.

La psychologie transpersonnelle des années soixante-dix a « re decouvert » qu’au-delà des nécessités de bases, l’homme avait besoin, de plus que le matériel : l’espoir, par exemple. Or une personne privée de bases solides, risquent fort de se retrouver comme une “maison construite sur du sable” (Evangiles : St-Mathieu, St-Luc).

Ce que nous dit Iréne Andrieu, assez justement mais durement, c’est que nous ne devons pas nous complaire et nous dédouaner de notre responsabilité personnelle à l’égard de notre souffrance et de nos doutes.

Pour terminer, je citerais donc ce texte d’Eckart Tolle, un être éveillé, qui le dit d’une autre manière :

Quand la conscience se libère de son identification aux formes physique et mentale, elle devient ce que l’on pourrait qualifier de pure ou illuminée ou encore de présence…”

La grande majorité des humains est encore prise dans le piège qu’est le mode de conscience fondé sur l’ego, c’est-à-dire que les individus s’identifient à leur mental et sont contrôlés par lui
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