Des templiers aux Francs Maçons ?

Des templiers aux Francs Maçons ?Les francs-maçons, une filiation légendaire avec les Templiers

 “Le vendredi 13 octobre 1307, dans le royaume de France , les Templiers sont arrêtés sans résistance et leurs biens confisqués. Après sept ans d’interrogatoires, ils avouent sous la torture les pires atrocités, de l’hérésie au cannibalisme. Jugés, beaucoup sont brûlés vifs.

Le 23e et dernier maître de l’ordre du Temple, Jacques de Molay, meurt sur le bûcher, à Paris, le 18 mars 1314. Son exécution marque la fin officielle du Temple. Cette date est aussi le début des légendes – dorées ou noires, c’est selon – de l’Ordre. L’une d’elles raconte que les Templiers ont poursuivi leurs activités en secret pour créer la franc-maçonnerie.

Cette croyance apparaît au XVIIIe siècle dans les milieux maçonniques eux-mêmes, qui voient dans les Templiers le maillon les reliant aux bâtisseurs mythiques du Temple de Salomon. Plus tard, la littérature ésotérique développe ce thème, en y ajoutant un mystérieux trésor, souvent lié à la légende du Graal, considéré comme source de la puissance templière et maçonnique….

Les deux sociétés reposent sur des mythes bibliques

Contrairement à celle de la franc-maçonnerie, l’histoire du Temple est assez claire. Tout commence en 1099 : après la prise de Jérusalem, Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer fondent un nouvel ordre chevaleresque, les Templiers. Son but est d’assurer la protection des pèlerins en Terre sainte.

Reconnus par le pape Honorius II en 1129, ces moines soldats acquièrent un pouvoir extraordinaire. Grâce aux dons que l’aristocratie leur octroie, ils achètent des bâtiments et des terres, où ils édifient des places fortes et des commanderies (9 000 au total, dont 700 en France), vastes exploitations agricoles.

 À Jérusalem, ils possèdent deux couvents : à Saint-Jean-d’Acre, ils ont leur propre port. A la fin du XIIe Des templiers aux Francs Maçons ?siècle, un tiers des terres de Paris leur appartient !

Leur puissance militaire est énorme : on compte 15 000 Templiers, dont un sur dix est chevalier. Les commanderies développent un système comparable à celui des grandes banques internationales, qui aident le Trésor royal à financer les croisades.

Mais quand Saint-Jean-d’Acre est pris par les musulmans en 1291, les Templiers rentrent en France, où ils deviennent vite encombrants. Dès lors, le roi Philippe le Bel (1268-1314) prend ombrage de cette force qui échappe à son pouvoir et qui refuse, de surcroît, de financer ses guerres.

Utilisant le témoignage d’un ancien Templier, qui évoque des rites obscènes pratiqués entre chevaliers, il convainc le pape Clément V d’excommunier l’Ordre. C’est le début de la fin des Templiers.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’apparaît la franc-maçonnerie telle que nous la connaissons, ses rapports avec l’ordre du Temple semblent donc bien lointains. À ceci près que plusieurs éléments sont mis en avant par divers auteurs pour accréditer une descendance cachée.

 D’abord, la franc-maçonnerie spéculative se réclame d’origines remontant aux supposées « loges opératives » des artisans maçons du Moyen Âge. Or, les Templiers furent de grands bâtisseurs. Les maçons étaient nombreux sur leurs chantiers, entretenant avec eux, durant au moins deux siècles, des liens étroits. Mais rien ne permet de dire que les maçons engagés par les chevaliers du Temple sont aux origines de la franc-maçonnerie.

Des templiers aux Francs Maçons ?Autre point commun allégué : il s’agit, dans les deux cas, de sociétés secrètes, ou tout au moins discrètes, fortement hiérarchisées, développant une intronisation et un rituel spécifiques fondés sur les mythes bibliques. Leurs cérémonies, leurs symboles recèlent leur part d’ombre. Certains ont ainsi vu une ressemblance entre la ceinture en peau de mouton des Templiers et les « tabliers » des francs-maçons, sans que le rapport ne soit jamais établi.

On trouve une analogie similaire dans le nom des grades : en 1750, le premier grade initiatique  « templier » apparaît dans des loges de Poitiers et de Quimper, sous le nom de « Sublime Chevalier Élu ». Il est censé révéler aux frères qu’Hiram, le constructeur du Temple de Salomon assassiné, a été vengé par les autres maîtres du chantier. Dans les cahiers de Quimper et de Poitiers, la mort de Jacques de Molay, jugée injuste, est associée à celle d’Hiram. C’est la première version connue d’une association entre Templiers et francs-maçons. Mais elle est bien tardive (quatre siècles après la mort du dernier maître templier).

On a imputé aux Templiers comme aux francs-maçons la négation du Dieu des chrétiens.

Les premiers sont supposés avoir adoré une curieuse idole nommée « Baphomet », qui ne serait autre que Mahomet. Les seconds ont été condamnés, dès 1738, par le pape Clément XII, ce qui a entraîné l’excommunication automatique des francs-maçons (en 2007, encore, l’Église a redit que les deux doctrines sont incompatibles).

Mais à nouveau, il est impossible de faire descendre une société de l’autre, au motif qu’elles sont toutes deux condamnées par la même Église. Il faut donc chercher ailleurs les raisons de cette filiation supposée.

Le premier à semer le doute sur une descendance possible est le Français d’origine écossaise Andrew Michael de Ramsay, dit le chevalier de Ramsay (1686-1743), écrivain, philosophe et grand orateur de l’ordre maçonnique.

Initié à la Horn Lodge en mars 1730, il introduit en France la franc-maçonnerie de rite écossais. Dans un discours à la loge Saint-Thomas à Paris, en 1736, où il évoque « nos ancêtres, les croisés », il déclare que la franc-maçonnerie est « un ordre moral institué par nos ancêtres dans la Terre sainte pour rappeler le souvenir des vérités les plus sublimes ».

Des templiers aux Francs Maçons ?Mon commentaire :  les astrologues qui étaient recherchés jusqu’à l’inquisition, sont restés  en Orient après les croisades, l’astrologie y a beaucoup gagnée.

 

l’Astrologie ne repose pas sur des mythes bibliques, mais sur  des mythes antiques , et les religions dite du Livre reposent toutes sur les mêmes mythes. Ces mythes sont le terreau sur lequel c’est construit la psychanalyse.

Bien que l’astrologie soit décriée en tant que science prédictive, par les différentes églises, elle fut pratiquée par les religieux (et l’est certainement toujours). Elle l’est simplement différemment.

En Orient, on peut voir l’Astrologie Tibétaine comme une connaissance, une vision du monde sans Dieu, reposant sur l’homme à la conquête de sa propre force, non empêtrée dans le mythe de la faute originelle.

Autre remarque

Les templiers ont disparus et la légion étrangère est apparue avec le même tablier et l’outil de bûcheron  des francs maçons : ont-ils un lien ?

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