Le paradoxe des interceptions

J’ai lu différents livres sur les interceptions et, j’ai mis mes lectures au profit de mes analyses en testant sur toutes les personnes concernées de manière à confronter leurs dires et ceux des livres d’  Iréne Andrieu, Donald Yott, Anne Sophie Desvouge,  et quelques autres astrologues américains qui écrivent sur les interceptions.

Les signes interceptés sont vécus mais d’une manière différente des signes non interceptés, ils ne sont pas ressentis consciemment par les porteurs. Il faut aussi tenir compte du fait qu’il y a ou non des planètes dans les signes interceptés.

Parmi ces planètes,  il est important de voir s’il y a ou non le Soleil, la Lune, ou le maitre de l’ascendant, ce qui est un début de problème pour le porteur du thème, il en est de même si les planètes maitresses des signes interceptés s’y trouvent.

Il y a des quantités de possibilités, avec des amas de planètes rapides dans les interceptions, des planètes lentes interceptées qui ne sortiront jamais de l’interception par progression.

Chaque cas doit être étudié, aucune généralité ne donne une explication, cependant on peut dire que les signes des interceptions sont vécus inconsciemment s’il n’y a pas de planète à l’intérieur et qu’ils deviennent agissants dès qu’une planète lente les transite.

Lorsqu’ils comportent des amas de planètes avec ou sans lentes, les signes sont plus agissants mais il n’en demeure pas moins que les qualités les plus spirituelles sont sous utilisées, une fonction automatique et basique s’y substituant.

Comme la plupart des individus vivent au niveau automatique, on peut se demander si c’est important : Donald Yott ne parle que de ce manque de spiritualité  mais l’abbé Pierre avait une interception (interception Cancer – Capricorne, axe de la famille/ du pouvoir dans la société, dans l’axe III/IX de la communication) or on voit qu’il n’a fait que communiquer pour aider les autres (on note que la maison IV commence à 1° du Verseau, mais même là c’est une interception du signe du Capricorne).

L’exemple de l’interception de signes dans la maison I est particulièrement important puisqu’on peut parler de deuxième ascendant inconscient, mais surtout pour soi-même tant qu’on n’a pas réalisé à quel point il est là présent dans son propre comportement et caractère (l’interception des signes en maison  I/VII).

 

L’unité intérieure

“Le Zodiaque est un guide, une introduction. Il a ses propres limites. Il vise seulement à aider à éveiller certaines possibilités. Il ne constitue qu’une carte. L’essentiel se déroule ailleurs.

La connaissance est intérieure. C’est vers l’intérieur de lui-même que l’aspirant à la connaissance, doit se tourner.

C’est en établissant l’unité entre l’intérieur et l’extérieur, que l’on accède à la connaissance de soi. Le livre qu’est le zodiaque doit finir par être oublié. Il n’est qu’une béquille, utile seulement avant de savoir marcher seul. Les lois qui y sont présentées sont souples et vastes.

L’intellectualité traditionnelle ouvre à la possibilité universelle, seule véritablement illimitée. Aucune rigidité d’esprit ne doit présider à l’application de ces lois.

Toute systématisation, toute velléité d’application mécanique sont à écarter. Un proverbe chinois énonce : « Une méthode fixe n’est pas une méthode ».

L’étudiant ne doit pas non plus craindre la lenteur du travail, ni les premières difficultés.

Lao Tseu a dit à cet égard qu ’«un voyage de mille kilomètres commence toujours par un premier pas . Franchir ce pas est difficile et se maintenir sur la voie également.”

Concernant la lenteur, un proverbe chinois énonce  « Ne craignez pas d’être lent, craignez seulement d’être à l’arrêt ».

L’adaptation est dure au début, une remise en cause, une crise se présentent rapidement. Néanmoins : «Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puit ; l’eau est trouble d’abord, puis elle se clarifie».

Cette activité permet d’accompagner le développement spirituel de l’être. Aborder l’astrologie suppose de poser en premier lieu les principes, comme le veut la démarche traditionnelle.

A partir de ces principes, le symbolisme des divers facteurs astrologiques peut être exposé. Ces facteurs ne forment pas un ensemble épars mais s’intègrent dans une structure cohérente exprimant l’ordre du monde, lui-même conforme aux principes. La compréhension suppose un travail intérieur et ne peut se faire qu’en soi.

S’il existe de multiples développements, ils ne sont finalement tirés que de très peu de choses, de quelques principes et, ultimement, d’un principe.

«Trente rayons convergent au moyeu, mais c’est le vide médian qui fait marcher le char.

On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage. 

Une maison est percée de portes et de fenêtres, c’est encore le vide qui permet l’habitat.

L’être donne des possibilités, c’est par le Non-être qu’on les utilise ».

(proverbes chinois, et texte probablement de René Guénon)